Les rêves d'Heidi - Dans la chambre de Margrave, le parchemin empoisonné
(english below)
Aujourd'hui, à la réunion de l'association, Heidi a expliqué avoir reçu des informations par la mère de Nabil, suite à ses recherches sur l'ancienne institutrice de son fils et la possible relation filliale entre elle et la jeune fille (revoir ICI).
"C'est une immense déception, mais aussi un nouveau départ : n'ayant reçu aucune réponse du ministère de l'Éducation, la mère de Nabil s'est souvenue que l'institutrice était très proche de la fille de l'épicier du quartier et a donc concentré ses recherches sur cette dernière, sans attendre le ministère. Petit à petit, elle a réussi à retrouver cette femme et à la contacter. Malheureusement, il s'avère que l'institutrice est décédée et, qui plus est, qu'elle n'a jamais mis les pieds au Canada. J'étais anéantie, comme si j'avais chuté d'une montagne que j'essayais d'escalader. J'avais placé tellement d'espoir dans les informations que Nabil m'avait données..."
Nina, la colocataire d'Heidi, confirme ces propos.
"Déçue ? C'est un euphémisme ! Je t'ai entendue pleurer si fort dans ta chambre que je ne savais plus quoi faire. J'ai fini par te préparer une tasse de ton thé fraise-kiwi et te l'apporter, et tu m'as tout raconté. J'étais presque aussi déçue que toi que ça n'aille pas plus loin, alors on a fini toutes les deux au salon à regarder Crocodile Dundee sur Prise 2 jusqu'à trois heures du matin. Au moins, tu as réussi à dormir après ça !".
/image%2F1371214%2F20260313%2Fob_6b0a11_img-2551-1.jpg)
Heidi sourit en repensant à ce moment, remerciant Nina de l'avoir si gentiment supportée pendant une bonne partie de la nuit, même si elle avait un oral à la fac le lendemain matin.
Puis elle reprit
"Avant-hier, un événement inattendu s'est produit : la mère de Nabil m'a envoyé un message plein d'espoir. Elle m'a dit que la fille de l'épicier s'était rappelée que l'institutrice avait une sœur, qui lui ressemblait comme une jumelle, bien qu'elles aient quelques années d'écart, et qu'elle se souvenait vaguement que cette dernière avait passé un an à étudier en Amérique, sans pouvoir préciser s'il s'agissait des États-Unis ou du Canada. Elle se rappelait seulement qu'elle avait épousé son fiancé à son retour et que, si elle se souvenait bien, il travaillait à la banque de la rue voisine de l'épicerie. D'après ses calculs, les dates pourraient correspondre. Cette charmante dame s'est donc lancée dans une nouvelle recherche et s'est mise à la recherche de la sœur de l'institutrice de son fils. Et me voilà de nouveau emportée par un tourbillon d'émotions !"
/image%2F1371214%2F20260313%2Fob_fc35e8_img-2543-1.jpg)
Suzanne l'encourage.
"C'est encore un signe positif pour l'instant : tu sais que cette dame, la sœur d'une femme qui te ressemblait étrangement, a probablement vécu ici à la bonne époque. La mère de Nabil est vraiment très gentille de faire ces recherches pour toi".
/image%2F1371214%2F20260313%2Fob_7b8d31_img-2285-1.jpg)
Heidi hoche la tête, mais ajoute avec une grimace que ses rêves, déjà étranges, se sont encore aggravés avec cette nouvelle.
Elle raconte le précédent, où elle voyait Margrave et Botulff comploter contre elle avec Levane (revoir ICI), puis celui qu'elle a fait hier.
-------
Une fois de plus, je voyais la scène, mais je n'y étais pas. Elle se déroulait dans la chambre de Margrave. Une véritable pièce médiévale, sombre et encombrée de malles et de chandeliers. Sur la table, une pile de grimoires, de fioles et de potions. Et une atmosphère lugubre.
(Cliquez pour agrandir l'image)
Margrave venait d'ouvrir la porte d'une armoire remplie de fioles, et Botulff lui demanda si, cette fois, elle était certaine de ce qu'elle de son fait.
/image%2F1371214%2F20260313%2Fob_e2f9d7_img-2872-1-2.jpg)
"Doutes-tu du pouvoir de mes potions ?" a grondé Margrave.
/image%2F1371214%2F20260313%2Fob_f64dc9_img-2875-1.jpg)
"Non, non, pas le moins du monde" s'est empressée de répondre Levane d'un ton craintif.
/image%2F1371214%2F20260313%2Fob_8b35a0_img-2873-1-2.jpg)
"Cela vaut mieux pour vous, sinon vous pourriez bien avoir à y goûter vous-mêmes un jour ! Maintenant, appelle ton amant, que je lui fasse remettre ce parchemin qui effacera l'existence d'Heidi. Ne fais pas cette tête, je sais très bien que Villequin est ton amant... Ma chère sœur, tu pourrais mieux les choisir !"
/image%2F1371214%2F20260313%2Fob_9efa1c_img-2879-1.jpg)
J'ai senti que Levane est tiraillée entre la honte et l'envie de se rebeller. Elle a peur de Margrave, une peur terrible. Mais elle obéit et sort.
/image%2F1371214%2F20260313%2Fob_383b84_img-2880-1.jpg)
Un instant plus tard, elle revient avec un homme à l'allure inquiétante.
Margrave lui tend le parchemin et lui dit d'aller le porter à quelqu'un dont je n'ai pas compris le nom.
/image%2F1371214%2F20260313%2Fob_63c96d_img-2884-1.jpg)
Puis elle ajoute : "Je te déconseille de le dérouler pour le lire, car la peau de ce parchemin est empoisonnée et ta curiosité pourrait te coûter la vie".
/image%2F1371214%2F20260313%2Fob_19e8ef_img-2891-1.jpg)
'Ne vous inquiétez pas, dame Margrave, j'exécuterai vos ordres comme toujours" lui a répondu le dénommé Villequin avant de sortir.
/image%2F1371214%2F20260313%2Fob_422995_img-2893-1.jpg)
----------
"Je me suis réveillée quand il sortait. Ces deux rêves m'ont perturbée, ils sont plus des cauchemars que des rêves en réalité. J'aimerais vraiment qu'ils cessent".
/image%2F1371214%2F20260313%2Fob_eb45db_img-2038-1-2.jpg)
Suzanne essaie de la rassurer.
"Ce ne sont que des représentations visuelles de tes peurs, basées sur les informations que tu as reçues. Ne leur accorde pas trop d'importance. Vois-les comme un film imaginaire que ton subconscient crée à partir du scénario de tes pensées, et non comme quelque chose de réel. Tu as raison de noter les détails avant de les oublier. Et je pense même que tu pourrais en atténuer l'impact en les écrivant, en les embellissant peut-être un peu. Je suis sûre que ce serait une sorte de thérapie qui t'aiderait à prendre du recul sur ces rêves. C'est ainsi que Stephen King a commencé à écrire des romans, sur les conseils de son thérapeute qui lui avait suggéré de noter ses cauchemars pour les apaiser. Alors peut-être que cela pourrait fonctionner pour toi aussi".
/image%2F1371214%2F20260313%2Fob_f6ca9e_img-2547-1.jpg)
Sarah n'oublie pas l'aspect pratique des choses et propose :
"Non seulement cela te ferait certainement du bien, mais tu pourrais même les compiler dans un recueil qui pourrait être publié, qui sait ?!".
/image%2F1371214%2F20260313%2Fob_ce4c03_img-1356-1.jpg)
Bonne journée :-)
♥♥♥
PS : les murs ont été faits avec des morceaux de boîte d'œufs déchirées, collés sur des panneaux de carton-mousse. Un petit jeu de patience durant les films du soir !
---------------------
Today, Heidi explained that she had received information from Nabil's mother following her research on her son's former teacher and her possible relationship with the young girl (see HERE).
"It's a huge disappointment, but also a new beginning: having received no response from the Ministry of Education, Nabil's mother remembered that the teacher was very close to the daughter of the local grocer and therefore focused her research on the latter, without waiting for the Ministry. Little by little, she managed to find this woman and contact her. Unfortunately, it turns out that the teacher has passed away and, what's more, that she never even set foot in Canada. I was devastated, as if I had fallen off a mountain I was trying to climb. I had placed so much hope in the information Nabil had given me..."
Nina, Heidi's roommate, confirms this.
"Disappointed? That's an understatement! I heard you crying so loudly in your room I didn't know what to do. I ended up making you a cup of your strawberry-kiwi tea and bringing it to you, and you told me everything. I was almost as disappointed as you that it didn't go any further, so we both ended up in the living room watching Crocodile Dundee on Prise 2 until 3:00 in the morning. At least you managed to sleep after that!"
Heidi smiled, thinking back on that moment, thanking Nina for putting up with her so kindly for a good part of the night, even though she had an oral exam at university the next morning.
Then she continued:
"The day before yesterday, something unexpected happened: Nabil's mother sent me a message full of hope. She told me that the grocer's daughter had remembered that the teacher had a sister, who looked exactly like her, although they were a few years apart, and that she vaguely recalled that this sister had spent a year studying in America, without being able to specify whether it was the United States or Canada. She only remembered that she had married her fiancé upon her return and that, if she remembered correctly, he worked at the bank on the street next to the grocery store. According to her calculations, the dates could match up. So this charming lady embarked on a new search and began looking for her son's teacher's sister. And here I am again, swept away by a whirlwind of emotions!"
Suzanne encouraged her.
"That's another positive sign for now: you know that this lady, the sister of a woman who looked strangely like you, probably lived here during the right era. Nabil's mother is really very kind to do this research for you."
Heidi nods, but adds with a grimace that her already strange dreams have only gotten worse with this news.
She recounts the previous one, where she saw Margrave and Botulff plotting against her with Levane (revisit HERE), and then the one she had yesterday.
------
Once again, I could see the scene, but I wasn't there. It took place in Margrave's room. A truly medieval room, dark and cluttered with trunks and candlesticks. On the table, a pile of spellbooks, vials, and potions. And a gloomy atmosphere.
Margrave had just opened the door of a cupboard filled with vials, and Botulff asked her if, this time, she was certain of what she was doing.
"Do you doubt the power of my potions?" Margrave growled.
"No, no, not in the slightest," Levane hastened to reply fearfully.
"It's better for you, otherwise you might well have to taste them yourselves one day! Now, summon your lover, so I can have this parchment delivered to him, which will erase Heidi's existence. Don't make that face; I know very well that Villequin is your lover... My dear sister, you could choose them better!"
I sensed that Levane was torn between shame and the urge to rebel. She was terrified by Margrave. But she obeyed and left.
A moment later, she returned with a man who looked menacing.
Margrave handed her the parchment and told her to take it to someone whose name I didn't catch.
Then she added, "I advise you not to unroll it to read it, for the parchment is poisoned, and your curiosity could cost you your life."
"Don't worry, Lady Margrave, I will carry out your orders as always," replied the man named Villequin before leaving.
----------
"I woke up as he was leaving. These two dreams disturbed me; they were more nightmares than dreams, really. I really wish they would stop."
Suzanne tries to reassure her.
"They're just visual representations of your fears, based on the information you've received. Don't give them too much importance. See them as a film, an imaginary thing that your subconscious creates from the scenario of your thoughts, and not something real. You're right to write down the details before you forget them. And I even think you could lessen their impact by writing them down, perhaps embellishing them a little. I'm sure it would be a kind of therapy that would help you gain perspective on these dreams. That's how Stephen King started writing novels, on the advice of his therapist who suggested he write down his nightmares to soothe them. So maybe this could work for you too."
Sarah doesn't forget the practical side of things and suggests:
"Not only would it certainly do you good, but you could even compile them into a collection that could be published, who knows?!"
Have a good day :-)
♥♥♥
PS: The walls were made with pieces of torn egg cartons, glued onto foam board panels. A little game of patience during evening movies!
/image%2F1371214%2F20240229%2Fob_66296a_132630878-o.jpg)
/image%2F1371214%2F20250316%2Fob_4f70b6_image-1371214-20240229-ob-0f9078-13263.jpg)
/image%2F1371214%2F20240229%2Fob_fc5a0e_132630431-o.jpg)
/image%2F1371214%2F20240229%2Fob_32b531_alix.jpg)
/image%2F1371214%2F20240229%2Fob_be7552_anna.jpg)
/image%2F1371214%2F20241112%2Fob_62fdfe_2024-11-12-14-22-45-window.jpg)
/image%2F1371214%2F20240229%2Fob_cee933_tigrette.jpg)
/image%2F1371214%2F20240229%2Fob_387cb6_esyram.jpg)
/image%2F1371214%2F20250128%2Fob_45b540_2025-01-27-22-48-12-window.jpg)
/image%2F1371214%2F20250325%2Fob_e5f65b_2025-03-25-17-56-52-window.jpg)
/image%2F1371214%2F20240229%2Fob_cefa25_grenier-patmo.jpg)
/image%2F1371214%2F20240229%2Fob_be4722_musaraigne.jpg)
/image%2F1371214%2F20240229%2Fob_0f1a90_alice.jpg)
/image%2F1371214%2F20240229%2Fob_54302b_line.jpg)
/image%2F1371214%2F20240229%2Fob_6e89f5_132781924-o.jpg)
/image%2F1371214%2F20240229%2Fob_050128_art.jpg)
/image%2F1371214%2F20240229%2Fob_8711cf_mamieminette-1.jpg)
/image%2F1371214%2F20240229%2Fob_9d2c14_mamieminette-2.jpg)
/image%2F1371214%2F20240229%2Fob_626ec6_christine.jpg)
/image%2F1371214%2F20240229%2Fob_651122_passionatal.jpg)
/image%2F1371214%2F20240229%2Fob_c4c03d_cheries.jpg)
/image%2F1371214%2F20240726%2Fob_e3e383_2024-07-26-10-19-32-window.jpg)