15 juillet 2020

Fabrication de lance, arc, carquois, flèches, tomahawk - How to spear, bow, quiver, arrows, tomahawk

Fabrication de lance, arc, carquois, flèches, tomahawk
How to spear, bow, quiver, arrows, tomahawk
Plusieurs internautes m'ayant demandé des détails sur la fabrication des lances, arcs, flèches, carquois et tomahawks des photos précédentes, j'ai fait des photos en gros plan, et je vous donne ci-dessous quelques explications :
Several Internet users having asked me for details on the manufacture of spears, bows, arrows, quivers and tomahawks of my previous photos, I made close-up photos, and I give you some explanations below:

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- la lance : une tige de bois de 60 cm/24 pouces, que j'ai poncée en pointe à une extrémité, j'ai décoré avec des franges de fausse peau de cerf, de la feutrine, de la fourrure, de la cordelette (j'aurais pu utiliser des liens de peau, mais je n'en voyais pas l'intérêt pour le rendu sur les photos), des plumes.
- the spear : a wooden rod of 60 cm / 24 inches, which I sanded in a point at one end ; I decorated with fringes of fake deer skin, felt, fur, cord (I could have used skin ties instead of cord, but I didn't see the interest for the aspect of the photos), feathers.

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- l'arc : une branche de bois souple dont on retire l'écorce et qu'on fait sécher plusieurs jours en lui donnant une forme légèrement arrondie, feutrine, fourrure, cordelette ; pour la corde de l'arc, j'ai utilisé de la babiche véritable (voir ici : https://www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/babiche )

- the bow : a branch of flexible wood from which the bark is removed and which is dried a few days by giving it a slightly rounded shape, felt, fur, cord ; for the bowstring, I used real babiche (see here : https://www.thecanadianencyclopedia.ca/en/article/ babiche )

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- le carquois : je l'ai fait en peau de cerf véritable pour un aspect plus réaliste (plus épaisse que la fausse peau) ; les flèches sont faites avec des piques à brochettes sur lesquelles j'ai collé des imitations de plumes en papier (j'aurais pu prendre des vraies plumes, mais je n'en voyais pas l'intérêt pour le rendu sur les photos ; mais finalement, je les modifierai peut être avec des vraies plumes dans le futur).
- the quiver : I made it out of real deer skin for a more realistic aspect (thicker than fake deer skin) ; the arrows are made with wood skewers on which I stuck imitations of paper feathers (I could have taken real feathers, but I didn't see the interest for the aspect of the photos ; however, maybe I will modify them with real feathers in the future).

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- le tomahawk : un simple morceau de bois découpé à la scie à chantourner pour donner la forme générale de la lame et du manche (en une seule pièce), que j'ai ensuite poncé pour faire les arrondis, puis peint avec un mélange de vieil or + argent + brun + noir pour donner l'aspect de pierre taillée ; décoration comme pour les autres, avec feutrine et cordelette, et un lien de peau.

- the tomahawk : a simple piece of wood cut with a scroll saw to give the general shape of the blade and the handle (in one piece), which I then sanded to make the roundings, then painted with a mixture of old gold + silver + brown + black to give the appearance of cut stone ; decoration as for the others, with felt and cord, and a skin tie.

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Bon jeudi - Have a nice thursday:-)

♥♥♥


06 juillet 2020

Le maniement de la lance

A 16 ans, Soleil d'Automne et Ours Debout ont atteint l'âge d'être chasseurs, et plus seulement rabatteurs comme c'était encore le cas l'an dernier lors de la dernière chasse aux bisons.

Je leur ai donc fabriqué des lances.

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Cheval Fougueux, lui, a 21 ans, il est chasseur depuis longtemps et les fait profiter de son expérience en leur expliquant quelques astuces sur le maniement de la lance. Il reste derrière eux et les regarde lancer leur lance pour corriger leurs erreurs.

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.. mais son jeune frère Ours Debout doit encore et encore recommencer car sa lance tombe toujours au mauvais endroit. Soleil d'Automne commence à s'inquiéter pour son ami car la chasse au bison est très dangereuse.

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Avouez qu'ils ont fière allure mes petits guerriers !

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Quand ils se débrouilleront bien avec la lance, il devront encore s'entrainer au tir à l'ar, puis au maniement du tomahawk..... à suivre !

Je précise que je suis totalement anti-chasse de loisirs telle qu'elle est pratiquée de nos jours, mais que je trouve normale la chasse de susbsistance qui était pratiquée par les amérindiens dans le passé.

Je trouve par contre ANORMAL que, dans les temps modernes, les amérindiens se compromettent avec la chasse de loisir, pour de l'argent des blancs (en tant que guides de chasse) ou pour leur plaisir, car ils oublient que le Kitche Manitou, le Grand-Esprit, a dit que nous n'avions pas le droit de tuer, sauf en cas de légitime défense, ceci incluant de se nourrir et de se vêtir, soi-même et son clan.

Si les photos vous plaisent, vous pouvez les voir en très grand format, ou les télécharger, en cliquant sur ces liens : IMG_3438_1920  et  IMG_3443_1920

Bon mardi :-)

♥♥♥

04 juillet 2020

Les bisons sont de retour dans le secteur de la tribu

Les bisons sont de retour dans le secteur du camp d'été du clan Miskwaadesi, de la tribu des  Minode'e.

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Le village est en effervescence car c'est un moment important de l'année, donc dépendra la survie des membres du clan durant le prochain hiver.IMG_3316-1

Les 3 jeunes guerriers discutent de la manière dont ils vont se joindre aux autres hommes de la tribu pour cette chasse. A 16 ans, Soleil d'automne et Ours debout ont atteint l'age d'etre chasseurs, et plus seulement rabatteurs comme c'etait encore le cas l'an dernier. Cheval fougueux a 21 ans, il est chasseur depuis longtemps et les fait profiter de son experience.

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Les femmes commencent à organiser le travail qu'elles devront faire lors que les hommes reviendront.

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Parle avec le vent dit à Sourire tranquille que son mariage avec Soleil d'automne aura lieu peu de temps après le retour de la chasse.

Sourire tranquille est heureuse de cette nouvelle, car, actuellement, elle vit sous le tipi de sa soeur Lune d'argent et son époux Cheval fougueux, qui sont très gentils avec elle, mais elle a hâte d'avoir son propre tipi.

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Indifférentes à l'excitation des autres, la jeune Petite neige et sa grande soeur adoptive, la douce retardée mentale Lueur lointaine, jouent avec le chien de Pluie de printemps.

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La vie s'écoule tranquillement au rythme des saisons dans l'heureux clan Miskwaadesi. (Miskwaadesi.veut dire Tortue peinte, et Minode'e veut dire gentil, et/ou généreux, dans la lange anishinaabemowin en langue algonquienne ojibwe) .

La photo des bisons a été prise dans un élevage situé à quelques kilomètres d'ici.

Bonne journée ou soirée, selon l'heure à laquelle vous lirez ce message :-)

♥♥♥

29 janvier 2020

Petite neige sème la panique

Lueur lointaine est une jeune fille de 17 ou 18 ans, avec une déficience mentale.

Elle avait environ un an quand elle a été rapportée lors d'une attaque de représailles menée contre une tribu voisine qui en avait fait autant quelques semaines plus tôt.

À cette époque, Lumière du matin pensait qu'elle ne pouvait pas avoir d'enfant, alors elle l'a adoptée.

Quand la jeune femme s'est rendue compte du problème de l'enfant, elle lui a donné ce nom, Lueur lointaine, car cela évoquait le regard de la petite, qui semble toujours errer, même quand elle écoute ce qu'on lui dit. 

Malgré tout, Lumière du matin a eu trois enfants ensuite : Soleil d'automne, 16 ans, puis Pluie de printemps, 15 ans, et enfin Petite neige, 8 ans.

Lueur lointaine et Petite neige s'entendent bien. C'est même surprenant de voir qu'elles semblent se comprendre, comme si le petite savait atteindre l'esprit de la jeune fille mieux qu'aucun des autres membres de la tribu. Alors quand on cherche l'une, on trouve généralement l'autre avec elle.

Et aujourd'hui.... les deux avaient disparu.

Il faisait un froid mordant, et le jour commençait à décliner. Alors Lumière du matin est allée voir sa mère, Parle avec le vent, persuadée qu'elles étaient avec elle au chaud sous le tipi de l'aïeule, car elle sait que les deux filles aiment aller l'écouter raconter des légendes, même si il est probable que Lueur lointaine ne comprend pas grand chose aux histoires qu'elle écoute pourtant sagement.

Mais non, elles n'y étaient pas.

Lumière du matin a commencé à vraiment s'inquiéter car le froid allait bientôt s'intensifier avec la tombée du soir.

Elle est allée chercher Soleil d'automne et Pluie de printemps, et accompagnés de Parle avec le vent, ils se sont mis à les chercher en formant des cercles de plus en plus grand autour du camp, en les appelant à tue-tête.

Au bout d'un moment, ils se sont vraiment inquiétés : car bien que les attaques inter-tribales aient cessé depuis l'installation du village des blancs à proximité, cela pourrait malgré tout arriver à nouveau. Auraient-elles été enlevées ?

Ils continuent à chercher, et à appeler. Lumière du matin est de plus en plus anxieuse, elle court, ses longs cheveux flottant derrière elle au rythme auquel bat son coeur de mère inquiète.

Tout à coup, Pluie de printemps s'écrie : "les voilà" !

En effet, Lueur lointaine et Petite neige arrivent tranquillement, sans avoir la moindre idée que grand-mère, mère, frère et soeur aient pu s'inquiéter pour elles ! 

- Mais où étiez-vous passées ? demande Lumière du matin.

- Réalisez-vous que vous nous avez tous inquiétés ? ajoute Parle avec le vent.

Petite neige les regarde d'un air étonné et dit :

- Mais nous étions juste allées dans la forêt pour essayer d'apercevoir le gros hibou qu'on entend hululer la nuit !

Parle avec le vent a l'air très sérieuse et lui dit :

- Ne pas avertir et dire où vous alliez n'est pas respectueux. Tu as fait passer votre plaisir avant notre inquiétude, ce n'est pas bien.

La fillette se rappellera de cette leçon, car dans les communautés amérindiennes, le respect des aînés et des autres membres de la tribu passe avant tout.

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Petite neige, la jeune soeur de Soleil d'automne et Pluie de printemps, est le dernier ajout à mon groupe amérindien.

Elle est également de la marque American Girl, mais c'est Ashlyn de la série Wellie Wishers (voir ICI),  des poupées de 36,8 cm (14,5 ") qui sont prévues pour être les petites soeurs des grandes 46 cm (18 "). Elles ont le gabarit des Chérie de Corolle.

Je lui ai retiré sa perruque originale pour lui mettre un perruque à deux nattes (après une légère adaptation à la taille de sa tête). Il me reste à reprendre sa robe que je trouve trop longue pour elle.

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Après cette escapade dans la neige, je pense que la fillette sera plus raisonnable la prochaine fois..... mais.......... à suivre !

Bon jeudi :-)

♥♥♥

 

14 janvier 2020

Parle avec le vent raconte la légende de la queue du Lapin

Cette fin d'après-midi, Pluie de printemps et sa grand-mère Parle avec le vent revenaient de soigner un malade dans un tipi du village.

Pluie de printemps a beau avoir 15 ans, elle aime toujours autant quand sa grand-mère lui raconte les légendes traditionnelles qu'elle lui contait dans son enfance (c'est ainsi que les aînés éduquaient les enfants amérindiens : au travers des légendes des animaux).

Et pour oublier leur longue marche dans le froid, elle demande à Parle avec le vent de lui raconter encore une fois pourquoi les lapins ont la queue si courte.

Glissons-nous derrière elles, et écoutons les discrètement...

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Parle avec le vent sourit, et commence à raconter :

À l'époque où le monde était jeune, Lapin avait une très longue queue touffue. En fait, sa queue était plus longue et plus touffue que la queue de Renard. 

Lapin était très fier de sa queue et il racontait constamment à tous les autres animaux à quel point sa queue était belle.

Un jour, Renard est devenu si fatigué d'entendre Lapin se vanter de sa queue qu'il a décidé de mettre un terme à la vantardise de Lapin une fois pour toutes.

Il attendit que le temps devienne si froid que les eaux du lac et des rivières gèlent. 

Alors, Renard descendit au lac avec quatre superbes gros poissons. Arrivé au lac, il fit un trou dans la glace, attacha les quatre poissons à sa queue, puis s'assit et attendit que Lapin vienne.

Lorsque Renard le vit arriver, il a laissa rapidement tomber sa queue dans l'eau froide.

Lapin sauta en quelques bonds légers jusqu'à Renard et lui demanda : "Qu'est-ce que tu fais ?"

"Je pêche, Lapin", répondit Renard.

"Avec ta queue ?" s’exclaffa Lapin !

"Oh oui, c'est la meilleure façon d'attraper le plus de poisson", dit Renard d’un air de confidence.

Perplexe, Lapin dit: "Depuis combien de temps pêches-tu ?"

Renard mentit et dit: "Oh, seulement une quinzaine de minutes."

"Ah ! et as-tu déjà attrapé du poisson ?" demanda Lapin d’un ton de doute.

Renard releva sa queue et montra les quatre gros poissons accrochés dessus.

"Wow ! et que comptes-tu faire avec ce poisson ?" s’enquit Lapin.

Renard expliqua : "Eh bien, je pense que je vais venir pêcher de temps en temps pendant environ une semaine. Ensuite, je vais emmener tous ces poissons au village voisin et les échanger contre un beau peigne à queue. Il n’en reste plus qu’un seul chez celui qui sait les faire, et je le veux vraiment pour peigner ma superbe queue".

Lapin pensa : "Si je pêchais toute la nuit entière, je parie que j'aurais assez de poisson demain matin pour faire du commerce au village avant Renard. Ensuite, je pourrais avoir moi-même ce peigne de queue. J’en ai plus besoin que lui parce que ma queue est bien plus belle et touffue que la sienne !"

Renard se leva : "Il se fait tard et j'ai froid. Je pense que je reviendrai peut-être pêcher un peu plus demain matin. A bientôt, Lapin." 

Et Renard partit.

Dès qu’il fut hors de vue, Lapin laissa tomber sa queue dans l'eau glacée du lac. 

Brrrrr, c’était froid ! 

Mais Lapin se ressaisit et se dit : "Oh, non. Je veux ce peigne de queue plus que tout au monde, je dois supporter le froid pour pêcher plein de poissons." 

Il s’assit donc sur le trou, avec la queue plongée dans la glace et essaya de "pêcher" toute la nuit.

Le lendemain, juste après que le soleil se soit levé, Renard revint. 

Il dit: "Qu'est-ce que tu fais là, Lapin?" 

Lapin répondit en claquant des dents : "Je pppppêêêchhhhe, Rennnnaarrd."

 "As-tu attrapé du poisson?" s'enquit Renard. 

"Nnnnonn ! les ppppoissoooons ne vvvviennent ppppeut-être pppppas la nnnnnuit.’ répondit Lapin.

Il voulu se lever, mais il ne pouvait pas bouger. 

"Reeennnaaaard, tu pppeux m’aaaaider ?" demanda-t-il.

Renard, avec un grand sourire sur son visage, se mit derrière Lapin, et le poussa tellement énergiquement que Lapin sortit du trou et atterrit de l'autre côté du lac (c'était un tout petit lac).

Mais sa belle queue avait gelé, et elle avait cassé en restant coincée dans l'eau gelée.

Et c'est pourquoi à partir de ce jour, Lapin a eu désormais une queue très courte et que les hommes ne le chassent plus pour sa fourrure mais pour sa viande.

Ce fut sa punition pour avoir été orgueilleux et envieux.

Mais comme le Grand-Esprit est équitable, et que Renard avait malgré tout joué un très mauvais tour à Lapin, à partir de ce jour, les hommes remarquèrent la belle queue de Renard et se mirent à le chasser pour sa fourrure.

 

Bon mardi :-)

♥♥♥

 

Posté par Guyloup à 02:29 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
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31 août 2019

Amérindiens dans la prairie, et explications sur la Fête du Travail nord-américaine (1er lundi de septembre)

Après Felicity hier, ce sont des amérindiens qui chevauchent dans la prairie : Soleil d'automne et ses sœurs Pluie de printemps et Feuille dans le vent.

Avec quelques effets graphiques en plus.. Lequel préférez-vous ?

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Si la première photo vous plait, je vous l'offre en format Wallpaper (1920 px), à voir ou télécharger ici : IMG_6008_1920

 

Ici, c'est un long week-end car lundi c'est la Fête du Travail. Et oui, elle n'est pas à la même date qu'en France.

Explications :

Il faut savoir que la fête du travail du 1er mai, telle que nous la célébrons de nos jours partout dans le monde nous vient des combats du mouvement ouvrier aux États-Unis pour obtenir la journée de travail de huit heures.

Elle se déroule chaque année le 1er mai, et dans la plupart des pays, il s’agit d’un jour chômé. C’est en effet le 1er mai 1886 que les syndicats anarchistes américains ont commencé à militer pour obtenir la journée de huit heures pour tous.

La date du 1er mai avait été choisie parce qu’il s’agissait du jour où les entreprises américaines entamaient leur année comptable et par la même occasion, le jour où le contrat des ouvriers arrivent à son terme. La grève générale sera suivie de manifestations et d’une violente répression policière qui feront de très nombreux morts à Chicago.

En hommage à ces évènements tragiques, l’Internationale Socialiste décida en 1889 d’organiser désormais en souvenir une manifestation sur le thème de la Fête des Travailleurs le 1er mai de chaque année.

Mais contrairement à plusieurs pays qui ont fait du 1er mai un jour férié pour la Fête des Travailleurs, cela n’a pas été le cas aux États-Unis et au Canada parce que les patrons nord-américains craignaient un danger s’ils autorisaient aux travailleurs de célébrer ce fameux jour "socialiste". Ils voyaient d’un mauvais œil le fait de célébrer des idées vues comme radicales et transformatrices. Ainsi, en accord avec les gouvernements des deux pays, ils se sont mis d’accord pour que la Fête du Travail, et non pas des Travailleurs, soit célébrée début septembre.

La fête des Travailleurs du 1er mai exite aussi dans la mesure où c'est une date quasiment internationale, mais ce jour n’est surtout pas férié ! il est juste discrètement célébré par les syndicats ainsi que les (rares) partis de gauche, puisqu'elle elle est vue comme une journée de célébration de la classe ouvrière. Du reste, traditionnellement, lorsqu’il y a une augmentation du salaire minimum au Québec, cela a lieu le 1er mai.

Quant à la fête du Travail, elle n’a donc aucun rapport avec les journées de mai 1886 à Chicago, et elle est célébrée le premier lundi de septembre, pour marquer à la fois la fin des vacances d’été et la rentrée scolaire. C'est un jour férié chômé faisant remarquer la chance qu'on a d'avoir du travail. Elle n’a aucune signification politique particulière, en dehors de faire remarquer qu'on devrait dire merci aux gros et gras patrons de nous faire bosser... vive l'Amérique !

Donc, ce lundi étant le premier de septembre, lundi aura lieu la Fête du Travail nord-américaine. 

Il était de tradition ici que les propriétaires de "chalets" (appellation québécoise pour une maison de campagne) aillent la fermer pour l'année, jusqu'au printemps suivant, et..... détail amusant : à partir de cette date, les dames "comme il faut" ne devaient plus porter de chaussures et sacs à main blancs, ceux-ci étant remisé jusqu'à la date de Pâques où ils pourraient ressortir à nouveau !

Pour moi, cette date a une autre signification : il y a traditionnellement des ventes de garage durant ce long week-end (la précédente datant de la fête québécoise des Patriotes fin mai), et pour rien au monde (sauf pluie !) je ne les raterais... toujours l'espoir de trouver "la chose miraculeuse". Je suis sure que vous connaissez ça aussi !!

Passez un bon samedi :-)

♥♥♥

 

09 mai 2019

Capture d'une jument pinto + éducation des enfants (+ fond d'écran) - Capture of a mare pinto + wallpaper

Soleil d'automne est un jeune homme maintenant. Il doit commencer à penser à son avenir.

Il est parti capturer une belle jument pinto suivie d'un poulain.

Il va patiemment la dresser, et pense offrir le poulain à Sourire tranquille quand il a demandera en mariage l'an prochain pour ses 15 ans.

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Ne soyez pas surpris de l'âge, les amérindiens se mettaient en couples très jeunes.

Certaines nations étaient monogames, d'autres étaient polygames. 

Certaines nations étaient patriarcales, d'autres étaient matriarcales.

Dans tous les cas, les enfants étaient le but d'une vie car ils étaient considérés comme la richesse de la tribu, c'est à dire son avenir. Ils étaient particulièrement entourés et éduqués, notammment par les aînés dont c'était une des principales occupations (c'est là l'origine des légendes amérindiennes, basées sur les animaux dotés de comportement humains, donnant ainsi des leçons aux enfants "en douceur"). Les mères et les femmes de la tribu les gardaient près d'elles jusqu'à l'âge où les garçons rejoignaient les hommes pour apprendre leurs futurs devoirs : chasse, guerre, défense de la tribu et attaque de la tribu ennemie voisine, puis étaient considérés comme homme à part entière, avec l'attribution d'un nouveau nom vers l'âge de 14 ans.

Bien que les amérindiens aient été frustres et assez primitifs (contrairement à ce qui se raconte depuis les années 70, où des rêveurs tripeux essaient de les faire passer pour des grands philosophes écologistes et ouverts à tout, ce qui est vraiment très loin de la vérité), ils avaient toutefois une sagesse que nous avons perdue : les enfants sont notre avenir, et on doit s'occuper d'eux soi-même pour leur apprendre sagesse et justice, pas s'en débarasser du matin au soir, week-ends et vacances compris, comme d'objets encombrants, en attendant que ce soit la société qui les éduque. Je repense notamment à la réflexion d'une collectionneuse de poupées américaine, professeur, qui, un soir, à écrit en gros caractères sur Facebook : "Si je suis professeur, je suis là pour apprendre à votre enfant les maths, la géographie ou la littérature, mais absolument pas pour lui apprendre à dire S'il te plait ou Merci".

Bref, pour en revenir à mes petits personnages, voici donc pourquoi le jeune Soleil d'automne pense déjà à se marier avec Sourire tranquille !

Si la photo ci-dessus vous plait, je vous l'offre en fond d'écran 1920 pixels plan large :

IMG_0786-1920à télécharger ici : IMG_0786_1920

Pour celles qui se demandent pourquoi je parle si souvent des amérindiens, je vous rappelle, si vous ne le saviez pas encore, que mon mari est métis algonquin !

Bon vendredi :-)

Bises

12 décembre 2018

Le meilleur ami de la femme ????? ou presque...

(for translation, use the button at the top left / para traducción, use el botón en la parte superior izquierda)

Avant l'arrivée des blancs, le seul animal domestiqué de l’Amérique du Nord était le chien. Cet animal avait accompagné les premiers asiatiques qui ont traversé depuis la Sibérie par le détroit de Bering à la fin de la dernière glaciation, il y a 16 500 à 13 000 ans, pour s'installer ensuite dans les deux Amériques, devenant le peuple Amérindien. 

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Pour comprendre ce qui suit, on se rappellera que les chevaux n'étaient présents que dans les tribus de l'extrème sud des USA. En effet, le cheval n'étant pas originaire d'Amérique, mais introduit par les conquistadors lors de leur conquête en Amérique du sud, les chevaux ne sont arrivés en Amérique du nord que très tard, et sont restés cantonnés aux endroits occupés par les Espagnols. Quelques uns de ces chevaux s'échappaient, c'est ce qui a donné les fameux Mustangs sauvages dans les montagnes Rocheuses. 

Selon les premiers colons, les chiens qui se trouvaient dans les campements indiens, bien que différents en taille et couleurs, avaient les caractéristiques communes suivantes : ils hurlaient plus qu’ils ne jappaient, leurs oreilles étaient courtes et droites, et ceux du nord étaient pourvus d’une très épaisse fourrure. 

Ces chiens étaient indispensables à la vie des Amérindiens : comme traqueur pour débusquer les animaux pour la chasse, pour repérer les ours, les loups, carcajous et autres animaux dangereux, mais aussi pour servir de nourriture en temps de pénurie de viande et utiliser leur fourrure. 

Mais ils ne les utilisaient pas comme chiens de traits.

Apparemment, il n'y avaient tout simplement pas pensé.

Porter et tirer les objets lourds, c'était....... le travail des femmes

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Curieusement, et contrairement à ce qu'on imaginerait, cette pratique du chien de trait (tirant un travois ou un traîneau) a été introduite par les Européens avec leurs propres chiens (principalement des dogues, selon le naturaliste Louis Nicolas, 1634-1664 ; voir ICI) !

Ce sont en effet les premiers colons, autant anglais sur le territoire américain, que français au Canada, qui, en l’absence prolongée de chevaux et de carrioles, toujours promis par les officiels du roi, mais n'arrivant pas souvent, charriaient leur bois, leur eau et leurs provisions sur des traîneaux et des travois qu'ils faisaient tirer par leurs chiens. 

Pour qui ne sait pas ce qu'est un travois, voici de quoi il s'agit :

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Les Amérindiens, admiratifs de cette pratique, se mirent à dresser leurs chiens et à se fabriquer travois et traineaux.

En conséquence, cela libéra les femmes amérindiennes du port des fardeaux ! 

Ou tout au moins partiellement........

..... car en 1724, le commandant Bourgmont décrit dans un rapport à ses supérieurs la migration de printemps de 600 indiens adultes et leurs enfants près de la rivière Missouri, accompagnés de près de 300 chiens attelés à des travois, traînant chacun pour environ trois cents livres de peaux pour leurs tipis et tous autres ustensiles nécessaires à l'installation du nouveau campement d'été. Mais dans le même rapport, rédigé avec toute la rigueur et le sérieux militaire nécessaires, le Cdt Bourgmont, sans doute galant, s’étonnait également des charges que portaient les femmes sur leur dos.

Je crois que les mauvaises habitudes machistes ont la vie dure, quelque soit le peuple ou l'époque.

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Mais à la maison, pas de machisme autorisé.... et on voit ci-dessous le frère de Kaya la transporter en traineau à chiens, chaudement couverte par des fourrures.

Bien sur, on a plusieurs époques, le sépia pour les annés 1920, le noir et blanc pour les années 60, et la couleurs pour plus récent !

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Bonne journée

♥♥♥

08 décembre 2018

Fond d'écran des amérindiennes : mise à jour

(for translation, use the button at the top left / para traducción, use el botón en la parte superior izquierda)

Je viens de mettre à jour le message précédent avec une seconde version du fond d'écran que je vous offrais hier soir (ou ce matin pour vous en Europe, et oui, de notre côté de l'océan, on a dormi depuis !).

Vous pouvez voir et enregistrer cette seconde version ici : IMG_1439_1920 ; personnellement, je la préfère à la première car l'angle de prise de vue est à mon avis meilleur.

Une très vieille photo + la nourriture des amérindiens en hiver - Very old photo + native winter food

(for translation, use the button at the top left / para traducción, use el botón en la parte superior izquierda)

J'ai rencontré Kaya et ses 3 amies de la tribu qui se déplaçaient avec difficulté dans la neige, accompagnées d'un groupe de chien de traineau.

Elles étaient emmitouflées dans des fourrures jetées par dessus leurs robes de peau de daim, pour tenter de lutter contre le froid.

La vie n'était pas facile durant l'hiver pour les amérindiens de la moitié nord des USA et du Canada.

Ici, une photo "d'époque" :

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 et ici, une version plus colorée :-)

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Si cela vous intéresse, voici une autre version avec un cadrage beaucoup plus large du décor et des arbres, en fond d'écran 1920 x 1080 pixels : cliquez ici  IMG_1431_1920  ou avec un angle légèrement différent, cliquez ici IMG_1439_1920

 

Savez-vous que dans la culture des amérindiens du nord, il y avait 6 saisons, et non pas 4 comme c'est la règle dans notre calendrier ? Les voici, avec les appellations de chacun des mois (pas les mois du calendrier, mais en fonction des cycles de la lune) :

La saison du grand sommeil, celle de la haute neige et des grands froids.

Janvier = Mois le plus long

Février = Mois où les pierres se fendent

La saison du réveil, avec la fonte des neige et "le temps des sucres" (récolte de l'eau d’érable).

Mars = Mois des grandes tempêtes de neige

Avril = Mois où la glace craque

La saison du renouveau, quand la neige ne recouvre plus le sol et que les oiseaux migrateurs reviennent.

Mai = Mois des feuilles

Juin = Mois des fraises

La saison de l'épanouissement, la saison de la pêche et de la cueillette.

Juillet = Mois des baies

Août = Mois des récoltes

La saison des provisions, la saison de la chasse.

Septembre = Mois du chevreuil (cerf de Virginie)

Octobre = Mois de l'orignal (élan)

La saison du l'endormissement, saison de la trappe pour la fourrure

Novembre = Mois où le silence se fait

Décembre = Mois des temps long

Et je vous confirme que cela correspond vraiment à ce que nous vivons ici, je suis entièrement d'accord avec leur découpage en 6 saisons.

Comment survivaient-ils à ces hivers ?

Durant la belle saison, ils tentaient de faire des réserves de vivres et fourrures suffisantes pour passer à travers de 5 à 6 longs mois d’hivers rigoureux, tant pour la nourriture que pour les couvertures pour se protéger du froid.

Ils faisaient des provisions de poissons et viande que les hommes chassaient et pêchaient, et que les femmes dépeçaient, puis fumaient ou séchaient. La viande séchée était aussi souvent conservée dans la graisse. Elles conservaient les peaux qu'elles tannaient, ainsi que les tendons qu'elles effilaient et les os qu'elles nettoyaient afin que les hommes les travaillent pour en faire couteaux et objets divers.

Les femmes et les enfants ceuillaient les fruits et les baies, ainsi que des plantes racines, puis les séchaient. Ils ramassaient aussi les noix de pin (pignons) qu'ils conservaient en creusant des trous où ils les enfouissaient pour éviter qu’elles ne gèlent trop (la terre peut geler jusqu'à 80 cm de profondeur dans ma région, et pourtant je suis tout au sud du Canada !).

Quand ils la mangeaient fraiche, durant la belle saison, la viande comme l’ours, le lièvre,la perdrix, l'écureuil, le porc-épic, la marmotte, etc, était rôtie ou préparée dehors, en un ragoût collectif qui était "rallongé" à chaque fois qu'un chasseur du clan rapportait une nouvelle viande quelconque à rajouter dans la marmite, on rajoutait alors de l'eau et des racines sauvages (carottes, etc). 

Durant la mauvaise saison, ces provisions étaient consommées à nouveau sous forme de ragout confectionnés sur le feu dans le centre du tipi, avec le poisson et la viande séchés dans la graisse, ou fumée ; ragout qu'on rallongeait sans cesse en faisant fondre de la neige et en rajoutant du poisson, de la viande, des fruits et racines séchés.

Ils donnaient du gout à leur nourriture en ajoutant des herbes sauvages comme l'ail des bois et la menthe sauvage, mais aussi les baies de genévrier et les fruits séchés. Ils brûlaient également certaines feuilles afin d’obtenir une cendre au gout un peu salé.

Les fruits séchés et les noix servaient de coupe-faim car il fallait économiser la nourriture dans la mesure où on ne sait jamais si le printemps sera précoce où tardif, même parfois très tardif.

Bien sur l'espérance de vie n'était pas longue (environ 40 ans lors de l'arrivée de blancs), et les carences diverses dues à cette alimentation limitée et à l'hivernage provoquait de nombreux problèmes (dents, etc).... sans compter les tueries perpétuelles entre tribus.

La vie était donc vraiment rude pour les amérindiens... rien à voir avec l'idéalisation des films, romans et fausses histoires et légendes qui se propagent sur le net. 

Peut être l'ignoriez-vous, mais il y a de la neige un peu partout en amérique du nord durant l'hiver... bien sur, au Canada, mais voici une carte où vous verrez tous les endroits où il tombe de la neige aux USA, avec les mois des premières chutes :

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Une dernière image pour clore ce message :

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Bon samedi :-)

♥♥♥