25 janvier 2020

Armes bactériologiques naturelles

ATTENTION, DANGER - Un rapport avec le coronavirus chinois ? pourquoi pas ?

Dans les films, on pense souvent aux éventuelles armes bactériologiques que développeraient des  laboratoires secrets pour le compte d'agences gouvernementales pas toujours très claires. 

Mais pense-t-on aux  armes bactériologiques naturelles qui nous menacent de plus en plus à chaque jour qui passe ?

Des scientifiques chinois et américains ont étudié des carottes de glace dans un glacier du plateau tibétain, dans la région autonome chinoise, et selon
une étude publiée en janvier 2020, des virus potentiellement très dangereux vieux de 15 000 ans y ont été découverts.

On connaissait l'effet dramatique du dégel du permafrost (profond sol gelé de manière permanente dans le grand-nord), ainsi que  de la fonde des glaciers, sur les modes de vie et les écosystèmes. Mais sur l'humain ?

Les habitants de la péninsule de Yamal, au nord-est de la Russie, ont subi une conséquence très concrète de ce dégel : un enfant y est mort et 23 autres personnes ont été infectées par l'apparition de la maladie du charbon, appelée aussi anthrax, pourtant disparue depuis longtemps dans cette région. Raison : un cadavre de renne mort de l'anthrax autrefois s'est retrouvé à l'air libre ; libérée des glaces, la bactérie mortelle, un bacille facilement disséminé sous forme de spores, a ensuite infecté des troupeaux de rennes, nombreux dans la région.

Est-ce qu'un tel processus peut se répéter ? "Bien sûr,  répondent les scientifiques. Un exemple : partis il y a 5 ans pour forer des glaciers en train de fondre dans l'Himalaya, des chercheurs américains et chinois ont mis au jour dans l'analyse des carottes extraites pas moins de 33 virus dont 5 seulement étaient connus du monde scientifique".

Le Canada se réchauffe 2 fois plus vite en moyenne que le reste du monde, la Russie 2,5 fois plus vite, et ce changement climatique est encore plus rapide en Arctique' Alors pour les scientifiques, la menace est loin de se limiter à l'anthrax : Il y a des restes de variole dans le Grand Nord datant de la fin du XIXe siècle et les chercheurs ont découvert des virus géants dans des dépouilles de mammouths, actuellement étudiés.

Les scientifiques déplorent qu'à la place d'investir dans la recherche sur le changement climatique, les autorités réduisent les budgets alloués à la science et ne dépensent pratiquement plus que pour répondre aux situations d'urgence : "On pense que le changement climatique va nous apporter bien des surprises, ont-ils averti, nous devrions y être prêts parce que la fonte de ces glaces pourraient relâcher ces pathogènes dans l'environnement, sans que les conséquences et les impacts qu'ils pourraient avoir soient connus".

"Le danger est réel, insiste Jean-Michel Claverie directeur du laboratoire information génomique et structurale (CNRS/université d'Aix-Marseille). La fonte des glaces en Arctique et celle du permafrost vont rendre accessibles des zones qui ne l'étaient pas auparavant. En creusant pour trouver du pétrole ou du gaz, des hommes pourront bien involontairement entrer en contact avec des microbes et les disséminer dans le monde sans qu'on sache comment il vont muter et s'adapter à notre époque".
Mais les climato-sceptiques restent maitres du monde....
♥♥♥

Posté par Guyloup à 12:41 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
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