12 juin 2018

Sur le quai flottant - On the floating dock

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Cet après-midi, Jordana, Kelsey et Peony sont allées se promener au bord du lac Stukely, dans le parc national ; elles ont fait un petit tour sur un des quais flottants... ce qui m'inquiétait un peu car elles n'avaient pas emporté leur maillot de bain !

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Il faisait beau, mais pas très chaud, la nuit dernière il ne faisait encore que 6°.

J'ai bien hâte de voir arriver un peu de chaleur, mais je ne me plains pas car nous sommes bien chanceux par rapport à la pluie et aux inondations qui ravagent la France ; bon courage à chacune d'entre vous qui se trouverait dans une des régions touchées par cette météo de fous.

♥♥♥


04 juin 2018

Tout meurt à petit feu...

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La semaine dernière, nous sommes allés passer l'après-midi au parc national, comme on le fait souvent avant l'arrivée des touristes.

Voici quelques images pour partager avec vous cette sortie.

D'abord, l"incontournable Mont Orford ! il restait encore quelques traces de neige en début de semaine ; elles ont disparu avant le week-end avec la petite poussée de "chaleur" dont nous avons bénéficié.

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Toujours le manque d'eau : ce marais au pied du mont est presque à sec.

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Dans le parc, autour de l'étang aux Cerises, la végétation se développe à toute vitesse :

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Les arbres sont de plus en plus feuillus.

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J'espérais rencontrer au moins un cerf durant cette longue promenade, mais il a fallu que je me contente de celui du panneau routier !

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Ici, l'étang Huppé, qu'on devrait rebaptiser "ancien étang Huppé".

Il y a encore 6 ou 7 ans, cet étang était encore une merveille de bio-diversité, et j'adorais aller m'asseoir tranquillement au bord, avec l'appareil photo pour y attendre oiseaux, canards, tortues, grenouilles, hérons qui y construisaient leurs nids, et cerfs qui venaient boire.

Depuis il s'est asséché et cette ancienne magnifique zone humide est totalement à sec et transformée en prairie dans laquelle il ne coule plus qu'un minuscule ruisseau.

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Il y a 9 ans de cela, voici ce que je photographiais : il y avait des nids de hérons en haut de chacun des grands arbres morts que vous voyez ci-dessus :

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il y avait des tortues (photos sous le nom de mon site de photo Naturelimages)

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et les hérons pêchaient des grenouilles et poissons pour nourrir leurs petits dans les nids :

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Tout meurt à petit feu, dans l'indifférence totale... je n'ose plus regarder mes anciennes photos tant cela me donne à la fois la nausée et l'envie de pleurer sur un passé révolu et des espèces qui disparaissent sans que personne ne fasse plus que juste dire "comme c'est triste"...

 

Pour terminer sur une notre plus agréable, voici la photo de la lune de ce jour là, bien visible dans l'après-midi :

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et les chevaux du ranch sur notre rue qui commencent à pouvoir brouter de l'herbe après les longs mois de foin séché durant l'hiver :

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♥♥♥

Posté par brico-guyloup à 23:40 - - Commentaires [20] - Permalien [#]
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25 avril 2018

Tout, tout, vous saurez tout sur les castors avec Callie et Lea ! - You'll know everything about beavers with Callie and Lea !

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Mardi, Lea et Callie ont décidé d'aller faire un petit tour à l'entrée du parc national avant que la pluie s'installe.

Callie a montré une cabane de castor à Lea et lui a expliqué leur mode de vie :

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Callie explique :

Le castor est une espèce-ingénieur, le seul mammifère (avec l'Homme) qui aménage et construise à ce point son habitat : il fabrique des barrages qui peuvent atteindre plus de 75 mètres de long et plus de 1 mètre de haut. Le plus grand barrage découvert mesure 850 mètres de long, il se situe dans le Parc national Wood Buffalo, dans le nord de l'Alberta au Canada.
Il construit ces barrages afin de retenir l'eau.
 
Ces retenues d’eau aménagent ainsi une zone dans laquelle il peut se déplacer presque en toute sécurité. Le castor n'est pas à l'aise sur terre, mais il doit malgré tout s'y rendre afin d'y chercher sa nourriture. Cette "mare à castor" lui permet de se rendre à la nage sur les divers sites de son territoire. Elle lui permet également de ramener vers sa hutte les branches et le bois dont il mangera l'écorce et/ou qu'il utilisera pour la construction ou l'entretien de la hutte, du barrage ou comme provisions d'hiver (le castor se crée des réserves alimentaires constituées de branches plantées dans le sédiment, sous l'eau, souvent près de l'entrée de sa hutte en prévision des grands froids. Il y aura accès même sous une épaisse couche de glace. Il a besoin d'un minimum de 30 cm d'eau pour se déplacer aisément, et d'au moins 60 cm à l'endroit de l'entrée de son terrier ou de sa hutte.
 
Le castor vit dans une hutte, qui est généralement appuyée à la berge. Elle est construite avec des branches de bois et de la terre. Cette hutte est en général composée d'une entrée et de deux chambres. L'accès s'y fait essentiellement sous l'eau, mais la chambre principale est sous terre. Afin de renouveler l'air et de sécher la litière qu'il y amène, le castor intègre à sa hutte des conduits d'aération.
 
Sur un même site, on trouve parfois plusieurs huttes de tailles différentes, et dont la fonction varie selon les périodes de l'année. En hiver, c'est la hutte la plus proche d'une zone d'abattage qui sera le plus souvent utilisée, tandis qu'au printemps, certaines huttes seront plus occupées lors de la reproduction. Les castors vivent en famille sur un territoire bien déterminé.  
Voici l'aspect extérieur d'une hutte de castors (elle se trouve derrière Callie et Lea, au fond) :
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Les castors  sont surtout connus pour les barrages, les digues et les huttes qu'ils construisent sur les cours d'eau et les rivières. Ce sont les seules espèces à produire et entretenir des zones humides ; ils contribuent ainsi à la diversification de l'habitat. Ils ont été sur-chassés pour leur fourrure depuis l'arrivée des blancs sur le continent ce qui a conduit les deux espèces encore vivantes au bord de l'extinction. Les populations se reconstituent peu à peu grâce aux plans de conservation.

Dans des conditions favorables, les castors produiront leur première portée à deux ou trois ans. La durée de vie moyenne d'un castor dans la nature est de 10 à 20 ans. Bien que sa taille le protège de la plupart des prédateurs, la durée de vie d'un castor peut être réduite par les prédateurs, le plus souvent les humains, les loups et les coyotes.

La denture du castor est typique des rongeurs. Il ne possède pas de canines et ses incisives particulièrement développées, à croissance continue et taillées en biseau, lui permettent efficacement de ronger le bois des arbres. La mâchoire et la denture du castor sont parfaitement adaptées à la fois à l'écorçage et à la coupe du bois. C'est unique dans le monde des mammifères. 
Ses incisives poussent en permanence et il les aiguise en frottant celles du haut contre celles du bas, comme tous les rongeurs.
Le castor est exclusivement herbivore. Selon les saisons, il se nourrit d'écorces tendres (en hiver, essentiellement à partir de branches qu'il a accumulées dans une réserve sous l'eau) puis (à partir de la fin du printemps) de pousses, de fruits, d'herbe, de feuilles… Il peut aussi consommer des lentilles d'eau et des plantes aquatiques immergées ou leurs rhizomes. Il abat les arbres (parfois jusqu'à 1 m de diamètre environ) pour accéder aux feuilles en utilisant ses incisives très tranchantes, et utilise les troncs pour créer ou consolider les barrages.
Voici une série de photos de castors, papa, maman et bébé (dans la gueule de maman) prises en 2012-2013 quand j'étais encore photographe naturaliste (sous le nom de Naturelimages) :

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Il est important de savoir que le castor est un bienfait pour l'écosystème et pour le futur de nos nappes phréatiques , voici pourquoi :

En "ouvrant" à la lumière les ripisylves, les forêts galeries, et les fonds de vallées, et en inondant certains terrains, les familles de castors recréent et entretiennent des chapelets de zones humides s'alimentant gravitairement de l'amont vers l'aval. Ces milieux sont propices à l'épuration de l'eau (grâce notamment au pouvoir désinfectant des UV). Ils sont aussi facteurs d'hétérogénéisation et de complexification des cours d'eau et de leurs écotones, et au développement de la faune et de la flore (fleurs sauvages, insectes, batraciens, oiseaux, algues, poissons…). Ces barrages, s'ils sont assez nombreux et importants et si le fond est percolant (ceci ne vaut pas sur les rivières entamant un socle granitique) renforcent fortement l'alimentation des nappes phréatiques (Cf. Loi de Darcy) et favorisent une remontée du niveau de sources périphériques et une alimentation plus régulière des sources (moins d'à sec de ruisseaux en été, et débits d'étiage plus réguliers et importants). Si les ressources en écorce viennent à manquer localement, la famille de castors cherche un autre endroit où s'installer en aval ou en amont, laissant le temps aux arbres de repousser avant un nouveau retour. Si une famille disparait (déplacement, prédation, maladie…), le barrage se dégrade rapidement entrainant une baisse du plan d'eau qui laisse un nouvel espace ensoleillé ouvert à la colonisation des plantes pionnières. Ces cycles sont favorables à l'entretien d'une biodiversité plus élevée que s'il n'était pas présent et à un cycle biogéochimique plus complexe.

Toutes les essences autochtones européennes et nord-américaines d'arbres poussant dans les zones humides ont co-évolué avec le castor : coupées par le castor, elles recèpent facilement et produiront des taillis et des racines qui continueront à stabiliser les berges, tout en laissant plus de lumière éclairer la zone du barrage. Dans leur milieu, les populations naturelles de castor ne font donc pas de dégâts dans l'écosystème forestier.
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 Et voilà, le soleil s'en va, le ciel se couvre, la pluie va arriver... tant mieux, toute la végétation va pouvoir renaître...

À bientôt !

♥♥♥