14 juillet 2018

Promenade dans le marais, vie des bernaches et œufs de tortues - Walk in the marsh, life of geese and turtle eggs

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Nos petites photographes, Lea, Peony et Gabriella, ont accompagné Callie dans le marais du lac Massawippi, aménagé avec des trottoirs de bois qui le traversent, pour le plus grand bonheur des photographes et amateurs de nature.

Callie voulait leur montrer des oies bernaches dans leur milieu naturel, et leur expliquer leur moeurs.

À peine arrivées, elles ont vu une bernache qui se reposait, et qui n'a pas semblé du tout inquiète de voir nos amies s'approcher d'elle ! (par contre, elle se méfiait de moi, l'humaine, comme le montre son regard... avec raison : ces pauvres oiseaux sont traqués par les chasseurs au printemps et à l'automne).

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Callie explique : 

Les bernaches du Canada ont des liens familiaux très forts. D'abord, elles sont monogames, les couples se forment pour la vie ; si un des compagnons meurt, l'autre restera veuf toute sa vie, et participera alors dans le groupe à l'éducation et surveillance des petits des autres.

Elles communiquent beaucoup : les chercheurs ont décrryptés environ 13 cris différents, variant des bruyants cris de salutation et d’alarme aux faibles gloussements et aux murmures des bernaches qui s’alimentent. Les oisons commencent à communiquer avec leurs parents alors même qu’ils sont encore dans leur oeuf. Leurs cris se limitent à des petites salutations, à des cris de détresse et à des trilles aigus indiquant leur contentement. Les oisons répondent de façons différentes à différents cris des adultes, ce qui indique que les adultes utilisent une variété de cris possédant une gamme de significations pour communiquer avec leurs petits. 

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Les oisons demeurent avec leurs parents une année entière et retournent avec eux dans les aires de reproduction après leur premier hiver. Ainsi les bandes migratrices à l’automne et au printemps comprennent un bon nombre de familles proches, voyageant ensemble. 

Bien que la plupart des bernaches du Canada agissent de façon territoriale pendant la période de nidification, chaque couple défendant son propre espace, elles se réunissent en bandes de plusieurs centaines d’oiseaux lorsqu’elles migrent ou qu’elles se trouvent dans les aires d’hivernage.

Les bernaches se reproduisent sur tout le territoire de l’Amérique du Nord, sauf dans le grand nord artique et dans l'extrême sud des USA. La migration de printemps vers les zones de reproduction du nord commence à la fin de l’hiver et peut durer plusieurs semaines car elles voyagent lentement en suivant la fonte des neiges. La migration d'automne vers le sud débute lorsque l’eau et le sol commencent à geler dans les aires de reproduction. Le voyage est plus rapide que le vol printanier vers le nord : de nombreuses bernaches parcourent plus de 1 000 km en moins d’une semaine, depuis le nord du Canada  jusqu’à leur aire d’hivernage "familial" aux USA. Les familles comportant des oisons, qui migrent vers le sud pour la première fois, effectuent le voyage moins rapidement que celles formées uniquement d’adultes, ces derniers étant prioritairement la cible des chasseurs impatients de les tuer sans limites de nombre à l'automne, laisse à penser que les groupes d'adultes seuls, ou veufs, se sacrifient pour protéger le futur passage des familles avec oisons.

Les bernaches se nourrissent sur la terre. Pendant l’hiver, elles s’alimentent souvent dans des champs où elles cherchent des restes de maïs, d’avoine, de soya et d’autres cultures et grains tombés sur le sol au moment de la moisson. Certaines bernaches s'habituent aux humains et s’alimentent sur le gazon des pelouses, des parcs et des terrains de golf.

Au printemps et en été, elles s’alimentent surtout de graminées, de feuilles, de fleurs, de tiges, de racines, de graines et de baies. Elles doivent consommer de grandes quantités de nourriture pour obtenir les nutriments dont elles ont besoin et passent souvent 12 heures par jour ou plus à s’alimenter car elles ont besoin de réserves suffisantes de graisse et de protéines pour terminer la migration, produire une couvée d’œufs et survivre pendant environ un mois de couvaison où elles ne prendront presque pas le temps de s'alimenter, devant surveiller le nid en permanence pour protéger les oeufs, puis les oisons des nombreux prédateurs qui les guettent :  mouettes, goélands, corneilles, corbeaux, ratons-laveurs, mouffettes, vison, renards, coyotes, loups, ours. 

Les oisons nouveaux nés ont un duvet de couleur jaune qui s’assombrit en gris terne au cours des premières semaines de leur vie (voir photo précédente) ; à mesure que les oiseaux grandissent, des plumes couvrent petit à petit le duvet, et lorsque les jeunes bernaches sont prêtes à voler à la fin de l’été, il est difficile de les différencier de leurs parents. À partir de ce moment, les mâles et les femelles se ressemblent quel que soit le temps de l’année. 

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Callie ayant fini d'expliquer la vie des bernaches, les 4 amies ont continué leur promenade dans le marais :

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Je vous laisse découvrir les photos "qu'elles" ont prises (non, non, c'est pas moi, c'est elles !) :

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Tout à coup, j'ai vu Peony s'éloigner des autres, elle admirait les superbes iris versicolores (fleurs emblème du Québec) : 

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Puis après leur longue promenade, elles sont revenues vers le lac Massawippi :IMG_5786-1

où un couple profitait de la tranquilité pour faire du kayak avant l'arrivée des cohortes de vacanciers pollueurs, avec leurs bateaux à moteurs qui gachent tout par le bruit, l'odeur, et les remous qu'ils provoquent, s'amusant des difficultés qu'ils créent aux kayakeurs qui ont du mal à garder la stabilité de leur embarcation... 

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Sur le chemin longeant la berge du lac d'un côté et le marais de l'autre, les filles sont constaté que les tortues ont bien pondu cette année  (nos deux espèces principales locales : la chrysemis picta et la chelydre serpentine) ; combien de petites tortues auront réussi à éclore (les ratons laveurs grattent la terre pour attaper les oeufs), et dans ce cas, à rejoindre l'eau avant que les prédateurs oiseaux ne les attrapent, on ne le saura pas, mais on croise les doigts pour elles.

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Voilà, les 4 amies vous ont fait partager leur visite du marais, en espérant que cette sortie dans la nature vous aura plu autant qu'à elles :-)

 

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♥♥♥

 


28 octobre 2017

Envolée d'oies bernaches - Flying goose geese

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Hier, en fin d'après-midi, après avoir fait des courses à Magog, nous sommes passés au bord de la rivière (rivière Magog, ils manquent d'originalité pour les noms ici !), et j'ai fait cette photo de Callie et Chavonne dont les chiens faisaient connaissance.

Et oui, Chavonne a été à son tour à la SPA (SPCA en Amérique du nord), elle aussi, et elle a adopté un schnauzer.

Comme vous le voyez, une partie de oies bernaches du Canada sont toujours là, alors qu'elles partaient plus tôt vers le sud avant. Depuis quelques années, il y des groupes qui partent encore normalement, et d'autres groupes qui maintenant retardent leur départ jusqu'à l'arrivée de la neige.
C'est aussi une preuve des modifications climatiques quand les oiseaux changent leurs habitudes migratoires.... vous en voyez qui passaient car c'était l'heure à laquelle elles partent dormir sur le lac (au milieu, à l'abri des prédateurs).

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Si cete photo vous intéresse en fond d'écran 1920 pixels de large, dites-le moi, elle est très belle en grand format pour représenter l'automne.

 

À bientôt, See you soon,

♥♥♥