15 juillet 2020

Fabrication de lance, arc, carquois, flèches, tomahawk - How to spear, bow, quiver, arrows, tomahawk

Fabrication de lance, arc, carquois, flèches, tomahawk
How to spear, bow, quiver, arrows, tomahawk
Plusieurs internautes m'ayant demandé des détails sur la fabrication des lances, arcs, flèches, carquois et tomahawks des photos précédentes, j'ai fait des photos en gros plan, et je vous donne ci-dessous quelques explications :
Several Internet users having asked me for details on the manufacture of spears, bows, arrows, quivers and tomahawks of my previous photos, I made close-up photos, and I give you some explanations below:

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- la lance : une tige de bois de 60 cm/24 pouces, que j'ai poncée en pointe à une extrémité, j'ai décoré avec des franges de fausse peau de cerf, de la feutrine, de la fourrure, de la cordelette (j'aurais pu utiliser des liens de peau, mais je n'en voyais pas l'intérêt pour le rendu sur les photos), des plumes.
- the spear : a wooden rod of 60 cm / 24 inches, which I sanded in a point at one end ; I decorated with fringes of fake deer skin, felt, fur, cord (I could have used skin ties instead of cord, but I didn't see the interest for the aspect of the photos), feathers.

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- l'arc : une branche de bois souple dont on retire l'écorce et qu'on fait sécher plusieurs jours en lui donnant une forme légèrement arrondie, feutrine, fourrure, cordelette ; pour la corde de l'arc, j'ai utilisé de la babiche véritable (voir ici : https://www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/babiche )

- the bow : a branch of flexible wood from which the bark is removed and which is dried a few days by giving it a slightly rounded shape, felt, fur, cord ; for the bowstring, I used real babiche (see here : https://www.thecanadianencyclopedia.ca/en/article/ babiche )

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- le carquois : je l'ai fait en peau de cerf véritable pour un aspect plus réaliste (plus épaisse que la fausse peau) ; les flèches sont faites avec des piques à brochettes sur lesquelles j'ai collé des imitations de plumes en papier (j'aurais pu prendre des vraies plumes, mais je n'en voyais pas l'intérêt pour le rendu sur les photos ; mais finalement, je les modifierai peut être avec des vraies plumes dans le futur).
- the quiver : I made it out of real deer skin for a more realistic aspect (thicker than fake deer skin) ; the arrows are made with wood skewers on which I stuck imitations of paper feathers (I could have taken real feathers, but I didn't see the interest for the aspect of the photos ; however, maybe I will modify them with real feathers in the future).

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- le tomahawk : un simple morceau de bois découpé à la scie à chantourner pour donner la forme générale de la lame et du manche (en une seule pièce), que j'ai ensuite poncé pour faire les arrondis, puis peint avec un mélange de vieil or + argent + brun + noir pour donner l'aspect de pierre taillée ; décoration comme pour les autres, avec feutrine et cordelette, et un lien de peau.

- the tomahawk : a simple piece of wood cut with a scroll saw to give the general shape of the blade and the handle (in one piece), which I then sanded to make the roundings, then painted with a mixture of old gold + silver + brown + black to give the appearance of cut stone ; decoration as for the others, with felt and cord, and a skin tie.

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Bon jeudi - Have a nice thursday:-)

♥♥♥


06 juillet 2020

Le maniement de la lance

A 16 ans, Soleil d'Automne et Ours Debout ont atteint l'âge d'être chasseurs, et plus seulement rabatteurs comme c'était encore le cas l'an dernier lors de la dernière chasse aux bisons.

Je leur ai donc fabriqué des lances.

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Cheval Fougueux, lui, a 21 ans, il est chasseur depuis longtemps et les fait profiter de son expérience en leur expliquant quelques astuces sur le maniement de la lance. Il reste derrière eux et les regarde lancer leur lance pour corriger leurs erreurs.

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.. mais son jeune frère Ours Debout doit encore et encore recommencer car sa lance tombe toujours au mauvais endroit. Soleil d'Automne commence à s'inquiéter pour son ami car la chasse au bison est très dangereuse.

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Avouez qu'ils ont fière allure mes petits guerriers !

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Quand ils se débrouilleront bien avec la lance, il devront encore s'entrainer au tir à l'ar, puis au maniement du tomahawk..... à suivre !

Je précise que je suis totalement anti-chasse de loisirs telle qu'elle est pratiquée de nos jours, mais que je trouve normale la chasse de susbsistance qui était pratiquée par les amérindiens dans le passé.

Je trouve par contre ANORMAL que, dans les temps modernes, les amérindiens se compromettent avec la chasse de loisir, pour de l'argent des blancs (en tant que guides de chasse) ou pour leur plaisir, car ils oublient que le Kitche Manitou, le Grand-Esprit, a dit que nous n'avions pas le droit de tuer, sauf en cas de légitime défense, ceci incluant de se nourrir et de se vêtir, soi-même et son clan.

Si les photos vous plaisent, vous pouvez les voir en très grand format, ou les télécharger, en cliquant sur ces liens : IMG_3438_1920  et  IMG_3443_1920

Bon mardi :-)

♥♥♥

05 février 2020

Naomie et les droits bafoués des femmes amérindiennes

(To translate, use the Google button at the top right) 

Parmi ma petite cinquantaine de poupées American Girl, il y en a 3 qui sont mes favorites.

Tout d'abord, il y a Rose-Marie, que vous connaissez plus sous le nom de Rose.

Puis il y a Belle, ma "mini-moi"

Et pour finir, il y a Naomie-Nïbin Blackburn, une jeune fille de 18 ans, d'origine amérindienne, elle étudie le cursus du baccalauréat en droit à l'université de Sherbrooke (ICI). Très fière de ses origines, elle milite activement pour le droit des femmes autochtones (c'est ainsi qu'on appelle les amérindiens au Québec). Précision : Nïbin veut dire "c'est l'été", en algonquin.

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Alors, pour bien marque ses origines, je lui ai tricoté un pull aux motifs rappelant les dessins traditionnels amérindiens, et je lui ai fait un sac dans le même esprit.

Et je lui ai même mis mes plumes-bijoux préférées, celles en émail cloisonné !

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Vous connaissez déjà son frère, Louis-Waban Blackburn, le petit ami de Marianne la rousse, mes étudiants en environnement.

WABAN

 Mais vous connaissez aussi leurs ancêtres d'il y a 6 générations :

Parle avec le vent :

PARLE AVEC LE VENT

et sa fille, Lumière du matin :

Étoile du matin

 elle-même mère de Soleil d'automne et Pluie de printemps :

PLUIE DE PRINTEMPS

SOLEIL D'AUTOMNE

Ces 6 personnages sont tous des poupées American Girl du modèle Kaya, mais ils sont tous légèrement différents.

C'est vraiment ce que j'apprécie dans ces poupées, bien que considérées comme "fabriquées en grandes séries", elles ne se ressemblent pas de manière parfaitement identique. Et c'est pareil pour les autres modèles dont j'ai plusieurs versions, pas seulement pour mes Kaya.

Je lui ai fait faire une petite séance de photo en extérieur lors d'une sortie-courses à Sherbrooke :

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Pour en revenir à la raison de son militantisme, c'est le mépris envers les femmes autochtones qui est en cause au Canada.

Pour deux raisons.

La première, c'est que si un homme indien se marie avec une femme non indienne, leurs enfants auront la reconnaissance du statut d'indien par le gouvernement.... mais si une femme indienne se marie avec un homme non indien, elle pert son statut et ses enfants n'y ont pas droit !!!

https://ciddhu.uqam.ca/fichier/document/femmes-autochtones-au-canada_fr.pdf

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1147517/femmes-autochtones-statut-transmission-droits-descendance-loi-indien

La seconde, c'est que plus de 1000 femmes autochtones ont été victimes de meurtres ou on disparu, et ceci dans l'indifférence quasi totale du gourvernement encore :

https://www.ababord.org/Le-Canada-abandonne-les-femmes

Entre 1980 et 2012, selon les chiffres de la Gendarmerie royale du Canada, 1181 cas de meurtres et de disparitions d'Amérindiennes canadiennes ont été déclarés à la police. Proportionnellement, c'est comme si 55.000 Françaises avaient été assassinées ou s'étaient volatilisées, dans l'indifférence quasi générale.

Aujourd'hui, les femmes autochtones –c'est-à-dire les Premières Nations, les Métis et les Inuits– représentent 24% des victimes d'homicides alors qu'elles ne constituent que 4% de la population féminine du Canada. En clair, elles sont 12 fois plus susceptibles d'être assassinées ou portées disparues que toute autre femme au Canada, et 16 fois plus que les femmes blanches.

Une commission d'enquête nationale a mis plusieurs mois pour rendre finalement, le 3 juin 2019, un rapport d'enquête nationale consacrée aux femmes et aux filles autochtones disparues ou assassinées au Canada. 

Dès sa publication, le rapport, intitulé Réclamer notre pouvoir et notre place, a suscité une vague de polémiques. En cause, l'utilisation par le document du terme «génocide», martelé 122 fois aux côtés des mots «colonisation», «meurtre» et «viol». 

Le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, s'est alors montré frileux à l'idée de reprendre ce terme à son compte, préférant plutôt parler de «génocide culturel» !!

Catherine Flynn, professeure associée à l'Université du Québec à Rimouski qui a travaillé sur les violences faites aux femmes autochtones, le confirme: «Il est impossible d'en parler sans aborder le contexte colonialiste dans lequel les femmes ont vécu et continuent de vivre, notamment avec les écoles résidentielles.»

Les écoles résidentielles, ce sont les pensionnats autochtones, des écoles religieuses financées par l'État, créées pour assimiler les enfants autochtones dans la culture eurocanadienne (canadienne d'ascendance européenne). L'objectif affiché était clair, il s'agissait de «tuer l'Indien dans l'enfant».

https://www.cliquezjustice.ca/dossiers-speciaux/pensionnats-autochtones-150-ans-d-injustice-a-reparer

À partir des années 1830, environ 150.000 enfants ont été arrachés à l'âge de 3 ans à leurs familles pour être éduqués selon les dogmes chrétiens. Il leur était interdit de parler leur langue, on les lavait même à l'eau de Javel pour blanchir leur peau. Les sévices et agressions sexuelles étaient courantes et plus de 4.000 enfants y sont morts.

Ces pensionnats ne sont pas de l'histoire ancienne: le dernier a fermé ses portes en 1996. Si les gouvernements successifs ont présenté leurs excuses, les conséquences dévastatrices de ces écoles se font toujours sentir chez les survivants et leurs descendants.

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/723529/pensionnats-autochtones-genocide-culturel-selon-commission-verite-reconciliation

«Dépassés par cet héritage, nombre d'entre eux ont succombé au désespoir et à la dépression. De nombreuses vies ont été perdues dans l'abus d'alcool et de drogues», lit-on dans le rapport de la Commission de vérité et réconciliation de 2015.  Ces traumatismes peuvent expliquer que des autochtones en arrivent à reproduire les violences qu'ils ont subies.

Certains Canadiens sont d'ailleurs tentés de rejeter la responsabilité des violences infligées aux femmes autochtones sur les hommes de leur communauté et leurs comportements à risque. Or, selon l'Institut national de la santé publique, ces comportements «sont plutôt le reflet de bouleversements identitaires engendrés notamment par les pensionnats ».

Ils sont aussi la conséquence «de la détresse occasionnée par les conditions de vie défavorables: pauvreté, surpeuplement des logements, faible accès à l'emploi et à l'éducation, etc dans les réserves ».

Pour échapper à cette violence, les jeunes femmes quittent leur communauté et se retrouvent dans les villes où certaines sont exploitées sexuellement ou deviennent sans-abri. C'est alors un autre type de violence, extérieure à leur communauté cette fois, qui s'abat sur elles.

Les femmes autochtones se situent donc à la croisée de plusieurs discriminations : elles sont violentées car :

1) elles sont des femmes,

2) elles ne sont pas blanches

3) elles sont pauvres.

Et personne ne fait rien, ou presque. c'est comme si l'État accordait moins de valeur à la vie de ces femmes.

Je pense que vous me sentez un peu énervée là ! non seulement en temps qu'épouse d'un métis, mais aussi parce que j'ai participé à faire circuler des pétitions et réclamations pour le droit des femmes autochtones pendant des années, et la révolte que je sentais en moi à l'époque se regonfle à chaque fois que je pense à ça.

Voilà pourquoi la jolie Naomie milite.... 

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Bon mercredi :-)

♥♥♥

29 janvier 2020

Petite neige sème la panique

Lueur lointaine est une jeune fille de 17 ou 18 ans, avec une déficience mentale.

Elle avait environ un an quand elle a été rapportée lors d'une attaque de représailles menée contre une tribu voisine qui en avait fait autant quelques semaines plus tôt.

À cette époque, Lumière du matin pensait qu'elle ne pouvait pas avoir d'enfant, alors elle l'a adoptée.

Quand la jeune femme s'est rendue compte du problème de l'enfant, elle lui a donné ce nom, Lueur lointaine, car cela évoquait le regard de la petite, qui semble toujours errer, même quand elle écoute ce qu'on lui dit. 

Malgré tout, Lumière du matin a eu trois enfants ensuite : Soleil d'automne, 16 ans, puis Pluie de printemps, 15 ans, et enfin Petite neige, 8 ans.

Lueur lointaine et Petite neige s'entendent bien. C'est même surprenant de voir qu'elles semblent se comprendre, comme si le petite savait atteindre l'esprit de la jeune fille mieux qu'aucun des autres membres de la tribu. Alors quand on cherche l'une, on trouve généralement l'autre avec elle.

Et aujourd'hui.... les deux avaient disparu.

Il faisait un froid mordant, et le jour commençait à décliner. Alors Lumière du matin est allée voir sa mère, Parle avec le vent, persuadée qu'elles étaient avec elle au chaud sous le tipi de l'aïeule, car elle sait que les deux filles aiment aller l'écouter raconter des légendes, même si il est probable que Lueur lointaine ne comprend pas grand chose aux histoires qu'elle écoute pourtant sagement.

Mais non, elles n'y étaient pas.

Lumière du matin a commencé à vraiment s'inquiéter car le froid allait bientôt s'intensifier avec la tombée du soir.

Elle est allée chercher Soleil d'automne et Pluie de printemps, et accompagnés de Parle avec le vent, ils se sont mis à les chercher en formant des cercles de plus en plus grand autour du camp, en les appelant à tue-tête.

Au bout d'un moment, ils se sont vraiment inquiétés : car bien que les attaques inter-tribales aient cessé depuis l'installation du village des blancs à proximité, cela pourrait malgré tout arriver à nouveau. Auraient-elles été enlevées ?

Ils continuent à chercher, et à appeler. Lumière du matin est de plus en plus anxieuse, elle court, ses longs cheveux flottant derrière elle au rythme auquel bat son coeur de mère inquiète.

Tout à coup, Pluie de printemps s'écrie : "les voilà" !

En effet, Lueur lointaine et Petite neige arrivent tranquillement, sans avoir la moindre idée que grand-mère, mère, frère et soeur aient pu s'inquiéter pour elles ! 

- Mais où étiez-vous passées ? demande Lumière du matin.

- Réalisez-vous que vous nous avez tous inquiétés ? ajoute Parle avec le vent.

Petite neige les regarde d'un air étonné et dit :

- Mais nous étions juste allées dans la forêt pour essayer d'apercevoir le gros hibou qu'on entend hululer la nuit !

Parle avec le vent a l'air très sérieuse et lui dit :

- Ne pas avertir et dire où vous alliez n'est pas respectueux. Tu as fait passer votre plaisir avant notre inquiétude, ce n'est pas bien.

La fillette se rappellera de cette leçon, car dans les communautés amérindiennes, le respect des aînés et des autres membres de la tribu passe avant tout.

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Petite neige, la jeune soeur de Soleil d'automne et Pluie de printemps, est le dernier ajout à mon groupe amérindien.

Elle est également de la marque American Girl, mais c'est Ashlyn de la série Wellie Wishers (voir ICI),  des poupées de 36,8 cm (14,5 ") qui sont prévues pour être les petites soeurs des grandes 46 cm (18 "). Elles ont le gabarit des Chérie de Corolle.

Je lui ai retiré sa perruque originale pour lui mettre un perruque à deux nattes (après une légère adaptation à la taille de sa tête). Il me reste à reprendre sa robe que je trouve trop longue pour elle.

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Après cette escapade dans la neige, je pense que la fillette sera plus raisonnable la prochaine fois..... mais.......... à suivre !

Bon jeudi :-)

♥♥♥

 

25 décembre 2019

Ma tribu amérindienne, et le pouvoir des femmes

Je ne vous ai pas encore présenté tous les membres du clan Miskwaadesi, de la tribu des  Minode'e.

Miskwaadesi veut dire Tortue peinte, et Minode'e veut dire gentil, et/ou généreux, dans la lange anishinaabemowin, ou plus simplement en ojibwe, une langue algonquienne qui a survécu, et qui est quasiment identique à l'algonquin que parlait la famille de mon mari autrefois (avant l'intégration forcée dont je parlerai bientot).

Voici donc les membres du clan, que vous retrouverez au fil du temps dans diverses aventures, vous faisant ainsi découvrir mode de vie, rites, traditiones et légendes de ce monde qui fait souvent rêver, parfois à tort, et parfois à raison. 

Notez bien que ce clan et cette tribu sont purement imaginaires, de manière volontaire, car cela va me permettre de vous raconter certaines pratiques traditionnelles de diverses nations amérindienne d'Amérique du nord, mais sans mettre aucune nation en cause quand ces pratiques ne seront pas obligatoirement plaisantes pour notre regard d'occidentaux du XXIe sièce .

 

Commençons d'abord par Parle avec le vent, c'est la Midew de la tribu, c'est à dire une femme médecine, entre guérisseur et guide spirituel. Elle est la mère de Étoile du Matin, et la grand-mère de Soleil d'automne et de Pluie de printemps.

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Étoile du matin, 30 ans. Femme tranquille, mais ferme et décidée. Fille de Parle avec le vent, mère de Pluie de printemps et Soleil d'automne, mère adoptive de Lumière lointaine. Elle est sage-femme, celle qu'on appelle pour les naissances.

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Pluie de printemps a 15 ans, elle est calme, observatrice, mais assez impatiente, ce qui lui joue parfois quelques tours. Elle a des vues sur l'ami de son frère, Ours debout, qui lui plait bien.

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Soleil d'automne a 16 ans, c'est un jeune brave, mais il est très posé, sage et calme.

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Il est fiancé avec Sourire tranquille, 15 ans, une demoiselle au caractère taquin, et un peu tête en l'air.

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Ours debout, est le meilleur ami de Soleil d'automne.

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Cheval fougueux est le frère aîné de  Ours debout ; c'est un jeune guerrier impulsif .

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Lune d'argent est la soeur aînée de  Sourire tranquille et l'amie de Étoile du matin ; elle est l'épouse de Cheval fougueux. Elle a une fille, nommee Deux plumes blanches. 

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Lumière lointaine a été rapportée par les guerriers quand elle était bébé, trouvée pataugeant dans la rivière, auprès du corps de sa mère, à la suite à une bataille inter-tribale. Elle a été adoptée par Étoile du matin. Elle est un peu "attardée" et très entourée par la tribu car les amérindiens attribuaient beaucoup de respect aux personnes handicapées.

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Comme la plupart des peuples amerindiens du nord de l'Amerique du nord, comme le Canada, par exemple les Iroquois (dont je décris les réelles traditions ci-dessous), notre tribu des Minode'e est essentiellement matriarcale.

Au temps des premiers contacts (autour de 1650), la femme occupait une position sociale très enviable si on la compare aux sociétés occidentales de nos jours.

La fonction procréatrice y est valorisée et les mères exercent une forte autorité sur leurs filles et fils.

La femme occupe une place centrale dans le discours religieux, ses connaissances en matière médicale sont reconnues et elle détient souvent un droit de vie ou de mort sur les prisonniers de guerre.

La terre est propriété des femmes.

Elles ont un droit de véto sur toutes les décisions des hommes. 

Ce rôle leur donnait même le pouvoir d’inciter les chefs de guerre à organiser des expéditions pour venger la mort des membres de leur famille.

La descendance se fait par le lien maternel. 

L’usage d’un objet entraînant sa possession chez les nations amerindiennes, la mère, qui a charge de la demeure et de ses provisions, est maîtresse du tipi et de ce qu’il renferme ; l’homme ne possède que ses armes et ses instruments de pêche et de chasse.

Les enfants appartiennent à la mère, qui les a engendrés, nourris, élevés et logés.

La fille ainee, lorsqu’elle se marie, ne quitte pas le tipi maternel ; le mari est un hôte, qui doit lui procurer des vivres.

Le foyer servant à la préparation des aliments est propriété de la mère et devient celle de sa fille aînée, quand elle meurt. 

Les matrones du clan contrôlaient la répartition de la nourriture et des autres marchandises qui assurent le bien-être du groupe.

Une précision importante : toutes les nations amérindiennes n'étaient pas de régime matriarcal comme les Iroquois, loin s'en faut. Dans beaucoup de nations, la femme était un objet qui pouvait être vendu ou échangé, et plusieurs nations était polygames.

Mais pour ce qui concerne le clan de Parle avec le vent,  c'est bien ce régime matriarcal qui s'applique. Voilà pourquoi Soleil d'automne a proposé le mariage à Sourire tranquille en lui offrant deux chevaux (ceux qui s'étaient échappés ICI ) qui deviendront sa propriété à elle exclusivement.

Pour en revenir à ce principe matriarcal, il est à regretter qu'il ait volé en éclat lorsque les blancs et la religion ont pris le contrôle des nations amérindiennes du nord, les obligeant à devenir patriarcales comme cela se faisait dans les pays colonisateurs venus d'Europe.

Bon jeudi :-)

♥♥

 

 

 

11 décembre 2019

Soleil d'automne fait la tête

Les juments, que Soleil d'automne avait offertes à Sourire tranquille pour faire sa demande en mariage, ont profité du redoux qui a fait fondre presque toute la neige (redoux anormal en cette saison) pour s'échapper et aller brouter l'herbe réapparue.

Soleil d'automne et son ami Ours debout sont allés les rattraper.

Les voici au retour.

Soleil d'automne n'est pas très content de la négligence de Sourire tranquille qui n'a pas assez surveillé ses juments.

Ours debout a du mal à ne pas sourire en imaginant la future dispute des deux amoureux car il sait que sa soeur Sourire tranquille saura vite se faire pardonner.

Pluie de printemps connait le mauvais caractère de son frère et s'inquiète de ce qu'il va dire à son amie Sourire tranquille.

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Mais l'herbe n'est pas restée découverte longtemps car il s'est mis à re-neiger peu de temps après.

Bon jeudi !

♥♥♥

25 juillet 2019

Cueillette et conservation des fruits chez les amérindiens + régime alimentaire de l'ours

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Les plantes sauvages comestibles constituaient une part importante de la nourriture traditionnelle des amérindiens. Plus de 250 plantes étaient cueillies à des fins alimentaires (et environ 400 espèces pour la médecine traditionnelle).

Les fruits sont la partie de la plante la plus consommée bien sur, mais les noix, les jeunes pousses et les parties souterraines de certains fruitiers étaient aussi utilisés (rappelons qu’en période de disette hivernale, le lichen, l'écorce et les racines de certaines plantes étaient également prélevés et consommés).  

La cueillette des petits fruits a toujours fait partie du mode de vie traditionnel des amérindiens. La cueillette était faite par les femmes et les enfants, parfois sous la surveillance d’un jeune guerrier ; c’était l’occasion l'occasion de visiter le territoire, de renforcer ou créer des liens, et de transmettre le savoir-faire alimentaire et médicinal.

Ici, nous voyons, de gauche à droite : Soleil d'automne, le jeune guerrier de 16 ans, qui accompagne sa soeur Pluie de printemps, ainsi que Feuille dans le vent (leur jeune soeur), et Sourire tranquille (sa fiancée). Il a pris son arc et son fusil car il y a des ours dans ce secteur ; les ours ne sont pas dangereux, car ils se sauvent quand un humain s'approche, mais on ne sait jamais ce qui pourrait se passer, et il vaut mieux être prudent si ils rencontraient un vieux mâle solitaire perclus de rhumatismes (comme ils le sont souvent en vieillissant, ce qui les rend agressifs à cause de la douleur). 

Pluie de printemps et Sourire tranquille ont 15 ans ; elles connaissent parfaitement les baies comestibles, et enseignent à la jeune Feuille dans le vent (13 ans) à les reconnaitre et les cueillir correctement sans abîmer la plante mère afin qu'elle continuer à donner ses fruits.

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La cueillette des baies s'étendait de juillet jusqu'aux gelées.  

Elle débutait avec les fraises, suivies des framboises, de la camarine (Empetrum nigrum) ; suivie en août des bleuets, des petites poires (Amelanchier alnifolia) et de la chicouté (Rubus chamaemorus), puis en septembre et octobre, de la canneberge, le raisin d'ours (Arctostaphylos alpina), la viorne trilobée et l'airelle vigne d'Ida (Vaccinium vitis-idaea), les «graines rouges» (airelles vigne d'Ida.

Diverses méthodes de conservation étaient pratiquées :

-          les baies entières étaient laissées au soleil ou déposées sur des treillis au dessus d'un feu ; une fois déshydratées, elles étaient remisées dans des sacs de peau, ou réduites en poudre puis mélangées avec de la graisse animale.

-          les bleuets, canneberges et airelles étaient bouillis pendant deux ou trois heures pour obtenir une pâte qui était ensuite compressée en blocs qu’on faisait sécher au soleil sur des morceaux d'écorce ; les blocs étaient régulièrement retournés jusqu’à séchage complet ; une fois secs, ils étaient disposés dans un contenant d'écorce qu'on enterrait. Cette sorte de « pâte de fruits » se conservait pendant plusieurs mois ; pour la consommer, le bloc était laissé à tremper jusqu’à réhydratation.

Ces fruits séchés étaient

-          ajoutés au repas de base des amérindiens : la Sagamité (une soupe qui bouillonnait en permanence, dans laquelle étaient rajouté ce que les chasseurs et les cueilleurs rapportaient au fil des journées comme viandes, poissons, racines, graines et fruits, enrichie avec de la graisse animale, aromatisée avec des herbes, et adoucie avec de l’eau d’érable, ou du sirop d’érable).,

-          incorporés aux galettes de maïs pour leur donner du gout,

-          utilisés dans des recettes médicinales

Lors de son premier voyage en 1534, Jacques Cartier avait noté la présence de petits fruits connus en France: groseilliers blancs et rouges, fraises et framboises. Samuel de Champlain précisa également que les Amérindiens les font sécher comme «nous le faisons des pruneaux en France » et décrivit  l'utilisation des fruits séchés dans certains plats, « telle la galette de maïs et pour donner goût à leur Sagamité ». Le récollet Gabriel Sagard raconta que « les fruits séchés donnent du goût aux galettes qu'ils font cuire sous les cendres, car elles sont fort fades». 

Au bout d'un moment, Soleil d'automne se fatigue d'entendre les filles parler de sujets qui lui semblent sans intérêt... et le voilà qui ronchonne :

- non mais franchement, des ours ! comme si il y avait des ours qui supporteraient d'entendre jacasser comme ça ; si il y en a un dans ls parages, il doit avoir fui depuis longtemps !!!

Attention Soleil d'automne : il y en a pourtant un qui vous observe ! Le voyez-vous ?

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L'ours est un animal timide, mais curieux ; ils les a donc observés tranquillement.

Puis lorsqu'ils sont repartis, il est sorti pour manger des fruits à son tour. Car les ours sont friands de fruits eux aussi !

Le régime alimentaire des ours est principalement d’origine végétale : en premier lieu des feuilles tendres et de l'herbe au printemps, mais dès qu'ils sont murs,la gourmandise leur fait vite préférer les bleuets, les fraises, les baies de shépherdie, de sureau et d’amélanchier, les cerises noires et les pommes ! Ils affectionnent également les glands, les noisettes et les faînes.Ajoutons aussi certains insectes ,comme les fourmis dont ils raffolent (ils retournent des vieilles souches et des pierres pour en trouver !). Et finalement, mais en très petite quantité, leur menu comporte du poisson, des petits mammifères et des oiseaux, mais ceci représente moins de 10 %  du total de leur alimentation.

 

Retour en 2019 :j'espère que cette petite leçon de vie des amérindiens du Canada vous aura plu !

Passez un bon jeudi :-)

♥♥♥

09 mai 2019

Capture d'une jument pinto + éducation des enfants (+ fond d'écran) - Capture of a mare pinto + wallpaper

Soleil d'automne est un jeune homme maintenant. Il doit commencer à penser à son avenir.

Il est parti capturer une belle jument pinto suivie d'un poulain.

Il va patiemment la dresser, et pense offrir le poulain à Sourire tranquille quand il a demandera en mariage l'an prochain pour ses 15 ans.

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Ne soyez pas surpris de l'âge, les amérindiens se mettaient en couples très jeunes.

Certaines nations étaient monogames, d'autres étaient polygames. 

Certaines nations étaient patriarcales, d'autres étaient matriarcales.

Dans tous les cas, les enfants étaient le but d'une vie car ils étaient considérés comme la richesse de la tribu, c'est à dire son avenir. Ils étaient particulièrement entourés et éduqués, notammment par les aînés dont c'était une des principales occupations (c'est là l'origine des légendes amérindiennes, basées sur les animaux dotés de comportement humains, donnant ainsi des leçons aux enfants "en douceur"). Les mères et les femmes de la tribu les gardaient près d'elles jusqu'à l'âge où les garçons rejoignaient les hommes pour apprendre leurs futurs devoirs : chasse, guerre, défense de la tribu et attaque de la tribu ennemie voisine, puis étaient considérés comme homme à part entière, avec l'attribution d'un nouveau nom vers l'âge de 14 ans.

Bien que les amérindiens aient été frustres et assez primitifs (contrairement à ce qui se raconte depuis les années 70, où des rêveurs tripeux essaient de les faire passer pour des grands philosophes écologistes et ouverts à tout, ce qui est vraiment très loin de la vérité), ils avaient toutefois une sagesse que nous avons perdue : les enfants sont notre avenir, et on doit s'occuper d'eux soi-même pour leur apprendre sagesse et justice, pas s'en débarasser du matin au soir, week-ends et vacances compris, comme d'objets encombrants, en attendant que ce soit la société qui les éduque. Je repense notamment à la réflexion d'une collectionneuse de poupées américaine, professeur, qui, un soir, à écrit en gros caractères sur Facebook : "Si je suis professeur, je suis là pour apprendre à votre enfant les maths, la géographie ou la littérature, mais absolument pas pour lui apprendre à dire S'il te plait ou Merci".

Bref, pour en revenir à mes petits personnages, voici donc pourquoi le jeune Soleil d'automne pense déjà à se marier avec Sourire tranquille !

Si la photo ci-dessus vous plait, je vous l'offre en fond d'écran 1920 pixels plan large :

IMG_0786-1920à télécharger ici : IMG_0786_1920

Pour celles qui se demandent pourquoi je parle si souvent des amérindiens, je vous rappelle, si vous ne le saviez pas encore, que mon mari est métis algonquin !

Bon vendredi :-)

Bises

08 décembre 2018

Une très vieille photo + la nourriture des amérindiens en hiver - Very old photo + native winter food

(for translation, use the button at the top left / para traducción, use el botón en la parte superior izquierda)

J'ai rencontré Kaya et ses 3 amies de la tribu qui se déplaçaient avec difficulté dans la neige, accompagnées d'un groupe de chien de traineau.

Elles étaient emmitouflées dans des fourrures jetées par dessus leurs robes de peau de daim, pour tenter de lutter contre le froid.

La vie n'était pas facile durant l'hiver pour les amérindiens de la moitié nord des USA et du Canada.

Ici, une photo "d'époque" :

IMG_1431-1-old

 et ici, une version plus colorée :-)

IMG_1431-1-2

Si cela vous intéresse, voici une autre version avec un cadrage beaucoup plus large du décor et des arbres, en fond d'écran 1920 x 1080 pixels : cliquez ici  IMG_1431_1920  ou avec un angle légèrement différent, cliquez ici IMG_1439_1920

 

Savez-vous que dans la culture des amérindiens du nord, il y avait 6 saisons, et non pas 4 comme c'est la règle dans notre calendrier ? Les voici, avec les appellations de chacun des mois (pas les mois du calendrier, mais en fonction des cycles de la lune) :

La saison du grand sommeil, celle de la haute neige et des grands froids.

Janvier = Mois le plus long

Février = Mois où les pierres se fendent

La saison du réveil, avec la fonte des neige et "le temps des sucres" (récolte de l'eau d’érable).

Mars = Mois des grandes tempêtes de neige

Avril = Mois où la glace craque

La saison du renouveau, quand la neige ne recouvre plus le sol et que les oiseaux migrateurs reviennent.

Mai = Mois des feuilles

Juin = Mois des fraises

La saison de l'épanouissement, la saison de la pêche et de la cueillette.

Juillet = Mois des baies

Août = Mois des récoltes

La saison des provisions, la saison de la chasse.

Septembre = Mois du chevreuil (cerf de Virginie)

Octobre = Mois de l'orignal (élan)

La saison du l'endormissement, saison de la trappe pour la fourrure

Novembre = Mois où le silence se fait

Décembre = Mois des temps long

Et je vous confirme que cela correspond vraiment à ce que nous vivons ici, je suis entièrement d'accord avec leur découpage en 6 saisons.

Comment survivaient-ils à ces hivers ?

Durant la belle saison, ils tentaient de faire des réserves de vivres et fourrures suffisantes pour passer à travers de 5 à 6 longs mois d’hivers rigoureux, tant pour la nourriture que pour les couvertures pour se protéger du froid.

Ils faisaient des provisions de poissons et viande que les hommes chassaient et pêchaient, et que les femmes dépeçaient, puis fumaient ou séchaient. La viande séchée était aussi souvent conservée dans la graisse. Elles conservaient les peaux qu'elles tannaient, ainsi que les tendons qu'elles effilaient et les os qu'elles nettoyaient afin que les hommes les travaillent pour en faire couteaux et objets divers.

Les femmes et les enfants ceuillaient les fruits et les baies, ainsi que des plantes racines, puis les séchaient. Ils ramassaient aussi les noix de pin (pignons) qu'ils conservaient en creusant des trous où ils les enfouissaient pour éviter qu’elles ne gèlent trop (la terre peut geler jusqu'à 80 cm de profondeur dans ma région, et pourtant je suis tout au sud du Canada !).

Quand ils la mangeaient fraiche, durant la belle saison, la viande comme l’ours, le lièvre,la perdrix, l'écureuil, le porc-épic, la marmotte, etc, était rôtie ou préparée dehors, en un ragoût collectif qui était "rallongé" à chaque fois qu'un chasseur du clan rapportait une nouvelle viande quelconque à rajouter dans la marmite, on rajoutait alors de l'eau et des racines sauvages (carottes, etc). 

Durant la mauvaise saison, ces provisions étaient consommées à nouveau sous forme de ragout confectionnés sur le feu dans le centre du tipi, avec le poisson et la viande séchés dans la graisse, ou fumée ; ragout qu'on rallongeait sans cesse en faisant fondre de la neige et en rajoutant du poisson, de la viande, des fruits et racines séchés.

Ils donnaient du gout à leur nourriture en ajoutant des herbes sauvages comme l'ail des bois et la menthe sauvage, mais aussi les baies de genévrier et les fruits séchés. Ils brûlaient également certaines feuilles afin d’obtenir une cendre au gout un peu salé.

Les fruits séchés et les noix servaient de coupe-faim car il fallait économiser la nourriture dans la mesure où on ne sait jamais si le printemps sera précoce où tardif, même parfois très tardif.

Bien sur l'espérance de vie n'était pas longue (environ 40 ans lors de l'arrivée de blancs), et les carences diverses dues à cette alimentation limitée et à l'hivernage provoquait de nombreux problèmes (dents, etc).... sans compter les tueries perpétuelles entre tribus.

La vie était donc vraiment rude pour les amérindiens... rien à voir avec l'idéalisation des films, romans et fausses histoires et légendes qui se propagent sur le net. 

Peut être l'ignoriez-vous, mais il y a de la neige un peu partout en amérique du nord durant l'hiver... bien sur, au Canada, mais voici une carte où vous verrez tous les endroits où il tombe de la neige aux USA, avec les mois des premières chutes :

ScreenShot01023

 

 

Une dernière image pour clore ce message :

native-americans-winter

Bon samedi :-)

♥♥♥