14 janvier 2020

Parle avec le vent raconte la légende de la queue du Lapin

Cette fin d'après-midi, Pluie de printemps et sa grand-mère Parle avec le vent revenaient de soigner un malade dans un tipi du village.

Pluie de printemps a beau avoir 15 ans, elle aime toujours autant quand sa grand-mère lui raconte les légendes traditionnelles qu'elle lui contait dans son enfance (c'est ainsi que les aînés éduquaient les enfants amérindiens : au travers des légendes des animaux).

Et pour oublier leur longue marche dans le froid, elle demande à Parle avec le vent de lui raconter encore une fois pourquoi les lapins ont la queue si courte.

Glissons-nous derrière elles, et écoutons les discrètement...

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Parle avec le vent sourit, et commence à raconter :

À l'époque où le monde était jeune, Lapin avait une très longue queue touffue. En fait, sa queue était plus longue et plus touffue que la queue de Renard. 

Lapin était très fier de sa queue et il racontait constamment à tous les autres animaux à quel point sa queue était belle.

Un jour, Renard est devenu si fatigué d'entendre Lapin se vanter de sa queue qu'il a décidé de mettre un terme à la vantardise de Lapin une fois pour toutes.

Il attendit que le temps devienne si froid que les eaux du lac et des rivières gèlent. 

Alors, Renard descendit au lac avec quatre superbes gros poissons. Arrivé au lac, il fit un trou dans la glace, attacha les quatre poissons à sa queue, puis s'assit et attendit que Lapin vienne.

Lorsque Renard le vit arriver, il a laissa rapidement tomber sa queue dans l'eau froide.

Lapin sauta en quelques bonds légers jusqu'à Renard et lui demanda : "Qu'est-ce que tu fais ?"

"Je pêche, Lapin", répondit Renard.

"Avec ta queue ?" s’exclaffa Lapin !

"Oh oui, c'est la meilleure façon d'attraper le plus de poisson", dit Renard d’un air de confidence.

Perplexe, Lapin dit: "Depuis combien de temps pêches-tu ?"

Renard mentit et dit: "Oh, seulement une quinzaine de minutes."

"Ah ! et as-tu déjà attrapé du poisson ?" demanda Lapin d’un ton de doute.

Renard releva sa queue et montra les quatre gros poissons accrochés dessus.

"Wow ! et que comptes-tu faire avec ce poisson ?" s’enquit Lapin.

Renard expliqua : "Eh bien, je pense que je vais venir pêcher de temps en temps pendant environ une semaine. Ensuite, je vais emmener tous ces poissons au village voisin et les échanger contre un beau peigne à queue. Il n’en reste plus qu’un seul chez celui qui sait les faire, et je le veux vraiment pour peigner ma superbe queue".

Lapin pensa : "Si je pêchais toute la nuit entière, je parie que j'aurais assez de poisson demain matin pour faire du commerce au village avant Renard. Ensuite, je pourrais avoir moi-même ce peigne de queue. J’en ai plus besoin que lui parce que ma queue est bien plus belle et touffue que la sienne !"

Renard se leva : "Il se fait tard et j'ai froid. Je pense que je reviendrai peut-être pêcher un peu plus demain matin. A bientôt, Lapin." 

Et Renard partit.

Dès qu’il fut hors de vue, Lapin laissa tomber sa queue dans l'eau glacée du lac. 

Brrrrr, c’était froid ! 

Mais Lapin se ressaisit et se dit : "Oh, non. Je veux ce peigne de queue plus que tout au monde, je dois supporter le froid pour pêcher plein de poissons." 

Il s’assit donc sur le trou, avec la queue plongée dans la glace et essaya de "pêcher" toute la nuit.

Le lendemain, juste après que le soleil se soit levé, Renard revint. 

Il dit: "Qu'est-ce que tu fais là, Lapin?" 

Lapin répondit en claquant des dents : "Je pppppêêêchhhhe, Rennnnaarrd."

 "As-tu attrapé du poisson?" s'enquit Renard. 

"Nnnnonn ! les ppppoissoooons ne vvvviennent ppppeut-être pppppas la nnnnnuit.’ répondit Lapin.

Il voulu se lever, mais il ne pouvait pas bouger. 

"Reeennnaaaard, tu pppeux m’aaaaider ?" demanda-t-il.

Renard, avec un grand sourire sur son visage, se mit derrière Lapin, et le poussa tellement énergiquement que Lapin sortit du trou et atterrit de l'autre côté du lac (c'était un tout petit lac).

Mais sa belle queue avait gelé, et elle avait cassé en restant coincée dans l'eau gelée.

Et c'est pourquoi à partir de ce jour, Lapin a eu désormais une queue très courte et que les hommes ne le chassent plus pour sa fourrure mais pour sa viande.

Ce fut sa punition pour avoir été orgueilleux et envieux.

Mais comme le Grand-Esprit est équitable, et que Renard avait malgré tout joué un très mauvais tour à Lapin, à partir de ce jour, les hommes remarquèrent la belle queue de Renard et se mirent à le chasser pour sa fourrure.

 

Bon mardi :-)

♥♥♥

 

Posté par Guyloup à 02:29 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
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15 novembre 2019

Chiens paresseux et températures fraîches

Ce soir, Soleil d'automne ronchonnait :

- il est temps de ressortir le traineau pour l'hiver, mais on va devoir entrainer les chiens parce qu'ils sont devenus paresseux pendant l'été, s'est-il écrié !

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Je sais qu'en voyant la teinte bleutée, vous vous direz qu'il n'a pas l'air de faire chaud en cette fin d'après-midi.

et bien vous aurez raison !

Quand il fait de telles températures à 13 h 55 :

scree822 il ne peut pas faire très chaud à 16 h 15,  heure à laquelle la photo a été prise,  quand la lumière commence à baisser !

C'est pourquoi mes petits amérindiens sont emmitouflés dans de chaudes fourrures, de la tête aux pieds.

J'ai vu qu'il y a de la neige sur certaines régions de France également, alors bon courage à celles qui sont concernées ; restez au chaud, et ne sortez que si c'est vraiment nécessaire.

Bon vendredi :-)

♥♥♥

N'hésitez pas à me laisser un petit commentaire ci-dessous, le le lirai avec le plus grand plaisir  (NB : je répondrai à toutes questions que vous poserez, demandes de précision, etc). 

12 décembre 2018

Le meilleur ami de la femme ????? ou presque...

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Avant l'arrivée des blancs, le seul animal domestiqué de l’Amérique du Nord était le chien. Cet animal avait accompagné les premiers asiatiques qui ont traversé depuis la Sibérie par le détroit de Bering à la fin de la dernière glaciation, il y a 16 500 à 13 000 ans, pour s'installer ensuite dans les deux Amériques, devenant le peuple Amérindien. 

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Pour comprendre ce qui suit, on se rappellera que les chevaux n'étaient présents que dans les tribus de l'extrème sud des USA. En effet, le cheval n'étant pas originaire d'Amérique, mais introduit par les conquistadors lors de leur conquête en Amérique du sud, les chevaux ne sont arrivés en Amérique du nord que très tard, et sont restés cantonnés aux endroits occupés par les Espagnols. Quelques uns de ces chevaux s'échappaient, c'est ce qui a donné les fameux Mustangs sauvages dans les montagnes Rocheuses. 

Selon les premiers colons, les chiens qui se trouvaient dans les campements indiens, bien que différents en taille et couleurs, avaient les caractéristiques communes suivantes : ils hurlaient plus qu’ils ne jappaient, leurs oreilles étaient courtes et droites, et ceux du nord étaient pourvus d’une très épaisse fourrure. 

Ces chiens étaient indispensables à la vie des Amérindiens : comme traqueur pour débusquer les animaux pour la chasse, pour repérer les ours, les loups, carcajous et autres animaux dangereux, mais aussi pour servir de nourriture en temps de pénurie de viande et utiliser leur fourrure. 

Mais ils ne les utilisaient pas comme chiens de traits.

Apparemment, il n'y avaient tout simplement pas pensé.

Porter et tirer les objets lourds, c'était....... le travail des femmes

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Curieusement, et contrairement à ce qu'on imaginerait, cette pratique du chien de trait (tirant un travois ou un traîneau) a été introduite par les Européens avec leurs propres chiens (principalement des dogues, selon le naturaliste Louis Nicolas, 1634-1664 ; voir ICI) !

Ce sont en effet les premiers colons, autant anglais sur le territoire américain, que français au Canada, qui, en l’absence prolongée de chevaux et de carrioles, toujours promis par les officiels du roi, mais n'arrivant pas souvent, charriaient leur bois, leur eau et leurs provisions sur des traîneaux et des travois qu'ils faisaient tirer par leurs chiens. 

Pour qui ne sait pas ce qu'est un travois, voici de quoi il s'agit :

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Les Amérindiens, admiratifs de cette pratique, se mirent à dresser leurs chiens et à se fabriquer travois et traineaux.

En conséquence, cela libéra les femmes amérindiennes du port des fardeaux ! 

Ou tout au moins partiellement........

..... car en 1724, le commandant Bourgmont décrit dans un rapport à ses supérieurs la migration de printemps de 600 indiens adultes et leurs enfants près de la rivière Missouri, accompagnés de près de 300 chiens attelés à des travois, traînant chacun pour environ trois cents livres de peaux pour leurs tipis et tous autres ustensiles nécessaires à l'installation du nouveau campement d'été. Mais dans le même rapport, rédigé avec toute la rigueur et le sérieux militaire nécessaires, le Cdt Bourgmont, sans doute galant, s’étonnait également des charges que portaient les femmes sur leur dos.

Je crois que les mauvaises habitudes machistes ont la vie dure, quelque soit le peuple ou l'époque.

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Mais à la maison, pas de machisme autorisé.... et on voit ci-dessous le frère de Kaya la transporter en traineau à chiens, chaudement couverte par des fourrures.

Bien sur, on a plusieurs époques, le sépia pour les annés 1920, le noir et blanc pour les années 60, et la couleurs pour plus récent !

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Bonne journée

♥♥♥

08 mai 2018

Fleurs et traditions amérindiennes : la Trille rouge et l'Érythrone des sous-bois

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Lea s'est inscrite à un club de photo où elle a rencontré une nouvelle amie : Gabriella McBride. Cette dernière est aussi passionnée de photos de nature que Léa, qui l'a aussitôt invitée à se joindre à elle quand Callie l'amérindienne l'emmène découvrir la nature du pays de ses ancêtres.

Aujourd'hui, Callie les a donc emmenées toutes les deux dans le parc national où elle leur a montré les 2 premières fleurs des sous bois au printemps : la trille rouge et l'érythrone d'amérique.

Tout d'abord, elle leur a fait découvrir la trille rouge

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Elle leur a expliqué qu'en médecine traditionnelle amérindienne, la trille rouge était utilisée pour les "problèmes féminins" ; en effet, ses ancêtres l'utilisaient en tisane pour aider lors des accouchements, mais aussi pour traiter les désordres menstruels. Toutefois, la tille dégageant une odeur très nauséabonde, la tisane ne devait pas être très agréable à consommer !

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Ensuite, elle leur a montré l'érythrone d'Amérique.

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Cette plante à l'allure timide est un exemple de patience, leur a-t-elle expliqué, car elle ne fleurit qu'au bout de 10 ans ! les 9 premières années elle se contente de faire pousser des feuilles, sans aucune fleur. Ce qui est curieux, c'est que les plantes à deux feuilles feront une fleur, alors que les plantes à une seule feuille seront stériles.

Cette plante avait deux usages, ajoute Callie, comestible, et thérapeutique.

Comestible car les amérindiens en mangeaient les feuilles bouillies, comme un légume reconstituant, mais aussi aussi les bulbes, qui sont sucrés et très nourrissants ; toutefois, il ne fallait pas trop en manger à la fois, car, consommés en excès, ces bulbes deviennent un vomitif très efficace !

Thérapeutique car ce même bulbe était utilisé contre les maux de poitrine ; de plus les feuilles fraiches étaient placées en cataplasme sur les enflures et ulcérations de la peau.

À noter qu'on a découvert depuis que la jolie et timide érythrone contenait bel et bien une susbstance antibiotique.

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Pour terminer, voici un portrait des 3 amies qui vous saluent et vous disent "à la prochaine" !

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Gabriella McBride est une poupée American Girl ,de l'année 2017. Lea Clark est également une poupée American Girl, de l'année 2016. Callie est une poupée Journey Girls.

Dans les sous-bois, les filles ont aussi vu le renouveau des fougères et plantes diverses, entendu des oiseaux chanter, et l'eau des ruisseaux couler. 

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Bientôt la cime des arbres se couvrira de feuilles. C'est si beau le printemps, si chargé d'espoir. 

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♥♥♥