22 octobre 2020

Le Brave, les Maanwag et le Nibiinaabe (légende "amérindienne")

Pluie de Printemps a beau avoir 16 ans, elle aime toujours entendre les légendes que raconte sa grand-mère Parle-avec-le-Vent, la Midew (femme médecine) de la tribu.

Aujourd'hui, elle marchaient le long du lac, quand arrivée devant une petite ile, elle se sont arrêtées et Parle-avec-le-vent a commencé à raconter la légende que voici.

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Entre le Fleuve Hurleur et l’endroit où le héron se tient entre les roseaux, il y avait un immense lac sur les bords duquel vivait autrefois un jeune Brave dont les flèches ne rataient jamais leur cible.
Comme ses flèches ne rataient jamais leur cible, il n’avait jamais fait souffrir un animal lorsqu’il chassait.
Et contrairement à d’autres hommes de la tribu qui aimaient montrer leur habilité au tir et faisaient de concours pour prouver qu’ils étaient capables de tuer le plus grand nombre de cerfs ou d’oies, ce Brave ne tuait ou ne pêchait que ce qui était nécessaire pour nourrir et vêtir lui et sa famille, jamais plus, ainsi que l’exigeait le Grand-Esprit qui avait interdit de tuer pour le plaisir.
Un jour qu’il traversait la forêt, le Brave trouva sur son chemin 4 magnifiques flèches, une noire, une rouge, une jaune et une blanche, selon les 4 couleurs de la roue de médecine.
Le Brave sentit qu’il devait les ramasser ; il les mit dans son carquois, mais ne les utilisa pas, il se contentait de les avoir toujours avec lui.
Et la vie continua comme d’habitude.
Quelques temps plus tard, il partit chercher un nouveau lieu de pêche et marcha longtemps autour du lac ; le soir tombant, il décida de dormir sur la plage et alluma un feu bien fumant composé de diverses herbes qui poussaient par là afin d’éloigner les moustiques durant son sommeil. Il mangea une galette de maïs qu’il avait emportée dans son sac de peau de daim frangé et des baies sauvages qui poussaient près de là, puis s’endormit.
Il fut réveillé par un Maang (Plongeon huard) qui criait d'un cri strident.
Le Brave leva la tête et vit que l’oiseau l’appelait. « Que me veux-tu ? demanda-t-il ».
Maang lui dit qu’il avait besoin de l’aide d’un grand chasseur pour protéger le nid où sa femelle couvait car un grand Nibiinaabe (monstre aquatique en forme de serpent à quatre têtes) essayait de dérober les œufs pour les dévorer.
Il expliqua qu’ils étaient les deux seuls Maangwag qui revenaient sur ce lac depuis de nombreuses années parce que le Nibiinaabe avait tué tous les autres Maangwag les uns après les autres quand ils avaient voulu défendre leurs nids. « Nous sommes démunis devant la force et la ruse de cet ennemi qui arrive sous l’eau et nous attaque sans qu’on s’y attende, et le Grand-Esprit t’a donné des flèches qui te permettront de tuer le Nibinaabe ».
Le Brave décida de défendre le bel oiseau courageux et il le suivit. Pour cela, il du nager jusqu’à une petite ile où les Maangwag avaient construit leur nid. Il leur dit de faire comme d’habitude, qu’il serait caché dans les buissons et attendrait le Nibiinaabe pour le chasser.
Au bout de quelques heures, le jour commençait presque à se lever, et le monstre n’était toujours pas venu, mais le Brave attendait sans impatience, conscient de sa mission.
Tout à coup, il entendit un très léger clapotis dans l’eau et vit une tête de serpent grosse comme corps humain émerger doucement et observer le nid. Puis une seconde tête sortit, aussi hideuse que la première, elles encerclaient le nid des deux Maangwag qui s’étaient mis à crier pour tenter de faire peur chacun à une tête. Alors une troisième tête sortit et se glissa lentement vers le nid pour aller gober les œufs, pendant qu’une quatrième tête s’élevait dans les airs pour surveiller la scène.
C’était sans compter sur le Brave qui tira une flèche de son carquois ; c’était la flèche noire, il visa et la flèche s’enfonça droit dans l’œil de la troisième tête qui s’abattit dans l’eau.
Les trois autres têtes se tournèrent vers lui, menaçantes, s’élevant très haut, suivie d’un corps gros comme un tronc d’arbre.
Mais le Brave était investi d’une mission, et il n’eut pas peur : en un clin d’œil il attrapa la flèche rouge et tira dans la tête du haut qui s’abattit dans l’eau, puis en moins de temps qu’il ne t’en faut pour respirer, il attrapa la flèche jaune et tira dans la tête de droite qui s’abattit dans l’eau, puis finalement il attrapa la flèche blanche et tira dans la tête de gauche qui s’abattit dans l’eau à son tour.
Mais il restait le corps qui commença à sortir de l’eau à son tour pour essayer de s’enrouler autour du Brave ; toutefois, rapide comme l’éclair, celui-ci avait déjà dégainé son tomahawk et il coupa l'horrible corps de serpenbt en quatre morceaux qui s’abattirent à leur tour dans l’eau.
Puis épuisé, il s'endormit.
Les Maanwag furent ainsi sauvés, leur œufs on pu éclore, et étés après étés leur descendants ont peuplé à nouveau tous les lacs des alentours. Depuis, ils ont enchanté tous les amérindiens de la tribu par leurs chants nocturnes durant les douces nuit d’été.

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Ça en était fini du Nibiinaabe ; toutefois, certains disent en avoir vu encore récemment dans divers lacs de la planète, que ce soit le lac Memphrémagog ici au Canada, ou bien au Loch Ness en Écosse, ou d'autres encore.

Si j'ai mis des guillemets au titre de cet article, c'est que c'est moi qui ai inventé et écrit cette légende "presque aussi vraie que les vraies" !

Ce qui me rappelle la célèbre réplique de Grey Owl (Wash-quonasinil s’est fait connaître dans les années trente en tant qu’écrivain et comme l’un des tout premiers défenseurs de la nature, précurseur du courant écologique moderne) lorsqu'il dansait avec des hommes de sa famille d'adoption Ojibwas dans le parc d'un hôtel pour touristes, et qu'un client l'interpella en lui demandant si les danses qu'ils dansaient étaient vraiment traditionnelles et authentiques ; Grey Owl lui répondit avec humour : "plus vous paierez, et plus elles seront authentiques" !!

Passez un bon vendredi (et soyez prudents).

♥♥♥

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06 octobre 2020

Une honte

😡 UNE HONTE : non seulement l'infirmière qui a laissé mourir l'amérindienne Joyce Echaquan en lui proférant des insultes racistes à l'hôpital de Joliette (province de Québec / pays Canada) n'ira pas en prison, mais EN PLUS, elle conservera son droit d'exercer sa profession ailleurs au Québec .

Il ne tiendrait qu'à moi, elle et sa co-équipière préposée aux bénéficiaires (= aide soignante) qu'on entend toutes les deux insulter l'amérindienne sur la vidéo que la pauvre femme diffusait en direct sur Facebook pendant son agonie seraient allées croupir en prison pour non assistance à personne en danger........ MAIS NON :-(

Et notre premier minsitre du Québec, François Legault, refuse toujours de reconnaitre l'existence du racisme systémique envers les amérindiens dans la province de Québec !!!

(pour qui ne connaitrait pas l'histoire dont je parle, lire ici : http://www.milleet1passions.com/archives/2020/10/01/38565316.html

ScreenShot05039https://www.ledevoir.com/politique/quebec/587309/congediee-l-infirmiere-ayant-profere-des-injures-a-joyce-echaquan-a-toujours-son-droit-de-pratique

 

 

 

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01 octobre 2020

Lettre ouverte aux deux sal.... d'infirmières qui étaient sensées s'occuper d'une malade

Lettre ouverte aux deux sal.... d'infirmières qui étaient sensées s'occuper d'une malade qui a eu le tort d'être amérindienne 🙁
Espérons que les 7 minutes et 12 secondes de la vidéo de la mort de Joyce Echaquan, femme amérindienne, provoquent la même prise de conscience au Québec que les 8 minutes et 46 secondes qui ont asphyxié l’Afro-Américain George Floyd sous le genou d’un policier blanc de Minneapolis.
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« Ça, là, ce serait mieux mort, ça. »
Eh bien, voilà, elle est morte. C’est bien ce que vous lui souhaitiez, non ? En autant de mots, clairs et implacables ?
Elle est morte.
Joyce Echaquan était une femme atikamekw. Elle était aussi une mère, une fille, une sœur.
Un être humain.
Je prends soin de l’écrire, parce que ce n’est pas évident quand on vous écoute dans la vidéo qu’elle a enregistrée, lundi, peu avant que son cœur ne flanche.
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« Je pense que tu as de la misère à t’occuper de toi. Fait qu’on va le faire à ta place, OK ? » s’est exaspérée l’une de vous deux, après être entrée dans sa chambre.
Vous avez fait tout le contraire.
Tout est bouleversant dans cette vidéo. Votre mépris. Votre condescendance. Vos préjugés. Votre racisme crasse, ronronnant, satisfait. Votre hargne.
Et puis, les appels à l’aide de Joyce Echaquan. Ses hurlements. Sa respiration haletante. Sa détresse criante, flagrante.
Votre totale indifférence.
L’une de vous deux, infirmière, a été congédiée mardi. L’autre ????????? Mystère. On vous entend pourtant bien toutes deux proférer des grossièretés racistes.
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« Esti d’épaisse de tabarnak. […] T’as-tu fini de niaiser, t’as-tu fini, là ? Câlisse ! »
Ce sont les derniers mots que Joyce Echaquan a entendus avant de mourir. Les vôtres.
Elle s’était rendue à l’hôpital de Joliette, jeudi, en raison de douleurs à l’estomac. Elle est morte lundi, attachée à une civière, après s’être fait abreuver d’injures par vous, dont la tâche était de la soigner.
C’est tout ce qu’on vous demandait. Ça, et un minimum d’empathie. Vous avez échoué sur toute la ligne.
« Venez me chercher quelqu’un, venez me chercher », supplie votre patiente dans la vidéo diffusée sur Facebook, comme une bouteille à la mer. Fragile du cœur, elle craignait la surdose de médicaments.
L’enquête du coroner révélera si la mort de Joyce Echaquan aurait pu être évitée. Mais on sait déjà que les circonstances abjectes entourant sa mort auraient dû l’être.
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« Heye, t’es épaisse en câlisse ! »
C’est la réponse que vous avez donnée à votre patiente lorsqu’elle a tenté de vous prévenir de son état de santé. Mais vous ne l’écoutiez pas. Vous l’avez traitée d’épaisse.
« J’aime pas ça qu’on me dise que je niaise là-dessus », vous a-t-elle rétorqué. Votre réponse a fusé : « Ben, t’as fait des mauvais choix, ma belle ! »
Son pire choix, en rétrospective, aura été de se rendre à l’hôpital de Joliette pour s’y faire soigner.
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Triste coïncidence, il y a un an était publié le rapport de la Commission d’enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics.
Un rapport qui constatait entre autres que « les préjugés envers les Autochtones demeurent très répandus entre les soignants et les patients ».
Et que « ces préjugés se traduisent parfois en pratiques discriminatoires et peuvent avoir des conséquences tragiques pour les patients autochtones », notamment des « refus d’évaluation médicale ».
Vous n’avez sans doute pas lu ce rapport.
Vous devriez.
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« Qu’est-ce qu’ils penseraient, tes enfants, de te voir comme ça ? Pense à eux autres un peu… »
Encore votre condescendance. Votre insupportable sentiment de supériorité.
La réponse de Joyce Echaquan brise le cœur : « C’est pour ça que je suis venue ici… »
À Manawan, sept enfants ont perdu leur mère.
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« Ben meilleure pour fourrer que pour d’autres choses. Surtout que c’est nous autres qui payent pour ça ! Qui tu penses qui paie pour ça, toé ? »
Vous lui avez vraiment demandé ça.
Pendant qu’elle agonisait sur son lit d’hôpital.
On reste sans mot devant une telle cruauté. À vous entendre véhiculer ces préjugés éculés, on croit avoir affaire à une caricature tragique d’Elvis Gratton.
Mais non, vous l’avez bien dit.
Vous avez affirmé à votre patiente qu’elle n’était bonne qu’à « fourrer ». Vous lui avez reproché de vivre aux crochets de la société.
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Rien que Ghislain Picard n’a pas entendu mille fois.
Pour le chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL), le racisme est « partout dans les services publics, dans les hôpitaux, les services policiers, dans les centres jeunesse et même dans les écoles ».
Autre triste coïncidence, l’APNQL a lancé mardi son plan de lutte contre le racisme et la discrimination à l’endroit des Autochtones.
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Le chef Picard a rappelé ce que Jacques Viens et ce qu’une tonne d’autres ont conclu avant lui : le racisme institutionnel existe au Québec. Il a été documenté, analysé et compilé dans des rapports qui s’empoussièrent.
On ne peut plus fermer les yeux.
On n’a plus le temps de débattre sur des mots. Est-ce du racisme systémique ? Du racisme tout court ?
Au-delà du débat sémantique, ça n’a juste pas de bon sens que deux professionnelles de la santé comme vous aient jugé acceptable de traiter une patiente de la sorte – parce qu’elle était autochtone.
Comme si c’était normal. Banal, même.
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« Son esti de cell, là… »
Ce sont les derniers mots qu’on vous entend prononcer dans la vidéo de 7 minutes, 12 secondes.
L’une de vous s’est emparée du cellulaire et a coupé l’enregistrement, diffusé en direct sur Facebook.
Joyce Echaquan est morte quelques minutes plus tard, selon ses proches.
On n’en aurait jamais entendu parler, sans cette vidéo.
Vous seriez encore toutes deux en poste.
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La seule différence entre cette tragédie et toutes les autres, a souligné Ghislain Picard, c’est que celle-ci a été filmée.
« C’est notre George Floyd », m’a écrit une collègue autochtone, bouleversée.
Espérons-le.
Espérons que les 7 minutes et 12 secondes de cette vidéo provoquent la même prise de conscience au Québec que les 8 minutes et 46 secondes qui ont asphyxié l’Afro-Américain George Floyd sous le genou d’un policier blanc de Minneapolis.
Espérons que le scandale dont vous êtes à l’origine, mesdames les infirmières, ne s’éteigne pas dans le confort de notre indifférence.
Chronique de Isabelle Sachey pour La Presse (lapresse .ca/actualites/2020-09-30/7-minutes-12-secondes)

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Autre article intéressant du Journal Le Devoir : Traitement des Autochtones à l'hôpital de Joliette: qui peut encore fermer les yeux? On ne peut pas dire qu’on ne savait pas.  https://www.ledevoir.com/societe/587006/qui-peut-encore-fermer-les-yeux

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22 septembre 2020

La culture des 3 soeurs

Aujourd'hui, les femmes de la tribu ont commencé à ramasser les courges, qu'elles découperont et feront sécher.

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Tout se fait sous la direction des aînées ; en l'occurence, il s'agit de Parle avec le vent et de sa fille Lumière du matin.

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Pendant ce temps, Petite neige et sa demi-soeur Lueur lointaine, la jeune déficiente mentale, jouent avec la patiente chienne-louve.

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Pluie de printemps et Sourire tranquille parient sur le sexe du futur bébé de Lune d'argent.

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Lumière du matin interroge Parle avec le vent, sur ce qu'elle ressent des prévisions météorologiques de cet automne qui débute,  parces qu'il y a beaucoup de travail à faire cette époque de récoltes, et tout devra être prêt lors du départ pour le campement d'hiver..

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En cette fin de journée, en attendant le retour des hommes au camp, c'est un petit moment de repos bien mérité pour ces femmes courageuses.

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Chez les amérindiens du nord-est américain (Canada compris), les courges font partie de la culture "des 3 sœurs", c'est à dire le maïs, les courges et les haricots, qui étaient cultivés côte à côte car ces plantes s’aident en cours de croissance, ce qui permet de meilleures récoltes.
Voici pourquoi :
1) le maïs est une grande plante aux tiges robustes, et ces tiges servent à soutenir les tiges grimpantes du haricot, ainsi, aucun tuteur n’est nécessaire.
2) le haricot est une légumineuse et, comme la plupart de ses congénères, vit en symbiose avec des bactéries ayant la capacité de capter l’azote présent dans l’air et le rendre utile aux plantes, ainsi, le haricot aide à enrichir le sol et ainsi à nourrir le maïs et la courge.
3) la courge, une plante rampante, recouvre le sol entre les plants de maïs, étouffant les mauvaises herbes et agissant comme un paillis, créant un microclimat qui retient l’humidité dans le sol ; de plus, ses tiges épineuses aident à éloigner les prédateurs.
Et les amérindiens savaient tout cela, sans avoir eu besoin de faire des études agronomiques supérieures.... et sans utiliser de pesticides !

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Pour le plaisir, quelques images "derrière la scène" :

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Bon mercredi !

♥♥♥

 

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17 août 2020

Le difficile défi des Amérindiens de nos jours

Aujourd'hui, il y avait du soleil et peu de vent ; j'ai donc décidé de sortir tous mes personnages amérindiens en même temps.

Aussi bien ceux du passé, que ceux du présent.

J'ai commencé par les ancêtres, au début du 19e siècle ; il s'agit du clan Miskwaadesi, de la tribu des  Minode'e  (Miskwaadesi veut dire Tortue peinte, et Minode'e veut dire gentil, et/ou généreux, dans la lange anishinaabemowin, ou plus simplement en langue algonquienne).

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Puis j'ai continué avec ceux qui vivent dans le présent , c'est à dire une fratrie complète.

De gauche à droite : Debbie (Deborah) Blackburn, 8 ans - Abigail Blackburn, 17 ans, qui a décidé d'arrêter ses études et de s'occuper du ranch avec les parents - Naomie Blackburn, 18 ans, étudiante en droit - Nathan Blackburn, 19 ans, qui préfère se faire appeler de son second prénom amérindien : Waban, étudiant en BEE (études environnementales) - Zac (Zaccharie) Blackburn, 9 ans.

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De manière plus sérieuse, lorsque j'ai écrit le titre de ce message, c'était en pensant au mal être des amérindiens de nos jours.

« Il y a la réalité d'une société juste et hautement développée, que la communauté internationale connaît, puis la dure et implacable réalité qu'endurent les peuples autochtones. »  Matthew Coon Come, dans le cadre de la Conférence mondiale sur le racisme.

Je vous invite à lire cet très intéressant   écoeurant article, dont le titre est : LE SORT DES AUTOCHTONES N'INTÉRESSE PERSONNE : https://www.journaldemontreal.com/2012/12/28/le-sort-des-autochtones-ninteresse-personne

Et en pensant aussi au fait que, ce 14 août 2020, le premier ministre du Québec, François Legault a définitivement fermé la porte à la mise en œuvre intégrale de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones !!!!!!!!! 😡😡😡😡😡😡😡😡 et que "pour être dans l'air du temps" et sous la pression, il vient de nommer une commission sur le racisme systémique au Québec... mais que dans cette commission il n'y a aucun amérindien, ni aucun noir, ni aucun asiatique... que des blancs !!!! 😡 

Ceci m'a inspiré cela, en pensant au difficile défi des Amérindiens de nos jours :

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Si cette image vous intéresse, pour la voir en détails, ou la télécharger, ou la partager (avec le lien de l'article, ça serait bien), cliquez ici : IMG_4290_1920_fr

et la voici aussi en version anglaise (pays bilingue oblige) : IMG_4290_1920_en

Bon lundi.

♥♥♥

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1323302/commission-viens-rapport-recommandations-conclusions-autochtones

https://ici.radio-canada.ca/espaces-autochtones/1726681/droit-veto-autochtones-legault-onu-billy-diamond

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08 août 2020

Combat au tomahawk

Soleil d'Automne et Ours Debout s'affrontent avec leurs tomahawks et leurs boucliers, sous le regard attentif de Cheval Fougueux qui compte les points.

Ne vous inquiétez pas, c'est juste pour le plaisir.

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De tous temps jusqu'à nos jours, et dans toutes les ethnies à travers toutes les civilisations, les hommes se sont battu. Parfois pour défendre leur terre, parfois pour défendre leurs idéaux, parfois pour s'entraîner, et parfois juste pour s'amuser.

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Mais cet entraînement pourrait bien leur servir un jour, car les tribus indiennes étaient très belliqueuses les unes vis à vis des autres, ce que les blancs ont très bien su utiliser en les montant les unes contre les autres pour servir leurs propres intérêts.

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Bon dimanche... sans combat au tomahawk !

♥♥♥

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27 juillet 2020

Robes pour Naomie et Debbie

Tout d'abord : un grand merci pour  vos gentils commentaires sur mon précédent message.

Cette année, à cause de la Covid, il n'y a pas de pow-wow malheureusement (pour qui ne se rappelle pas de quoi il s'agit : c'est une réunion annuelle de diverses nations amérindiennes sur le territoire de l'une d'entre elles ; on y voit des danses en costumes tribaux accompagnées de chants traditionnels, divers types d'artisanat amérindien, etc. Vous pouvez aller voir mon message avec photos et vidéos sonores que j'avais rapportée du territoire Mohawk ICI ).

Naomie est déçue, car elle aime ces réunions où elle retrouve cdes membres éloignés de sa famille qui vivent parfois à des centaines de kilomètrs de là, des joyeuses heures de retrouvailles, où tout le monde échange des nouvelles, puis danse, chante, et partage de grands repas (plus ou moins) traditionnels.

Toutefois, pour compenser un peu, les parents de Naomie et Debbie ont décidé de faire une fête (rappelez vous, ils élèvent des chevaux, voir ICI , ICI, et encore ICI ), avec le personnel du ranch et leur famille (tous amérindiens puisque le ranch est sur une réserve).... pas de grand repas : chacun apportera sa nourriture et respectera la distanciation sociale malgré tout, avec obligation de porter un maque.

Naomie et Debbie sont quand même contentes : leurs grands-parents chanteront, les amis joueront du tambour, tout le monde va danser (en gardant ses distances, ce qui est facile dans les danses traditionnelles), et elles passeront sans le moindre doute une belle journée. 

Pour l'occasion, il leur fallait une robe neuve ont-elles décidé !

Ls deux soeurs sont allée voir leur cousine Malia, qui coud si bien, et lui ont apporté un joli tissu aux motifs traditionnels qui plaira à la famille, et leur fera comprendre que ce n'est pas parce que Naomie a quitté la réserve et vit désormais en ville (pour aller à l'université) qu'elle a oublié ses origines.

Aussitôt la robe enfilée, Debbie s'est exclamé :

- j'ai hâte d'aller à la fête, dommage que ça ne soit pas dès demain, je suis si impatiente !

Naomie lui a répondu :

- plus ta patience sera grande, plus ce jour là te réjouira ; et puis, chaque nouveau matin t'en rapproche un peu plus, penses-y en t'endormant chaque soir.

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Passez un bon lundi, plein de patience !

♥♥♥

14 juillet 2020

Défi au tir à l'arc (et souhaits de 14 juillet)

Après s'être entraîné avec leurs lances en vue de la prochaine chasse aux bisons, les jeunes guerriers s'entraînent au tir à l'arc.

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Cheval Fougueux est bon archer, et il leur lance un défi : "je lance la première flèche et vous devez faire mieux que moi".

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Le problème est que sa flèche arrive presque au centre.

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Ours Debout laisse faire Soleil d'Automne car il sait qu'il est meilleur que lui au tir à l'arc.

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Soleil d'Automne sort donc une flèche de son carquois et s'apprête à la tirer pour l'honneur !!

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J'ai fabriqué les lances (qui sont sur les chevaux), les arcs, les flèches et les carquois, ainsi que les tomahawks qui sont à leur ceinture.

Sur cette dernière photo, vous remarquerez que j'ai eu de l'aide féline pour prendre les photos !

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BON 14 JUILLET À TOUS LES FRANÇAIS QUI PASSERONT PAR ICI

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et bon mardi à tous :-)

♥♥♥

 

04 juillet 2020

Les bisons sont de retour dans le secteur de la tribu

Les bisons sont de retour dans le secteur du camp d'été du clan Miskwaadesi, de la tribu des  Minode'e.

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Le village est en effervescence car c'est un moment important de l'année, donc dépendra la survie des membres du clan durant le prochain hiver.IMG_3316-1

Les 3 jeunes guerriers discutent de la manière dont ils vont se joindre aux autres hommes de la tribu pour cette chasse. A 16 ans, Soleil d'automne et Ours debout ont atteint l'age d'etre chasseurs, et plus seulement rabatteurs comme c'etait encore le cas l'an dernier. Cheval fougueux a 21 ans, il est chasseur depuis longtemps et les fait profiter de son experience.

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Les femmes commencent à organiser le travail qu'elles devront faire lors que les hommes reviendront.

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Parle avec le vent dit à Sourire tranquille que son mariage avec Soleil d'automne aura lieu peu de temps après le retour de la chasse.

Sourire tranquille est heureuse de cette nouvelle, car, actuellement, elle vit sous le tipi de sa soeur Lune d'argent et son époux Cheval fougueux, qui sont très gentils avec elle, mais elle a hâte d'avoir son propre tipi.

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Indifférentes à l'excitation des autres, la jeune Petite neige et sa grande soeur adoptive, la douce retardée mentale Lueur lointaine, jouent avec le chien de Pluie de printemps.

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La vie s'écoule tranquillement au rythme des saisons dans l'heureux clan Miskwaadesi. (Miskwaadesi.veut dire Tortue peinte, et Minode'e veut dire gentil, et/ou généreux, dans la lange anishinaabemowin en langue algonquienne ojibwe) .

La photo des bisons a été prise dans un élevage situé à quelques kilomètres d'ici.

Bonne journée ou soirée, selon l'heure à laquelle vous lirez ce message :-)

♥♥♥

18 mai 2020

Retour vers le passé amérindien

Naomie est passionnée par l'histoire de sa famille amérindienne.

Aujourd'hui, elle a emmené sa petite soeur Tessie se promener sur un ancien site de leurs ancêtres.

Elle lui explique que les pissenlits n'étaient pas originaires d'Amérique du Nord, et qu'ils ont été importés d'Europe par les conquistadors dans les années 1600, et se sont rapidement répandus sur tout le continent ; et que les amérindiens ont vite découvert l'intérêt de cette plante, en plus de l'apprendre des blancs avec lesquels certaines tribus étaient déjà en contact.

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Elle lui raconte comment les femmes récoltaitent des pissenlits, pour manger feuilles, fleurs et racines, mais surtout pour leur propriétés médicinales, parce qu'une décoction de feuilles de pissenlit était un tonique dépuratif puissant, bien utile au printemps, quand tout le monde était épuisé du froid hivernal et des privations de nourriture fraiche. Mais aussi parce que des décoctions de racines guérissaient de l'enflure (rétention d'eau avec des problèmes de reins), et des problèmes de digestions. Cela nettoyait aussi le corps et faisait disparaitre les furoncles, d'ailleurs, les femmes disaient même que cela guérissait les boutons du visage des jeunes gens (acné) !

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Au printemps, quand les pissenlits sont tendres et les fleurs les plus belles, les femmes partaient en récolter avec les racines, et il y avait toujours un jeune guerrier avec elles pour les protéger.

Elle connait les noms et l'histoire de sa famille, car ils étaient mentionnés dans les registres quand les blancs les ont enfermés dans la réserve, mais leur ont accordé le droit d'élever et dresser des chevaux, ce que la famille de Naomie fait toujours d'ailleurs.

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Naomie dit à sa soeur de fermer les yeux, et d'imaginer leurs ancêtres sur cet endroit, par une belle journée ensoleillée comme aujourdhui.... 

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Elle lui parle de Lumière du matin, la mère, et sa fille Pluie de printemps,

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et aussi de son fils, Soleil d'automne qui est fiancé avec Sourire tranquille,

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et sa meilleure amie, Lune d'argent qui est élève de Parle avec le vent, leur Grand-Mère, la femme médecinede la tribu.

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Lune d'argent sera sans doute la future midev, la femme médecine, car Parle avec le vent transmet tout son savoir à cette jeune femme qui la respecte tant et en qui elle a toute confiance.

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- Les vois-tu dans ton esprit ? demande-t-elle à sa petite soeur.

- Oui, répond Tessie, j'ai l'impression qu'ils sont tous là, autour, et qu'ils veillent sur nous.

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Si la première photo vous plait, je vous l'offre en grand format plan large, pour votre écran d'ordinateur, ou simplement pour la regarder en détails, à voir ou télécharger ici : IMG_2940__1920

Bon lundi :-)

♥♥♥

Posté par Guyloup à 00:34 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
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