12 décembre 2018

Le meilleur ami de la femme ????? ou presque...

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Avant l'arrivée des blancs, le seul animal domestiqué de l’Amérique du Nord était le chien. Cet animal avait accompagné les premiers asiatiques qui ont traversé depuis la Sibérie par le détroit de Bering à la fin de la dernière glaciation, il y a 16 500 à 13 000 ans, pour s'installer ensuite dans les deux Amériques, devenant le peuple Amérindien. 

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Pour comprendre ce qui suit, on se rappellera que les chevaux n'étaient présents que dans les tribus de l'extrème sud des USA. En effet, le cheval n'étant pas originaire d'Amérique, mais introduit par les conquistadors lors de leur conquête en Amérique du sud, les chevaux ne sont arrivés en Amérique du nord que très tard, et sont restés cantonnés aux endroits occupés par les Espagnols. Quelques uns de ces chevaux s'échappaient, c'est ce qui a donné les fameux Mustangs sauvages dans les montagnes Rocheuses. 

Selon les premiers colons, les chiens qui se trouvaient dans les campements indiens, bien que différents en taille et couleurs, avaient les caractéristiques communes suivantes : ils hurlaient plus qu’ils ne jappaient, leurs oreilles étaient courtes et droites, et ceux du nord étaient pourvus d’une très épaisse fourrure. 

Ces chiens étaient indispensables à la vie des Amérindiens : comme traqueur pour débusquer les animaux pour la chasse, pour repérer les ours, les loups, carcajous et autres animaux dangereux, mais aussi pour servir de nourriture en temps de pénurie de viande et utiliser leur fourrure. 

Mais ils ne les utilisaient pas comme chiens de traits.

Apparemment, il n'y avaient tout simplement pas pensé.

Porter et tirer les objets lourds, c'était....... le travail des femmes

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Curieusement, et contrairement à ce qu'on imaginerait, cette pratique du chien de trait (tirant un travois ou un traîneau) a été introduite par les Européens avec leurs propres chiens (principalement des dogues, selon le naturaliste Louis Nicolas, 1634-1664 ; voir ICI) !

Ce sont en effet les premiers colons, autant anglais sur le territoire américain, que français au Canada, qui, en l’absence prolongée de chevaux et de carrioles, toujours promis par les officiels du roi, mais n'arrivant pas souvent, charriaient leur bois, leur eau et leurs provisions sur des traîneaux et des travois qu'ils faisaient tirer par leurs chiens. 

Pour qui ne sait pas ce qu'est un travois, voici de quoi il s'agit :

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Les Amérindiens, admiratifs de cette pratique, se mirent à dresser leurs chiens et à se fabriquer travois et traineaux.

En conséquence, cela libéra les femmes amérindiennes du port des fardeaux ! 

Ou tout au moins partiellement........

..... car en 1724, le commandant Bourgmont décrit dans un rapport à ses supérieurs la migration de printemps de 600 indiens adultes et leurs enfants près de la rivière Missouri, accompagnés de près de 300 chiens attelés à des travois, traînant chacun pour environ trois cents livres de peaux pour leurs tipis et tous autres ustensiles nécessaires à l'installation du nouveau campement d'été. Mais dans le même rapport, rédigé avec toute la rigueur et le sérieux militaire nécessaires, le Cdt Bourgmont, sans doute galant, s’étonnait également des charges que portaient les femmes sur leur dos.

Je crois que les mauvaises habitudes machistes ont la vie dure, quelque soit le peuple ou l'époque.

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Mais à la maison, pas de machisme autorisé.... et on voit ci-dessous le frère de Kaya la transporter en traineau à chiens, chaudement couverte par des fourrures.

Bien sur, on a plusieurs époques, le sépia pour les annés 1920, le noir et blanc pour les années 60, et la couleurs pour plus récent !

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Bonne journée

♥♥♥


08 décembre 2018

Une très vieille photo + la nourriture des amérindiens en hiver - Very old photo + native winter food

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J'ai rencontré Kaya et ses 3 amies de la tribu qui se déplaçaient avec difficulté dans la neige, accompagnées d'un groupe de chien de traineau.

Elles étaient emmitouflées dans des fourrures jetées par dessus leurs robes de peau de daim, pour tenter de lutter contre le froid.

La vie n'était pas facile durant l'hiver pour les amérindiens de la moitié nord des USA et du Canada.

Ici, une photo "d'époque" :

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 et ici, une version plus colorée :-)

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Si cela vous intéresse, voici une autre version avec un cadrage beaucoup plus large du décor et des arbres, en fond d'écran 1920 x 1080 pixels : cliquez ici  IMG_1431_1920  ou avec un angle légèrement différent, cliquez ici IMG_1439_1920

 

Savez-vous que dans la culture des amérindiens du nord, il y avait 6 saisons, et non pas 4 comme c'est la règle dans notre calendrier ? Les voici, avec les appellations de chacun des mois (pas les mois du calendrier, mais en fonction des cycles de la lune) :

La saison du grand sommeil, celle de la haute neige et des grands froids.

Janvier = Mois le plus long

Février = Mois où les pierres se fendent

La saison du réveil, avec la fonte des neige et "le temps des sucres" (récolte de l'eau d’érable).

Mars = Mois des grandes tempêtes de neige

Avril = Mois où la glace craque

La saison du renouveau, quand la neige ne recouvre plus le sol et que les oiseaux migrateurs reviennent.

Mai = Mois des feuilles

Juin = Mois des fraises

La saison de l'épanouissement, la saison de la pêche et de la cueillette.

Juillet = Mois des baies

Août = Mois des récoltes

La saison des provisions, la saison de la chasse.

Septembre = Mois du chevreuil (cerf de Virginie)

Octobre = Mois de l'orignal (élan)

La saison du l'endormissement, saison de la trappe pour la fourrure

Novembre = Mois où le silence se fait

Décembre = Mois des temps long

Et je vous confirme que cela correspond vraiment à ce que nous vivons ici, je suis entièrement d'accord avec leur découpage en 6 saisons.

Comment survivaient-ils à ces hivers ?

Durant la belle saison, ils tentaient de faire des réserves de vivres et fourrures suffisantes pour passer à travers de 5 à 6 longs mois d’hivers rigoureux, tant pour la nourriture que pour les couvertures pour se protéger du froid.

Ils faisaient des provisions de poissons et viande que les hommes chassaient et pêchaient, et que les femmes dépeçaient, puis fumaient ou séchaient. La viande séchée était aussi souvent conservée dans la graisse. Elles conservaient les peaux qu'elles tannaient, ainsi que les tendons qu'elles effilaient et les os qu'elles nettoyaient afin que les hommes les travaillent pour en faire couteaux et objets divers.

Les femmes et les enfants ceuillaient les fruits et les baies, ainsi que des plantes racines, puis les séchaient. Ils ramassaient aussi les noix de pin (pignons) qu'ils conservaient en creusant des trous où ils les enfouissaient pour éviter qu’elles ne gèlent trop (la terre peut geler jusqu'à 80 cm de profondeur dans ma région, et pourtant je suis tout au sud du Canada !).

Quand ils la mangeaient fraiche, durant la belle saison, la viande comme l’ours, le lièvre,la perdrix, l'écureuil, le porc-épic, la marmotte, etc, était rôtie ou préparée dehors, en un ragoût collectif qui était "rallongé" à chaque fois qu'un chasseur du clan rapportait une nouvelle viande quelconque à rajouter dans la marmite, on rajoutait alors de l'eau et des racines sauvages (carottes, etc). 

Durant la mauvaise saison, ces provisions étaient consommées à nouveau sous forme de ragout confectionnés sur le feu dans le centre du tipi, avec le poisson et la viande séchés dans la graisse, ou fumée ; ragout qu'on rallongeait sans cesse en faisant fondre de la neige et en rajoutant du poisson, de la viande, des fruits et racines séchés.

Ils donnaient du gout à leur nourriture en ajoutant des herbes sauvages comme l'ail des bois et la menthe sauvage, mais aussi les baies de genévrier et les fruits séchés. Ils brûlaient également certaines feuilles afin d’obtenir une cendre au gout un peu salé.

Les fruits séchés et les noix servaient de coupe-faim car il fallait économiser la nourriture dans la mesure où on ne sait jamais si le printemps sera précoce où tardif, même parfois très tardif.

Bien sur l'espérance de vie n'était pas longue (environ 40 ans lors de l'arrivée de blancs), et les carences diverses dues à cette alimentation limitée et à l'hivernage provoquait de nombreux problèmes (dents, etc).... sans compter les tueries perpétuelles entre tribus.

La vie était donc vraiment rude pour les amérindiens... rien à voir avec l'idéalisation des films, romans et fausses histoires et légendes qui se propagent sur le net. 

Peut être l'ignoriez-vous, mais il y a de la neige un peu partout en amérique du nord durant l'hiver... bien sur, au Canada, mais voici une carte où vous verrez tous les endroits où il tombe de la neige aux USA, avec les mois des premières chutes :

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Curieusement, les états qui n'ont que très rarement de la neige (en brun) sont en partie ceux qui ont fait sécession lors de la guerre du même nom... bizarre !

Une dernière image pour clore ce message :

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Bon samedi :-)

♥♥♥

08 novembre 2018

Je vous présente Nutaraq - I introduce you to Nutaraq

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Je vous présente Nutaraq.

Son prénom veut dire Jeune, en langue Inuktitut, la langue des Inuits du Grand-Nord.

Il aime et connait la nature comme aucun autre ne la connait. Il sera donc le compagnon et guide de Lea et Pivoine, les photographes, mais aussi de Marianne et Logan, les amoureux de la nature, lors de certaines de leurs randonnées.

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Nutaraq est une poupée Kaya (amérindienne de la marque American girl), personnalisée avec une perruque de garçon.

Pour comparer, voici ma Kaya.

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♥♥♥

19 octobre 2018

J'aime Kaya - I love Kaya

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Kaya'aton'my, dite Kaya, jeune amérindienne de la tribu Nimíipuu (Nez Perce, nation indienne du nord de l'Oregon et de l'Idaho.) est le huitième personnage historique des poupées American Girls.
Les Nez-Percés sont les éleveurs des célèbres chevaux apaloosas.
Conduits par Chef Joseph, traqués par l’armée, ils ont accompli une des marches vers la liberté parmi les plus héroïques de l’Histoire.
En savoir plus sur cette nation et cet évènement ICI : http://nationsindiennes.over-blog.com/2015/08/nez-perce.html

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Bonne fin de semaine à toutes

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27 juin 2018

On a tous besoin d'une personne qui... We all need a person who ...

Callie a retrouvé sa meilleure amie, Kaya. Comme vous le voyez à leur visage, elles ne sont pas de la même nation. Kaya est de la nation des Nez perce (si vous voulez connaitre l'histoire de cette fière nation amérindienne, lisez leur histoire ici : http://nationsindiennes.over-blog.com/2015/08/nez-perce.html ).

Bien sur je les ai prises en photo ensemble, et j'ai eu envie d'en faire un montage de digi-scrap sur Corel Paint Shop Pro.

Callie found her best friend, Kaya. As you see in their faces, they are not of the same nation. Kaya is from the nation of Nez perce (if you want to know the history of this proud Native American nation, read their story here: http://nationsindiennes.over-blog.com/2015/08/nez-perce.html).

Of course I took pictures together, and I wanted to do a digi-scrap editing on Corel Paint Shop Pro. The text on the page translates to: We all need a person who reminds us how beautiful life is "

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La photo originale :

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Les Nez perce sont des éleveurs de chevaux appaloosa, ces superbes chevaux aux robes tachetées, comme celui de Callie, que vous l'avez vu dans un précédent message.

Nez perc are appaloosa horse breeders, these beautiful horses with spotted dresses, like Callie's, that you saw in a previous message.

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Après un été qui ne se décidait pas à s'installer (il faisait encore 8° la nuit dernière et les journées sont très fraiches avec un vent du nord-ouest permanent en provenance de la banquise), voilà qu'on nous annonce qu'on va atteindre les 30° à partir de ce week-end, pour une dizaine de jours consécutifs, mais avec de l'air extrêmement chargé d'humidité qui va nous donner un ressenti de 44 style "salle de bain après la douche"... juste quand les pow-wow amérindiens commencent. Je plains les danseurs qui vont devoir concourir dans les costumes de peaux par un tel temps, et je me demande si nous allons avoir le courage de faire la route pour aller jusqu'aux territoires Abénakis, Hurons et Mohawks pour les retrouver (chaque nation a son week-end). A suivre en photos si nous y allons, mais sans certitude.

 

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