01 mars 2023

Premier contact

Ce matin, la maîtresse a présenté la nouvelle élève à la classe du village.

- Les enfants, voici votre nouvelle camarade, Maja.

IMG_8897-1

Aussitôt, Andréa se met à rire et s'écrie :

- Comme Maya l'abeille ? ben non, parce que Maya elle est jaune et noir, pas rousse !

Plusieurs enfants se mettent à rire.

IMG_8894-1

Ayant vite remarqué que la nouvelle élève est très sensible et timide, et que ce premier contact pouvait la blesser, la maitresse dit :

- Andréa, au lieu de dire des bêtises comme tu en dis souvent, tu vas accueillir ta nouvelle camarade à côté de toi et tu vas lui présenter tes excuses ; ensuite tu lui montreras quels cahiers et livres elles devra sortir de son sac.

IMG_8896-1-3

Quand Maja s'est assise, Andréa lui a dit :

- Excuse-moi d'avoir dit une bêtise au sujet de ton prénom. Tu sais, ce n'était pas pour t'embêter, c'est juste que tout le monde dit que je suis un pitre parce que j'aime bien faire rire les autres, alors j'essaie de les faire rire à chaque fois que je peux. 

- D'accord, a simplement répondu Maja en se demandant si elle allait pouvoir être amie avec cette drôle de fille au grand sourire.

IMG_8900-1

À votre avis, pourront-elles vraiment devenir des amies ?  À suivre...

Bonne journée :-)

♥♥♥


06 février 2023

Les mots tout tordus, c'est bête !

Ce matin, Madame Alexandra a appelé Nicolas au tableau, puis elle s'est adressée à la classe.

- Vous m'avez tous demandé pourquoi, depuis deux semaines, je vous avais donné des exercices d'écriture comme ceux que vous faisiez déjà quand vous étiez en grande section ou au CP. C'est vrai qu'écrire des lignes de lettres et des mots simples, normalement, c'est pour les petits, et que vous, vous êtes déjà des grands qui savent écrire depuis longtemps.

- Oui, répondirent certains enfants. D'autres hochèrent la tête. D'autres se regardèrent. D'autres encore ne dirent rien mais semblaient très attentifs.

IMG_8597-1

- Je vais vous expliquer pourquoi vous l'avez fait. Quand vous écrivez quelque chose sur un papier, c'est souvent pour que quelqu'un, ou vous, le lise plus tard. Mais si c'est mal écrit, la personne qui va le lire aura peut-être bien du mal à comprendre ce qui est écrit si les lettres sont mal formées, parce que dans ce cas, des lettres mal formées, ça fait des mots tout tordus qu'on ne comprend pas. Et peut-être que vous-même vous n'arriverez pas à comprendre le mot tout tordu que vous aviez écrit, et dans ce cas-là, vous allez regretter de ne pas l'avoir bien écrit. Vous allez même peut-être vous fâcher et ronchonner très fort parce que c'est c'est moche un mot tout tordu et c'est si bête qu'on ne peut même pas comprendre ce qu'il voulait nous dire !

Les enfants se mirent à rire en disant "oui, oui, on va ronchonner très fort" ou "oh oui, c'est trop moche" ou "c'est vraiment bête un mot tordu" !

- Alors, comme je ne veux pas que vous ronchonniez en lisant vos mots mal écrits tout tordus, ni que vous fassiez ronchonner des gens qui liraient votre papier plein de mots tout tordus, je vous ai fait faire et refaire ces exercices d'écriture pour vous rappeler comment écrire joliment vos lettres. Juste pour que vos mots ne soient pas tout tordus et qu'ils fassent plaisir à lire au lieu de faire ronchonner. Vous comprenez ? Vous pensez que c'était une bonne idée ?

Les enfants répondirent que oui, ils comprenaient et que oui, c'était une bonne idée.

IMG_8599-1

- Bien. Maintenant, je pense que vous savez tous que c'était Nicolas qui était notre champion des mots tout tordus, au point que lui-même n'arrivait pas à m'expliquer ce qu'il avait écrit dans son cahier quand je le lui demandais.

"Oh oui !" s'exclamèrent tous les enfants en riant très fort car ils savent bien que Nicolas déteste écrire et qu'il forme ses lettres à la "va comme je te pousse" (revoir ici  et ici ).

- Eh bien, vous allez être tous surpris car Nicolas a travaillé très fort son écriture et maintenant il n'écrit plus du tout des mots tordus. Vas-y Nicolas, écris la date sur le tableau pour montrer à tes camarades comme tu écris joliment maintenant.

Nicolas a prit la craie et a fièrement écrit la date en formant de très belles lettres. La maîtresse a alors déclaré :

- Je pense que Nicolas mérite nos applaudissement et qu'on devrait le déclarer "champion d'écriture" pour la semaine ; qu'en pensez-vous ?

"Oui oui oui" crièrent les enfants en applaudissant.

IMG_8604-1

La suite de la journée s'est passé dans la bonne humeur générale et ce soir, tous les enfants se sont appliqués de toutes leurs forces pour joliment écrire leurs devoirs dans leur cahier d'exercices. C'est que... c'est si bête et si moche un mot tordu qu'ils ne veulent plus jamais en écrire de toute leur vie !

Bonne journée :-)

♥♥♥

13 janvier 2022

Valentin ne pourra sûrement plus crâner comme ça !

Valentin, le frère aîné des jumeaux est revenu de son séjour de 2 semaines à la montagne avec ses grands-parents. Capucine et Nicolas étaient restés à la maison avec leurs parents pour passer le Nouvel-An avec leurs autres grands-parents et les cousins.

Toutefois, ce soir, en voyant comment Papa et Maman écoutent Valentin raconter ses exploits sur des skis, ils se disent qu'ils auraient peut-être mieux fait d'y aller aussi.

- Heureusement qu'on va bientôt aller à l'école, au moins, il ne pourra sûrement plus crâner comme ça ! confie Capucine à son jumeau.

IMG_8410-1

Pendant ce temps, Marianne oublie de continuer à éplucher sa carotte. "Comme mon bébé a vite grandi" se dit-elle avec un peu de nostalgie.

----

Distribution des rôles :

- Maman Marianne : American Girl Blaire Wilson customisée (perruque, maquillage)

- Papa : American Girl Kit Kittredge customisée (perruque, maquillage)

- Capucine : Müller Wichtel masterpiece Europe Edition 2009 

- Nicolas : Mûller Wichtel masterpiece Europe Edition 2008

- Valentin : Müller Wichtel Barry 2021 par Schildkröt

-----------

Bonne journée :-)

♥♥♥

10 décembre 2021

Le plus dur, c'est d'attendre !

"On est vraiment obligé d'attendre que ça soit cuit pour les manger ?"

IMG_4151-1-2

IMG_4151-1-3

Bonne journée :-)

♥♥♥

30 novembre 2021

Ça manque de logique !

"Mais enfin, je ne comprends pas : si je rentre dans la cuisine avec des bottes mouillées par de la neige, je salis le plancher. Mais si toi, tu passes une serpillière mouillée par de l'eau, ça le nettoie. Pourtant la neige, c'est de l'eau aussi ; c'est de l'eau gelée. Alors, où est la logique de ton raisonnement ?"

IMG_4025-1-3

Bonne journée :-)

♥♥♥


26 février 2021

Là où tout a commencé : la découverte du journal de Rose

To translate, use the Google button at the top right 

Dans la mémoire collective des habitants la petite ville canadienne de ****, cette superbe maison avait toujours été là.

Le dernier propriétaire connu était parti approximativement dans les années 70, presque du jour au lendemain, pour s'installer aux États-Unis pour ses affaires, mais la maison avait été entretenue depuis tout ce temps par un contrat payé annuellement rubis sur l'ongle à une entreprise locale. C'était une construction robuste, comme on n'en fait plus de nos jours, et elle avait traversé les décennies en beauté, faisant toujours l'admiration des gens qui passaient par là. Il se disait qu'il s'y était vécu une belle histoire d'amour, mais comme il y avait longtemps de ça, et entre les on-dit et les ajouts dans les narrations verbales de l'histoire, plus personne ne savait vraiment si c'était vrai.

Entre ce mythe et le fait que la maison était entretenue comme si le propriétaire pouvait y revenir d'un jour à l'autre sans prévenir, pour ceux - peu nombreux - que ça intéressait, il y avait presque une aura de mystère autour des lieux.

IMG_8634-1 maison de Rose

Dans cette même ville vivaient deux cousines qui s'estimaient beaucoup malgré leurs différences sociales énormes.

Il y avait d'un côté Marianne, une belle rousse de 18 ans, étudiante à l'Université de Sherbrooke où elle voulait obtenir un diplôme sur l'étude de l'environnement ; elle fréquentait un jeune homme aux origines amérindiennes qui suivaient le même cursus universitaire. Les parents de Marianne avaient des revenus très modestes, et leur fille étudiait grâce à une bourse ; ils espéraient que leur seconde fille de 9 ans, Adèle, en obtiendrait une elle aussi quand le temps serait venu. Ils louaient depuis des années une petite maison dans un quartier modeste, et la mère de Marianne prenait chaque semaine un billet de loto, espérant gagner un jour suffisamment pour pouvoir acheter une plus grande maison avec un grand terrain. En dehors de l'écologie, Marianne s'était découvert une passion pour la généalogie ; elle s'y était intéressée quand son petit copain avait voulu trouver des détails sur ses origines amérindiennes et qu'elle l'avait aidé dans ses recherches.

Il y avait de l'autre côté Belle, une jolie blonde de 19 ans dont le but était de devenir diététicienne ; elle vivait avec son petit ami Ethan, étudiant en médecine, dans un joli appartement payé par ses parents. Ce qui n'était pas sans arrière-pensée de la part des parents de Belle, car, en retour, elle devait héberger régulièrement sa jeune sœur de 10 ans quand ses parents devaient s'absenter. Les parents de Belle étaient propriétaires d'une entreprise familiale qui s'étendaient dans tout le Canada et le nord des États-Unis et ils passaient une grande partie de l'année absents pour négocier des contrats ou régler des détails financiers et commerciaux, laissant alors la jeune Zoé chez sa grande sœur sans aucun regret ni complexe, parce que pour eux, les affaires passaient avant tout.

Au début de leur vie, les deux cousines ne se connaissaient pas. Toutefois, à l'adolescence, elles avaient eu l'occasion de se rencontrer lorsqu'elles avaient passé un week-end ensemble, invitées par un lointain parent pour une cousinade. Une sympathie immédiate les avait rapprochées au premier regard, et une amitié profonde s'était développée entre elles, années après années, au point de les lier presque fraternellement : Marianne allait voir Belle si elle avait une décision à prendre, et Belle allait voir Marianne si elle se posait des questions sur quoi que ce soit dans sa vie. Leur entrée dans la même université n'avait fait que renforcer ces liens.

Avec son goût pour la généalogie, Marianne avait réussi à remonter le temps et à recréer leur arbre généalogique jusqu'aux alentours de 1780.

Pour les deux cousines, la vie de déroulait donc tranquillement dans la petite ville de ***  située au sud de Sherbrooke, à quelques kilomètres de la frontière américaine.

Toutefois, un jour, tout commença à changer.

C'était en février 2020. La mère de Marianne reçut la lettre d'un notaire qui l'avisait qu'elle était l'héritière de M.--- ,  un parfait inconnu qui lui léguait la belle maison ancienne ainsi qu'une petite somme d'argent.. Elle ne comprenait pas, et se demandait "pourquoi elle' ? jusqu'à ce qu'elle lise une lettre manuscrite cachetée qui devait lui être remise en main propre. Dans une confession posthume de M.---, elle y appris qu'elle n'était pas la fille de celui qu'elle pensait être son père, mais qu'elle était née d'une liaison entre sa mère et lui-même, qu'il était parti s'installer au Colorado pour ne pas gâcher la vie de son amante qui était déjà mariée, mais qu'il avait toujours pris des renseignements sur la vie de sa fille naturelle, et trouvait juste de lui léguer cette maison et tout ce qu'elle contenait parce qu'il avait appris que son propre grand-père l'avait obtenue de manière malhonnête en la rachetant une bouchée de pain à l'arrière arrière grand-père de Marianne durant la grande dépression, et qu'il jugeait normal qu'elle retourne à sa famille d'origine.

Par chance tout alla assez vite, et une fois le contre-coup de toutes ces nouvelles passé, les parents de Marianne eurent le temps de régler les démarches administratives et d'emménager dans la maison avant que le Grand Confinement se mette en place. Durant les semaines que dura le confinement, toute la famille s'installa et pris ses aises, émerveillés par la chance qu'ils avaient de vivre désormais dans cette grande et belle maison avec un grand terrain où la mère de Marianne pourrait enfin avoir un joli potager comme elle en rêvait depuis si longtemps.

Quand les températures remontèrent, ce qui arrive généralement à la fin mai dans cette partie du pays, les filles décidèrent d'explorer le grenier dans lequel était entassé un invraisemblable bric-à-brac de diverses époques. Elles commencèrent par la partie éclairée par les lucarnes, celle au dessus du corps principal de la maison ; il y avait des tas de vieux meubles, de vieilles malles, des accessoires, des vieux vêtements, des vieux livres, le tout très poussiéreux. Puis elles arrivèrent dans un recoin plus sombre, situé au dessus de la verrière, un endroit qui ressemblait à une ancienne pièce lambrissée, où l'accumulation d'objets était identique à celle du grand grenier, mais où très peu de poussière s'était déposée. 

IMG_9046-1-2

C'est bizarre d'imaginer que tous ces objets on été utilisés par nos ancêtres, dit Marianne à sa jeune sœur en s'approchant.

La jeune Adèle n'était pas rassurée ; pour s'occuper pendant le confinement, elle avait lu plusieurs volumes de la série "Fais moi peur", qui, bien que prévus pour la jeunesse, lui avaient laissé une belle frousse des greniers !

IMG_9045-1

Regarde, il y a même une vieille poupée, s'exclama Adèle.

Remets-là où elle était avec soin, elle est en porcelaine, c'est fragile, lui conseilla Marianne.

IMG_9041-1

La petite fille sa lassa vite de regarder ces vieux objets dont elle ne voyait pas l'intérêt et elle redescendit regarder un programme à la télé.

Mais avec les recherches généalogiques, et avouons-le, avec son incurable romantisme, Marianne avait pris goût aux choses du passé, et elle décida de toute explorer.

Et elle commença en ouvrant une malle qui se trouvait devant elle.

IMG_9050-1

Tout d'abord, elle n'y vit que du linge, et même un vieux corset ! Comment pouvait-on porter des choses pareilles ?! se dit elle en souriant.

Puis elle découvrit un portrait de femme. Son regard resta accroché aux yeux qui la fixaient à travers la vitre du vieux cadre. Elle se sentait bizarre en l'observant, comme si une espèce de lien les reliait, ou comme si cette femme qui la regardait si intensément voulait lui parler.

IMG_9053-1

Elle posa doucement le portrait debout dans la porte de la malle, et continua de fouiller.

Elle découvrit alors un second portrait, celui d'un bel homme barbu ; comme les cadres étaient identiques pour les deux vieilles photos, Marianne en déduisit que c'était le  mari et la femme. Et elle posa doucement le second portrait auprès du premier.

Continuant à inventorier le contenue de la malle, elle en sorti trois cahiers reliés de cuir noir, portant la date de trois années : 1870, 1871 et 1872. Le troisième cahier s'arrêtait en plein milieu, à la date du 18 juillet 1872.

IMG_9054-1

Marianne commença à lire la première page de celui de 1870, au bout de quelques lignes, elle comprit que c'était le journal intime de son aïeule, Rose, dont elle avait noté le nom quelque part dans l'arbre généalogique de la famille. Elle avait retenu ce nom parce qu'elle trouvait que Rose était un joli prénom.

Elle s'assit et se plongea dans la lecture des souvenirs du passé qui surgissaient devant ses yeux. Elle n'était plus là, elle était mentalement partie au 19e siècle, et page après page l'image et le caractère de son ancêtre se dessinait, avec tant de détails qu'elle eut l'impression de la voir vivre devant elle. 

Marianne passa toute la fin de la matinée dans le grenier, puis après un repas avalé à toute vitesse, elle y retourna l'après-midi où elle continua sa lecture. Elle ne revint dans le monde réel de 2020 que plusieurs heures plus tard, après avoir pleuré, avoir ri, avoir eu peur, avoir espéré, au même rythme que son ancêtre Rose avait pleuré, avait ri, avait eu peur et avait espéré, jour après jour, comme en témoignaient ses écrits.

IMG_9057-1

Quand elle referma le 3e cahier, elle sourit tendrement aux portraits, et se leva pour aller téléphoner à sa cousine Belle.

J'ai quelque chose à te montrer, je peux passer chez toi demain ? demanda-t-elle.

Viens manger à midi ; je suis en train de travailler sur une recette, tu me diras ce que tu en penses, répondit Belle.

Le lendemain, Marianne apporta les 3 tomes du journal intime de Rose, elle raconta à sa cousine ce qu'elle avait lu dedans, puis en repartant le soir, elle les lui confia, pour qu'elle les lise à son tour.

IMG_8135-1

IMG_8137-1

À partir de ce jour, les deux cousines sentirent qu'un lien s'était tissé entre le passé et le présent, et qu'elles faisaient partie intégrante de ce lien ; elles lurent et relurent ces pages, se passant et se repassant les cahiers, au point de connaître tous les détails de l'émouvante vie de cette courageuse et admirable femme pleine d'amour et de générosité qu'était leur ancêtre commune. 

Au travers du temps, au travers de ses écrits, Rose ne vivait pas seulement dans leurs gênes, elle vivait aussi dans leurs esprits.

Bon vendredi :-)

♥♥♥

27 décembre 2020

Le journal intime de Rose

Peut-être que certains d'entre vous se demandent comment il se fait que je sache autant de choses sur la vie de Rose en 1870.

La réponse a déjà été donnée ici dans un message il y a plusieurs mois : Belle (ma mini-moi) et sa rousse cousine Marianne sont en possession du journal intime de Rose.

Voici pourquoi.

L'an dernier, au décès de grand-tante Marie-Jeanne, les parents de Marianne ont hérité de la vieille maison ancestrale où a vécu Rose. Bien sur, la jolie demeure victorienne qui avait été construite par le père de Rose, Charles Bonnefoy, pour y abriter ses amours avec la belle orpheline anglaise rousse qu'il avait épousée, n'était plus aussi pimpante qu'en 1870, mais les parents de Marianne sont des personnes non-conformistes, et c'est avec joie qu'ils ont décidé de rénover cette maison pour la faire redevenir le havre chaleureux qu'elle semblait avoir été ; tout au moins si on s'en tenait à ce qui se racontait dans la famille au sujet de cette maison et des ses habitants d'autrefois.

Avant que des travaux ne soient entrepris, Marianne et sa jeune soeur Adèle ont décidé d'inventorier le contenu (énorme !) du gigantesque grenier. Il y avait des petits meubles, des malles, des placards, des armoires, des boites, tout ça dans le plus grand désordre, empilés là au cours des décennies, et oubliés.

Les deux filles se sont éclaté durant le grand confinement ! elles ont fouillé, vidé, trié ; elles ont essayé plein de vieux vêtements, regardé plein de vieilles photos, lu plein de vieilles cartes postales, écouté des vieux disques 78 tours sur un vieux phono, et découvert plein de vieux jouets et de livres, parmi beaucoup d'autres objets et meubles hétéroclites.

Et puis un jour, elles sont tombées sur 3 vieux cahiers noirs, reliés dans du cuir usé. Marianne a commencé à lire, et c'est avec stupéfaction qu'elle a réalisé qu'il s'agissait du journal intime de leur ancêtre Rose.

Il commençait le 25 décembre 1870 par ces mots : "Mon tendre amour, puisque tu n'es plus auprès de moi et que je ne peux pas te parler comme nous le faisions si souvent avec bonheur, j'ai décidé de t'écrire et te raconter nos journées afin que tu saches tout de ma vie le jour où nous nous retrouverons, parce que je suis sure au fond de mon coeur que nous serons bientôt à nouveau réunis. Aujourd'hui, en ce jour de Noël où tu m'as tant manqué, la joie a malgré tout régné dans la maison lorsque nous nous sommes assis autour de la grande table de la cuisine et que j'ai fait une farce à Narcisse......"   suivait l'anecdote que je vous racontais dans le message précédent, ICI.

Ce jour là, Marianne a pensé au passé d'une autre manière ; ce n'était plus seulement des vieilles histoires qui s'estompaient avec le temps, occasionnellement rappelées lors des réunions familiales et dont seulement les plus marquantes étaient encore dans les mémoires. Non ! c'était Rose elle même qui revivait devant elle : une jeune maman, déjà veuve à 20 ans, avec ses chagrins, ses lourdes charges, ses joies et surtout tout l'amour dont elle débordait pour ses proches. Durant la lecture, les larmes de Marianne ont parfois failli rajouter des taches là où celles de Rose en avaient déjà faites sur certaines pages.

Elle a emporté les 3 cahiers et les a confiés à sa cousine Belle, qui a été aussi émue et enthousiasmée qu'elle, car, si Marianne est la descendante directe de Rose, aussi rousse que l'était son ancêtre, Belle, elle, est la descendante du frère de Rose, Narcisse, qui a épousé son amie d'enfance Kristin, dont elle a hérité la blondeur.

Lisant et relisant ces pages, les deux cousines ont fini par connaitre les personnages qui les peuplaient aussi bien que si elles avaient vécu auprès de Rose elles-mêmes.

Et un jour, elles ont imaginé qu'elle réunissait les descendants des êtres que Rose chérissait tant, ; elles ont alors entrepris des recherches généalogiques.

Recherches qui ont abouti puisqu'elles ont réussi à trouver Audrey, descendante de Adrienne, et Marion, descendante de Joséphine, et qu'elles les ont invitées à passer le premier janvier ensemble. 

Aujourd'hui, 27 décembre, Marianne est venue voir Belle pour récupérer les cahiers à son tour (elles se les passent en alternance, comme des reliques auxquelles elles tiennent comme à la prunelle de leurs yeux), quand tout en préparant sa quiche au fromage pour le repas du soir, Belle lui dit :

- il faudra quand même que tu arrives un jour à ne plus avoir les larmes aux yeux à chaque fois que tu relis un passage de ces journaux !

IMG_8132-1

Marianne a souri et a répondu :

- tu n'imagines pas comme c'est ennuyeux d'être émotive comme je le suis ; à la moindre chose évoquée qui me touche, je suis au bord des larmes et j'ai une boule dans la gorge. Ce n'est pas un cadeau crois-moi, ça me joue parfois de mauvais tours dans mes études.

IMG_8135-1

Voici donc les 3 cahiers constituant le journal intime de Rose, d'où j'extrais des anecdotes et des souvenirs pour vous les présenter dans mes mises en scène :

IMG_6638-1

IMG_8137-1

Les pages sont toutes imprimées recto-verso à partir d'un montage que j'ai réalisé sur Word, découpées puis reliées avec de la colle à reliure et montées sur une couverture de carton noir que j'ai vieillie avec l'outil suivant (Tim Holtz paper distresser tool) :

ScreenShot05391 puis j'ai ajouté au vieillissement avec de l'encre Distress Mustard Seed téléchargementpour simuler l'effet d'usure du cuir. J'ai ensuite ajouté un ruban pour fermer chaque cahier, et indiqué la date avec un stylo argenté.IMG_8139-1

Bon lundi :-)

♥♥♥

20 octobre 2020

Ce n'est pas parce que tout le monde fait quelque chose

Marianne et sa petite soeur vivent dans une "zone rouge" ; les universités y ont décrété l'enseignement à distance, et certaines écoles ne reçoivent les élèves en présentiel que un jour sur deux pour diminuer la fréquentation des lieux.

De ce fait, en fin d'après-midi, leur travail scolaire étant à jour, elles avaient l'une et l'autre du temps libre.

Profitant que la pluie avait cessé, elles ont décidé d'aller se promener sur la plage du lac Memphrémagog dont l'accès était gratuit en raison des travaux d'hivernage qui s'y font actuellement.

En arrivant, elles ont constaté que les goélands à bec cerclé se réunissaient, ce qui est signe d'une arrivée prochaine du froid.

IMG_7403-1

Tout à coup, Adèle s'est mise à courir vers les goélands, ce qui les a affolés et en a fait envoler une partie.

Marianne s'est fâchée :

- Peux-tu m'expliquer pourquoi tu fais peur à ces oiseaux qui étaient tranquillement installés là sans te déranger ?

IMG_6087-1

La petite répond :

- Parce que c'est drôle de les voir s'envoler.

Marianne s'exclame :

- Depuis quand est-ce "drôle" de voir quelqu'un avoir peur et s'enfuir ?

IMG_6086-1

La petite Adèle est penaude, elle n'avait pas pensé à ça. Elle ajoute :

- Tu sais, tout le monde fait ça, je vois les parents qui les laissent faire.

Marianne dit à sa petite soeur :

- Ce n'est pas une excuse ! cela prouve uniquement que ces parents sont des idiots qui ne respectent pas la peur que ressentent les animaux. Rappelle toi toujours que ce n'est pas parce que tout le monde fait quelque chose que c'est la bonne chose à faire.

IMG_6088-1

Ensuite la grande soeur a montré à la petite comment s'approcher doucement des goélands, sans aller trop près pour ne pas les effrayer, et elle lui a fait observer le comportement de chacun, leur mimiques, leurs déplacements, leurs battements d'ailes.

La petite Adèle a trouvé ça tellement sympa qu'elle s'est mise à donner des noms à chaque goéland qu'elle observait ! Hubert le criard, Quentin le boudeur, Ernest le batteur d'ailes, Henri le chicaneur, etc !

En repartant, elle a dit à Marianne :

- Je suis bien contente que tu m'ais appris à les regarder au lieu de leur courir après, c'était beaucoup plus amusant. J'ai hâte de recommencer, et je vais apprendre à faire ça à tous mes copains. On va bien s'amuser !

Bon mercredi :-)

♥♥♥

 

Posté par Guyloup à 21:54 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : , , ,
13 septembre 2020

Tempête automnale + derrière la scène (encore !)

Un rayon de soleil juste avant une tempête automnale, ça crée de tels beaux contrastes qu'il faut se précipiter dehors pour les photographier avant l'arrivée de la pluie.

IMG_6273-1

Bien sur, je ne suis pas sortie seule.

Tout d'abord, il y avait Marianne, mon écolo passionnée de photo, qui m'a accompagnée avec son appareil photo.

IMG_6272-1-2

IMG_5213-2

IMG_5213-1

IMG_5228-1

IMG_5243-1-3

IMG_5243-1

Ensuite, il y avait aussi mon assistante féline, qui vérifie toujours que la pose de la poupée est correcte avant de m'autoriser à prendre la photo.

Elle vérifie :

IMG_5247-1

Elle confirme que tout est en place :

IMG_5246-1

Et je fais la photo :

IMG_5241-1

Mais il y avait également un observateur que je n'avais pas remarqué ! c'était petit mari que je pensais être en train de bricoler dans le garage, mais il m'avait vu partir dans la prairie et comme il avait son appareil photo avec lui, il n'a pas manqué de photographier la scène depuis son atelier :

IMG_0879

Malheureusement, tout comme en Europe, nous avons perdu 80 % des insectes en 30 ans.... Et nous ne voyons plus d'abeilles, de bourdons, ou de papillons.

Alors, en souvenir de l'époque où je voyais des superbes monarques venir butiner sur nos fleurs, j'ai créé un gif animé avec un montage de photos de ce superbe et regretté grand papillon :

Source: Externe

Ensuite nous sommes rentrées toutes les trois ;  il est tombé quelques gouttes, puis il a venté à décorner un boeuf durant des heures, et c'est tout ; les nuages pourtant bien chargés n'ont pas tenu la promesse que semblait faire leur couleur.

Je vous propose 3 de ces photos en grand format plan large, pour mieux voir les détails ou pour télécharger en fond d'écran ; cliquez ici : IMG_5243_1920  -  ici : IMG_5213_1920 - et ici : IMG_6272_1920

On nous annonçait du gel pour demain soir, mais finalement il fera 2°C durant la nuit. Ouf, je n'ai pas envie de passer cette barre symbolique du gel nocturne (et encore moins diurne).

Passez un bon début de semaine, et si vous en avez la chance, profitez de la chaleur de l'été qui s'étire chez vous ; chez nous, comme d'habitude ce n'est plus qu'un souvenir, et j'ai déjà hâte de voir arriver le prochain :-)

♥♥♥

(Un très grand MERCI pour vos visites et surtout pour vos gentils commentaires sur mes précédents messages)

Posté par Guyloup à 22:04 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags : , ,
29 juillet 2020

Perdus en forêt sans GPS + nouveau pantalon

Tout d'abord : petit mari et moi vous disons un grand merci pour  vos gentils commentaires sur mon précédent message.

Marianne et Waban sont partis faire leur randonnée quotidienne en forêt, mais ils se sont perdus, et comme il n'y a pas de réseau, ils ne peuvent même se répérer avec le GPS du téléphone. 

Par chance, ce matin, Waban avait mis une carte dans une des poches de son nouveau pantalon cargo.

IMG_4039-1

- les bonnes vieilles méthodes, ça a du bon, dit-il.

- oui, mais c'est bien parce que le téléphone a une application boussole, sinon, la carte ne servirait pas à grand chose, répond Marianne.

IMG_4034-1

- il ne reste plus qu'à espérer que la batterie ne nous lâchera pas ! conclut Waban.

IMG_4037-1

J'ai cousu le pantalon cargo de Waban dans le tissu d'un de mes miens, en me basant sur le patron qui est ici : https://www.pixiefaire.com/products/cropped-cargo-pants-18-doll-clothes , que j'ai légèrement modifié en allongeant les jambes et diminuant leur largeur.

IMG_5568-1

Bon jeudi :-)

♥♥♥

Posté par Guyloup à 23:05 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : , , , ,