13 mai 2018

Wouf wouf (et traductions !), Nanea fait courir son chien - Woof woof (and translations !), Nanea makes her dog run

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Nanea est allée faire courir son chien Coconut. Comme vous le remarquez, notre petite hawaïenne commence à mieux supporter la température canadienne : elle a même déboutonné son gilet !!

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 Vous connaissez les chiens quand on commence à leur lancer un bâton, ils ne veulent plus s'arrêter, et Nanea a été obligée de lui dire "Coco, regarde l'oiseau là-bas" pour qu'il abandonne enfin son bâton et coure voir ce qu'elle lui montrait !!  

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Au sujet des aboiements de chiens, savez-vous comment ils s'écrivent et se prononcent dans diverses langues ? non, et bien voici un "lexique international des aboiements" !!

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Bonne wouf wouf ... euh, pardon, Bonne journée !

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12 mai 2018

Première jonquille pour un bon dimanche - First daffodil for an happy Sunday

Posant devant la première jonquille de l'année, Charlotte et Émilie vous souhaitent un bon dimanche
Posing in front of the first daffodil of the year, Charlotte and Émilie wish you an happy Sunday

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08 mai 2018

Fleurs et traditions amérindiennes : la Trille rouge et l'Érythrone des sous-bois

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Lea s'est inscrite à un club de photo où elle a rencontré une nouvelle amie : Gabriella McBride. Cette dernière est aussi passionnée de photos de nature que Léa, qui l'a aussitôt invitée à se joindre à elle quand Callie l'amérindienne l'emmène découvrir la nature du pays de ses ancêtres.

Aujourd'hui, Callie les a donc emmenées toutes les deux dans le parc national où elle leur a montré les 2 premières fleurs des sous bois au printemps : la trille rouge et l'érythrone d'amérique.

Tout d'abord, elle leur a fait découvrir la trille rouge

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Elle leur a expliqué qu'en médecine traditionnelle amérindienne, la trille rouge était utilisée pour les "problèmes féminins" ; en effet, ses ancêtres l'utilisaient en tisane pour aider lors des accouchements, mais aussi pour traiter les désordres menstruels. Toutefois, la tille dégageant une odeur très nauséabonde, la tisane ne devait pas être très agréable à consommer !

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Ensuite, elle leur a montré l'érythrone d'Amérique.

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Cette plante à l'allure timide est un exemple de patience, leur a-t-elle expliqué, car elle ne fleurit qu'au bout de 10 ans ! les 9 premières années elle se contente de faire pousser des feuilles, sans aucune fleur. Ce qui est curieux, c'est que les plantes à deux feuilles feront une fleur, alors que les plantes à une seule feuille seront stériles.

Cette plante avait deux usages, ajoute Callie, comestible, et thérapeutique.

Comestible car les amérindiens en mangeaient les feuilles bouillies, comme un légume reconstituant, mais aussi aussi les bulbes, qui sont sucrés et très nourrissants ; toutefois, il ne fallait pas trop en manger à la fois, car, consommés en excès, ces bulbes deviennent un vomitif très efficace !

Thérapeutique car ce même bulbe était utilisé contre les maux de poitrine ; de plus les feuilles fraiches étaient placées en cataplasme sur les enflures et ulcérations de la peau.

À noter qu'on a découvert depuis que la jolie et timide érythrone contenait bel et bien une susbstance antibiotique.

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Pour terminer, voici un portrait des 3 amies qui vous saluent et vous disent "à la prochaine" !

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Gabriella McBride est une poupée American Girl ,de l'année 2017. Lea Clark est également une poupée American Girl, de l'année 2016. Callie est une poupée Journey Girls.

Dans les sous-bois, les filles ont aussi vu le renouveau des fougères et plantes diverses, entendu des oiseaux chanter, et l'eau des ruisseaux couler. 

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Bientôt la cime des arbres se couvrira de feuilles. C'est si beau le printemps, si chargé d'espoir. 

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07 mai 2018

Ça y est, il y a du vert sur les arbres !!! That's it, there is green on the trees!

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6 mai ; temps mitigé, mais agréable. Comme on le voit sur cette photo de ma rue, ÇA Y EST, les premières feuilles commencent à sortir sur les bouleaux-trembles. Ils sont toujours les premiers à nous enchanter avec leur petit brouillard vert, couleur de salade tendre qui donne presque envie de les croquer !... un vrai régal pour les yeux :-)

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Dans la ville de Sherbrooke, où la température est un peu plus élevée qu'en campagne, les premiers forsythias explosent :

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On retrouve 3 citadines dans la ville : Grace, Marisol et Nanea qui papotent, bien installées dans un gazebo (appellation québécoise pour un kiosque à musique) pendant que leurs chiens courrent et se défoulent dans le petit parc public d'un quartier de Sherbrooke :

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Les chiens sont fatigués, tout le monde rentre à la maison !

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Sur la route du retour, on voit bien que la neige n'est pas fondue sur le Mont Orford ; c'est qu'on frôle toujours le gel durant la nuit :

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Ah... j'oubliais : une photo de notre première fleur de pissenlit de l'année, ça se fête quand on a attendu aussi longtemps !!! MDR !

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05 mai 2018

Balade de l'autre côté de la frontière - Walk on the other side of the border

Je me permets de re-publier ce message car (sans que je n'ai rien changé aux paramètres), les commentaires étaient désactivés. Si vous avez voulu me laisser un petit mot, vous avez du lire "les commentaires sont désactivés sur ce message". Encore un mystérieux mystère informatique nommé bug, je suppose.

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Suite et fin des photos de notre sortie de mercredi 2 mai au Vermont.

Tout d'abord, je commence par celle-ci, par esprit de rebellion contre la douane ! La raison c'est que la dernière fois que nous avons traversé la frontière, il y a avait un temps d'attente ; pour passer le temps, j'ai pris par la fenêtre une photo du poste de douane que vous voyez ci-dessous. Lorsque notre tour est arrivé, un douanier a exigé que j'efface devant lui les photos qui étaient sur la carte de mon appareil photo. Je ne vois vraiment pas en quoi ça pouvaitgêner, mais bon, c'est la douane américaine, avec leur habituel air suspicieux, et leurs questions douteuses. Cette photo ci est moche car prise vite fait à travers le pare-brise, mais elle est prise !

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Comme vous voyez, au niveau de la végétation, ça n'est pas plus avancé au Vermont qu'au Québec :

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Passage devant la station de radio locale de Derby line : Moo 92. "Moo" en anglais, c'est "Meuh" en français... d'où la vache qui regarde l'enseigne et la bannière étoilée. Si vous êtes curieux(se) de jeter un oeil à cette station de radio, voici leur lien : http://www.moo92.com/

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La plupart des routes américaines ressemblent à celle-ci lorsqu'on traverse un village, du nord au sud, quelque soit l'endroit sur la carte :

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Direction Newport, et passage devant la maison de mes rêves :

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Arrêt rapide à l'hypermarché Walmart... pour faire un tour au rayon poupées, bien sur, mais aussi à leur grand rayon couture où les prix des tissus et accessoires sont vraiment super intéressants par rapport aux prix québécois (malgré le taux de change qui nous est si défavorable en dollar canadien vs  dollar américain). J'y fait un passage à chaque fois pour cette raison.

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Voici la vue depuis le parking de l'hypermarché... c'est cool d'aller faire ses courses là, non ?

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Et, qui était avec nous dans la voiture ?

Devinez !

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Lea et sa cousine Marisol (American Girl of the year 2005), qui ont absolument voulu descendre de la voiture pour aller voir le paysage. Pas longtemps car il ventait assez fort pour jeter des petites poupettes par terre à plusieurs reprises, et mettre à mal la patience de la photographe qui a fini par les appuyer sur la barrière de sécurité !

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Marisol était contente car, à l'hypermarché Walmart, je lui ai acheté un labrador qu'elle a baptisé Buttermilk, c'est à dire Babeurre en français !

Les voici lors de notre retour au Canada où cette photo fut encore pire à prendre car il ventait toujours aussi fort, sinon plus. Malgré le petit bâton piqué dans le sol avec lequel je les cale en cas de vent, j'ai eu droit à un seul essai avant d'abandonner. Dure dure la vie de photographe de poupées !!!

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03 mai 2018

Promenade campagnarde, où Lea rencontre Pollux le castor - Country walk, where Lea meets Pollux the Beaver

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Lea nous a accompagné dans une sortie au Vermont. Côté américain, il faisait beau, mais comme souvent, du côté canadien, c'était relativement gris et nuageux.

Comme vous voyez, c'est le 2 mai, et nous n'avons toujours pas de feuilles sur les arbres ; malgré tout, la pluie des jours précédents a permis à l'herbe de reverdir un peu, et cela donne un peu plus de gaité aux décors.

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Toutefois, il n'a pas assez plu encore pour compenser le niveau bas des nappes phréatiques, et les rivières sont bien basses :

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Mais cela a suffit pour que les vaches de boucherie soient enfin mises au pré (ici, les vaches laitières ne voient jamais la prairie, elles restent toute leur vie enfermées dans les étables) :

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Les chevaux sont également heureux de cette jeune herbe qui les change du foin :

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Lea et moi avons voulu passer faire un tour à l'étang-sanctuaire Knight (où je faisais beaucoup de photos animalières par le passé).

Nous n'avons pas été déçues : les castors sont toujours là (malgré des voisins qui tentent de les traper pour protéger leurs jardins arborés)... et ils travaillent toujours, Lea en a la preuve devant elle !

En voyant la taille du copeau qu'elle tient dans la main, cela vous donne une idée de la puissance de la dentition d'un castor :

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Et devinez qui arrive à ce moment là ? mais oui, c'est Pollux le castor.

- Eh, toi.......... l'interpelle-t-il, veux-tu bien lâcher mon copeau, c'est à moi !!

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- Mais, si tu coupes tous les arbres, où les oiseaux vont-ils se poser ? lui demande Lea.

- Je ne les coupe pas TOUS ! et si je ne coupe pas d'arbres pour faire des barrages et créer des zones humides pour renforcer la nappe phréatique, comment d'autres arbres pousseront-ils pour que tes oiseaux puisse se poser dans le futur ? lui répond Pollux.

- Ah oui, c'est juste, concède Lea. Mais je suis quand même un peu triste pour les arbres, ajoute-t-elle.

- Si tu as bien écouté ce que ton amie Callie t'a expliqué, tu te rappelleras que souvent, la coupe qu'on fait dans ces arbres leur permet de repartir de plus belle avec un enracinement plus profond. Tu sais, on est un peu les jardiniers de la forêt, il faut nous faire confiance car depuis de milliers d'années, comme beaucoup d'autres animaux, on sait très bien ce qu'on a à faire pour préserver notre (et votre) environnement.

- Merci Pollux, bon courage alors... et à la prochaine fois !

Je vous dis moi aussi à la prochaine,

où vous verrez pourquoi Lea est allée au Vermont.

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Lea, les fleurs de tussilage et l'écureuil - Lea, coltsfoot flowers and squirrel

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Mercredi 2 mai, Lea est allée se promener ; elle espérait trouver enfin quelques fleurs, et éventuellement croiser un animal.

Au niveau des fleurs, elle a découvert la première fleur sauvage qui fleurit ici au printemps : le tussilage (ou pas d'âne).

J'ai un nombre étonnant de fois des gens qui confondait les fleurs de tussilage avec des fleurs de pissenlit... bizarre car elles ne se ressemblent pas, et en plus le tussilage pousse sur une grosse tige grasse. Leur seul point commun est d'être jaune et d'avoir des "cheveux blanc" en vieillissant.

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Cette plante pousse le long des routes et dans les terrains vagues.

Méconnue, elle a pourtant des vertus intéressantes : les fleurs de tussilage s'emploient pour soigner l'inflammation des bronches, la toux sèche, les irritations du pharynx et de la bouche. La fleur de  tussilage est calmante, adoucissante, apaise la toux, expectorante, dilatatrice des bronches, fluidifiante des sécrétions bronchiques et antiseptique (grâce à ses tanins), donc indiquée pour les bronchites aiguës et chroniques, catarrhes bronchiques, asthme, emphysème pulmonaire, bronchopneumonie, grippe, trachéite, laryngite, pharyngite angines, et exctintions de voix.

Bref, signe incontestable du printemps : les hirondelles viennent d'arriver, et Lea a vu des fleurs de tussilage.

Je l'ai photographiée pendant qu'elle admirait les fleurs... et.............qu'un petit visiteur venait la voir.

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Je n'ai pas résisté à en faire mon nouveau bandeau de blog :

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À bientôt pour les nouvelles observations de Lea qui est ensuite allé voir de près le travail des castors... à suivre !

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27 avril 2018

Encore une veste à capuche - Hoodie jacket again

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 Il pleut, et ça va continuer presque toute la semaine !!! youpiiii ! la dernière neige va fondre et l'herbe va reverdir :-)  De plus, les routes vont se nettoyer de toute la poussière de pierre, sable et restes de sel (appelé calcium au Québec) qui sont répandu sur les routes pendant l'hiver et s'envolent à chaque passage de camion ou coup de vent, soulevant des nuages de poussière qui me font tousser comme une malade ; donc vive la pluie de printemps !

Mais du coup, on dirait qu'il fait plus frais (surtout après 5 jours de soleil) et Lea a voulu se couvrir un peu :

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Je lui ai cousu cette veste à capuche dans un de mes vieux sweat-shirts (tous les vêtements de mes poupées sont faits dans du tissu de récupération, trouvé soit dans les armoires et malles de stockage de la maison, soit chez ce qui correspond ici à Emmaüs. Donc, je fais du recyclage de poupées en les achetant d'occasion, et du recyclage de tissu pour les habiller). Le sac de matelot en cuir repoussé qu'elle porte est également un recyclage : c'est un petit porte-monnaie venant de Pise, un cadeau souvenir qui n'a sans doute pas plu et s'est retrouvé chez Emmaüs, pour le plus grand bonheur de Lea !

Ça triche un peu car la veste ne se sépare pas vraiment pour s'ouvrir à l'avant : c'est une fermeture éclair ordinaire. Il est difficile de trouver des fermetures éclairs séparables dans une dimensions de 12 ou 15 cm, et les seules que j'ai trouvées ont des grosses dents et une tirette large et épaisse, elles sont donc inutilisables sur les vêtements d'une poupette de 46 cm. Il est vrai malgré tout qu'on en trouve sur quelques sites spécialisés, mais là, le prix est trop élevé, sans compter l'ajout des frais de port et éventuellement de douane.

Le patron de cette veste se trouve ici : https://www.pixiefaire.com/products/hoodie-18-doll-clothes

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25 avril 2018

Tout, tout, vous saurez tout sur les castors avec Callie et Lea ! - You'll know everything about beavers with Callie and Lea !

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Mardi, Lea et Callie ont décidé d'aller faire un petit tour à l'entrée du parc national avant que la pluie s'installe.

Callie a montré une cabane de castor à Lea et lui a expliqué leur mode de vie :

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Callie explique :

Le castor est une espèce-ingénieur, le seul mammifère (avec l'Homme) qui aménage et construise à ce point son habitat : il fabrique des barrages qui peuvent atteindre plus de 75 mètres de long et plus de 1 mètre de haut. Le plus grand barrage découvert mesure 850 mètres de long, il se situe dans le Parc national Wood Buffalo, dans le nord de l'Alberta au Canada.
Il construit ces barrages afin de retenir l'eau.
 
Ces retenues d’eau aménagent ainsi une zone dans laquelle il peut se déplacer presque en toute sécurité. Le castor n'est pas à l'aise sur terre, mais il doit malgré tout s'y rendre afin d'y chercher sa nourriture. Cette "mare à castor" lui permet de se rendre à la nage sur les divers sites de son territoire. Elle lui permet également de ramener vers sa hutte les branches et le bois dont il mangera l'écorce et/ou qu'il utilisera pour la construction ou l'entretien de la hutte, du barrage ou comme provisions d'hiver (le castor se crée des réserves alimentaires constituées de branches plantées dans le sédiment, sous l'eau, souvent près de l'entrée de sa hutte en prévision des grands froids. Il y aura accès même sous une épaisse couche de glace. Il a besoin d'un minimum de 30 cm d'eau pour se déplacer aisément, et d'au moins 60 cm à l'endroit de l'entrée de son terrier ou de sa hutte.
 
Le castor vit dans une hutte, qui est généralement appuyée à la berge. Elle est construite avec des branches de bois et de la terre. Cette hutte est en général composée d'une entrée et de deux chambres. L'accès s'y fait essentiellement sous l'eau, mais la chambre principale est sous terre. Afin de renouveler l'air et de sécher la litière qu'il y amène, le castor intègre à sa hutte des conduits d'aération.
 
Sur un même site, on trouve parfois plusieurs huttes de tailles différentes, et dont la fonction varie selon les périodes de l'année. En hiver, c'est la hutte la plus proche d'une zone d'abattage qui sera le plus souvent utilisée, tandis qu'au printemps, certaines huttes seront plus occupées lors de la reproduction. Les castors vivent en famille sur un territoire bien déterminé.  
Voici l'aspect extérieur d'une hutte de castors (elle se trouve derrière Callie et Lea, au fond) :
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Les castors  sont surtout connus pour les barrages, les digues et les huttes qu'ils construisent sur les cours d'eau et les rivières. Ce sont les seules espèces à produire et entretenir des zones humides ; ils contribuent ainsi à la diversification de l'habitat. Ils ont été sur-chassés pour leur fourrure depuis l'arrivée des blancs sur le continent ce qui a conduit les deux espèces encore vivantes au bord de l'extinction. Les populations se reconstituent peu à peu grâce aux plans de conservation.

Dans des conditions favorables, les castors produiront leur première portée à deux ou trois ans. La durée de vie moyenne d'un castor dans la nature est de 10 à 20 ans. Bien que sa taille le protège de la plupart des prédateurs, la durée de vie d'un castor peut être réduite par les prédateurs, le plus souvent les humains, les loups et les coyotes.

La denture du castor est typique des rongeurs. Il ne possède pas de canines et ses incisives particulièrement développées, à croissance continue et taillées en biseau, lui permettent efficacement de ronger le bois des arbres. La mâchoire et la denture du castor sont parfaitement adaptées à la fois à l'écorçage et à la coupe du bois. C'est unique dans le monde des mammifères. 
Ses incisives poussent en permanence et il les aiguise en frottant celles du haut contre celles du bas, comme tous les rongeurs.
Le castor est exclusivement herbivore. Selon les saisons, il se nourrit d'écorces tendres (en hiver, essentiellement à partir de branches qu'il a accumulées dans une réserve sous l'eau) puis (à partir de la fin du printemps) de pousses, de fruits, d'herbe, de feuilles… Il peut aussi consommer des lentilles d'eau et des plantes aquatiques immergées ou leurs rhizomes. Il abat les arbres (parfois jusqu'à 1 m de diamètre environ) pour accéder aux feuilles en utilisant ses incisives très tranchantes, et utilise les troncs pour créer ou consolider les barrages.
Voici une série de photos de castors, papa, maman et bébé (dans la gueule de maman) prises en 2012-2013 quand j'étais encore photographe naturaliste (sous le nom de Naturelimages) :

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Il est important de savoir que le castor est un bienfait pour l'écosystème et pour le futur de nos nappes phréatiques , voici pourquoi :

En "ouvrant" à la lumière les ripisylves, les forêts galeries, et les fonds de vallées, et en inondant certains terrains, les familles de castors recréent et entretiennent des chapelets de zones humides s'alimentant gravitairement de l'amont vers l'aval. Ces milieux sont propices à l'épuration de l'eau (grâce notamment au pouvoir désinfectant des UV). Ils sont aussi facteurs d'hétérogénéisation et de complexification des cours d'eau et de leurs écotones, et au développement de la faune et de la flore (fleurs sauvages, insectes, batraciens, oiseaux, algues, poissons…). Ces barrages, s'ils sont assez nombreux et importants et si le fond est percolant (ceci ne vaut pas sur les rivières entamant un socle granitique) renforcent fortement l'alimentation des nappes phréatiques (Cf. Loi de Darcy) et favorisent une remontée du niveau de sources périphériques et une alimentation plus régulière des sources (moins d'à sec de ruisseaux en été, et débits d'étiage plus réguliers et importants). Si les ressources en écorce viennent à manquer localement, la famille de castors cherche un autre endroit où s'installer en aval ou en amont, laissant le temps aux arbres de repousser avant un nouveau retour. Si une famille disparait (déplacement, prédation, maladie…), le barrage se dégrade rapidement entrainant une baisse du plan d'eau qui laisse un nouvel espace ensoleillé ouvert à la colonisation des plantes pionnières. Ces cycles sont favorables à l'entretien d'une biodiversité plus élevée que s'il n'était pas présent et à un cycle biogéochimique plus complexe.

Toutes les essences autochtones européennes et nord-américaines d'arbres poussant dans les zones humides ont co-évolué avec le castor : coupées par le castor, elles recèpent facilement et produiront des taillis et des racines qui continueront à stabiliser les berges, tout en laissant plus de lumière éclairer la zone du barrage. Dans leur milieu, les populations naturelles de castor ne font donc pas de dégâts dans l'écosystème forestier.
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 Et voilà, le soleil s'en va, le ciel se couvre, la pluie va arriver... tant mieux, toute la végétation va pouvoir renaître...

À bientôt !

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Crocus et paysages d'avril au Canada vus par Lea - Crocus and April landscapes in Canada seen by Lea

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Lundi, il a fait encore beau, on a eu 15° à l'ombre, c'était GÉNIAL ! le résultat fut que les crocus ont enfin fleuri, le vrai symbole de la fin de l'hiver est enfin là :

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 Bien sur, nous sommes repartis en promenade : pas question de perdre la moindre miette de soleil après autant de mois de grisaille et de froid.

Nous ont accompagnées ma petite amérindienne Calikawaaya (abrévitation Callie), et son amie Lea, passionnée de nature, d'écologie, et de photo, à qui elle a fait visiter la région, en lui expliquant fièrement que ses ancêtres étaient là sur ces terres bien avant que le premier homme blanc n'y pose le bout du pied.

D'abord, le lac Memprhémagog, toujours gelé :

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 Ici, Callie explique la région à Lea, et lui dit :

- on va aller se promener le long du lac. Pas du lac en entier car il fait 42 km de long et traverse la frontière, mais juste dans les alentours. On ira plus loin la prochaine fois.

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Lea est en admiration devant les paysages :

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 et s'émerveille devant une grange si bien entretenue (c'est malheureusement rare) :

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 Ma maison préférée dans la région, je ne me lasse pas de la photographier !

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 Petite maison timide se cachant derrière un arbre :

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 Soleil dans l'air, mais glace au sol :

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 Un centre équestre :

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 Une savonnerie :

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 Futur centre communautaire :

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 Une boucherie privée (abattage/vente) :

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Retour à Magog.

Les filles s'installent sur le panneau touristiques expliquant les origines de la ville de Magog et le nom du lac Memphrémagog.

- ce sont mes ancêtres amérindiens qui sont à l'origine de ce nom, explique Callie. Ici c'était un campement d'été de la nation des Abénakis, et le  nom signifiait « lac de la truite saumonée ». 

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 En rentrant à la maison, les filles ont fait une halte sur le chemin de la Concession, qui fait la frontière entre le parc national et les terrains privés.

Callie dit à Lea :

- la neige n'est pas encore fondue, il va falloir attendre un peu pour aller se promener pour photographier la faune et la flore. Mais on s'en fiche : on a tout l'été  pour ça !

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 À bientôt pour les prochaines sorties avec les filles ! 

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