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La première machine à coudre véritablement pratique est attribuée à un tailleur français originaire de la région lyonnaise, Barthélemy Thimonnier.
Il dépose en 1830 le premier brevet d'une machine à coudre construite en bois, à un fil continu, en point de chaînette, cousant 200 points à la minute.
Il en fabrique 80 exemplaires pour honorer une commande d'uniformes de l'armée.


Beaucoup d'inventeurs de cette époque misent sur la reproduction du mouvement de la main, ce qui limite la couture à une simple aiguille (Madesperger notamment dont la machine s'appelait « La main qui coud »).


En 1834 l'américain Walter Hunt est le premier à utiliser une navette, et donc utilise deux fils.


Cette idée est reprise et améliorée par Elias Howe qui dépose un brevet en 1846 mais n'obtient aucun succès et part en Angleterre pour tenter de l'exploiter.

Isaac M. Singer perfectionne en 1851 une machine qu'il doit réparer, ce qui lui permet de déposer le 12 août 1851 un premier brevet et de créer la même année la Société I.M. Singer & Co qui vend des machines à coudre à usage domestique, ce qui lui apporte le succès.

Elias Howe le poursuit en justice et gagne son procès en 1854 mais ne peut en profiter car Isaac M. Singer a apporté suffisamment d'améliorations protégées pour que sa production à grande échelle se poursuive.

La fabrication des machines françaises allait être brillante sous le second Empire : Peugeot, Hurtu, Journaux Leblond, Brion, Reimann.

La machine à coudre à navette, fonctionnant au pied avec une pédale, fut brevetée le 12 mai 1868 par Pierre Cobet. Brevet et nom furent vendus à la famille Peugeot qui la fabriqua à Audincourt.

À l'Exposition universelle de Paris de 1878, la Légion d'honneur fut d’ailleurs décernée à Benjamin Peugeot, constructeur de la machine à coudre, pour “bienfait pour la gente féminine”.

En 1871 l'allemand Kayser imagine un dispositif qui permet de déplacer l'aiguille transversalement afin d'obtenir une couture en zig-zag.

En 1872, Alsace-Caroline Garcin, imagine un moteur à ressort, car, à cette époque, l'électricité ne pouvait encore être produite que par des piles encombrantes et onéreuses.

En 1873, Ward invente l'ancêtre de la machine à bras libre utilisée par la marque suisse Elna pour coudre manches et jambes de pantalon.

En 1937, Pfaff ajoute à cette machine un moteur électrique.

Après la guerre, les machines à coudre électriques se démocratisent, elles deviennent à la portée de toutes les bourses.

D’année en année elles se moderniseront, les points fantaisie y seront ajoutés petit à petit, tous dérivés de la trouvaille de Herr Kayser, car les points fantaisie sont des applications du point zig-zag.

Puis l'ère de l'informatique les rejoint, les machines deviennent semi-électronique, puis électroniques, on les appelle "informatisées" car elle sont en effet devenues des vrais ordinateurs avec un firmware qui les pilote.

Finalement, on y adjoint un système de bras mécanique piloté par l'électronique de la machine, déplaçant un cadre de broderie.... et vous connaissez la suite : nous, les brodeuses machine,  nous en profitons !


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  à là :brother-nv950-z-c130 et là :

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quel changement, pour notre plus grand bonheur...... merci Monsieur Thimonnier, merci Herr Kayser, et les autres....