Monsieur Flaherty, ministre des finances du Canada, tente de répondre à l'interrogation suivante : pourquoi paye-t-on tout plus cher au Canada qu'aux USA ? c'était une question que je posais justement sur ce même blog en octobre dernier :http://creationsguyloup.canalblog.com/archives/2012/10/28/25448209.html).

1 - le Canada versus les États-Unis

Donc, il y a eu une étude du Comité sénatorial permanent des finances nationales, qui a rendu son devoir ces jours-ci.

Le document contient certains exemples qui laissent perplexe :

- une voiture Lexus assemblée à Cambridge, en Ontario (Canada), se vend 44 950 $ au Canada mais 40 950 $ aux États-Unis ;

- une automobile de marque Toyota fabriquée à Woodstock, Ontario, Canada, coute plus cher dans cette ville ontarienne qu'à Honolulu / Hawaï ;

- les livres sont moins cher dès qu'on passe la frontière et cette différence peut atteindre 40 %pour certains titres.

Comme le résume bien le sénateur Larry Smith: «Les consommateurs canadiens ont l’impression de se faire avoir quand le dollar canadien s’échange à parité avec le dollar américain, et qu'iils constatent que les prix sont plus élevés ici qu’aux États-Unis.»

Or, si le ministre a dit que le problème était complexe, et que les prix étaient plus élevés pour protéger certains secteurs canadiens (sans plus de précision), et blabla et blablabla, il n'a toujours pas répondu à la question : POURQUOI UN PRODUIT MANUFACTURÉ AU CANADA OU AU QUÉBEC EST-IL VENDU MOINS CHER AUX USA QU'ICI MÊME OÙ IL EST PRODUIT ???

Pour ce qui est des produits étrangers, selon JULIAN BELTRAME, de La Presse Canadienne de Ottawa, les détaillants canadiens montrent du doigt les fournisseurs grossistes importateurs pour expliquer l'important écart qui subsiste entre le Canada et les États-Unis, même si le huard et le dollar américain sont pratiquement à parité.

Lors d'une entrevue accordée à l'issue de son témoignage, Diane Brisebois, présidente et chef de la direction du Conseil canadien du commerce de détail (CCCD) a précisé que les détaillants canadiens n'ont d'autre choix que de s'approvisionner auprès des distributeurs-grossistes canadiens de fournisseurs américains, puisqu'il leur est interdit de se rendre eux-mêmes aux États-Unis et faire des achats sur place.Les détaillants du Canada ont été critiqués dans certains médias et par des politiciens pour avoir soi-disant «exploité» leurs consommateurs, mais ce n'est tout simplement pas le cas, a assuré Diane Brisebois.

Au printemps dernier, dans une comparaison des prix de la Banque de Montréal, l'économiste Douglas Porter en était arrivé à la conclusion que les Canadiens déboursaient en moyenne 20% de plus que les Américains pour un même produit.

M. Porter, qui prévoit effectuer un suivi de ce dossier au cours des prochaines semaines, soutient qu'il n'a aucune difficulté à croire que les détaillants canadiens sont désavantagés. Cela pourrait bien expliquer en grande partie la différence entre les prix, d'après lui. http://affaires.lapresse.ca/economie/commerce-de-detail/201204/24/01-4518592-les-detaillants-blament-les-fournisseurs.php

2 - Le Québec versus l'Ontario et le Canada :

Bon, donc tout cela c'est pour le Canada.... OK.... mais alors, et nous, ici, au Québec ? où les prix sont encore plus élevés qu'en Ontario... nous qu'on appelle "la vache à lait",comme vous pouvez le lire dans cet article de Martin Vallières de LA PRESSE :

Les Québécois paient-ils trop cher pour leurs aliments, comparativement à leurs voisins ontariens? Au point de permettre aux plus gros détaillants d'engranger au Québec les marges de profit parmi les plus élevées au Canada en alimentation?

En tout cas, c'est ce qui ressort d'une récente analyse des principaux détaillants alimentaires au Québec et en Ontario réalisée par une importante firme de courtage de Toronto, pour ses clients-investisseurs.

D'autant que les auteurs vont jusqu'à qualifier le marché québécois de «vache à lait» de profits pour les grandes entreprises de supermarchés.

En particulier pour Metro et IGA-Sobeys, qu'ils considèrent les plus dynamiques sur le marché québécois face au groupe Loblaw-Provigo, encore emmêlé dans une restructuration.

«Le marché de l'alimentation au Québec est sans doute le plus profitable au pays, avec des prix plus élevés et une présence moindre de supermarchés à escompte que partout ailleurs au Canada», selon les analystes Perry Caicco et Mark Petrie, spécialistes du commerce de détail chez Marchés mondiaux CIBC, la filiale de courtage de la banque CIBC.

«Les prix dans les supermarchés réguliers et ceux à escompte au Québec sont supérieurs de 5 à 15% en moyenne à ceux que l'on retrouve dans les magasins comparables en Ontario», soulignent-ils dans leur rapport. http://affaires.lapresse.ca/economie/quebec/200906/29/01-879683-le-panier-depicerie-plus-cher-au-quebec-quen-ontario.php

Alors ????????? qui peut expliquer tout cela LOGIQUEMENT, RATIONNELLEMENT, SAINEMENT, et surtout CLAIREMENT.....